Bac français 2018 (Pondichéry)

Corrigé des questions (séries technologiques)

Objet d’étude : la question de l’Homme dans les genres de l’argumentation, du XVIe siècle à nos jours.

Corpus :

  • Texte A : Charles Baudelaire, « L’Homme et la Mer », « Spleen et Idéal », Les Fleurs du mal, 1861.
  • Texte B : Émile Zola, La Joie de vivre, chapitre VII (extrait), 1884.
  • Texte C : Maylis de Kerangal, Réparer les vivants (extrait), 2014.

Au sujet de « remord » au vers 14, le Grand Robert de la langue française écrit : « On rencontre en poésie l’orthographe remord. » Voir aussi Dictionnaire de l’Académie, 8e édition.

Après avoir lu attentivement les textes du corpus, vous répondrez aux questions suivantes de façon organisée et synthétique (6 points).

  1. Comment les auteurs décrivent-ils la puissance de la nature ? (3 points)
  2. Que nous révèle la mer sur l’homme ? (3 points)
Proposition de corrigé
Ce corrigé a été rédigé par Jean-Luc.
Comment les auteurs décrivent-ils la puissance de la nature ? (3 points)

Deux textes du corpus, l’extrait du roman de Zola, La Joie de vivre, et celui de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, nous présentent l’océan comme une énorme masse d’eau mise en mouvement sous l’action des vents. Ces textes utilisent des comparaisons, des métaphores et des hyperboles pour amplifier les sensations du lecteur :

  • chez Zola, le bruit  avec le « fracas épouvantable »,
  • la comparaison avec des « montagnes d’eau »,
  • la comparaison avec des animaux sauvages « galopant », avec « des béliers » (animaux mais aussi machine de guerre), avec « de grands dos verdâtres, aux crinières d’écume », avec des « monstres » enragés. Les spectateurs apprécient de « la voir enfin se réveiller et se démuseler en un coup de gueule. »
  • le champ lexical du combat : « effroyable assaut », les « béliers » précédemment cités. « Les vagues […] tapaient », « l’armée en était innombrable, toujours des masses nouvelles se ruaient. »
  • chez Maylis de Kerangal, la métaphore de « la muraille de cailloux ».

En revanche le poème de Charles Baudelaire, « L’Homme et la Mer », met en valeur la menace des abysses marins. C’est une puissance sournoise, cachée que l’homme doit « combatt[re] sans pitié ni remord ». Cet aspect est aussi relevé de manière implicite par Maylis de Kerangal avec cette notation : « L’eau est sombre, marbrée, veineuse, la couleur de l’étain. »

Que nous révèle la mer sur l’homme ? (3 points)

La mer est une menace en raison de ses débordements incontrôlés. C’est aussi un milieu hostile auquel le terrien est inadapté. Face à cet élément étranger, comment se comporte l’homme ?
Baudelaire y voit une occasion d’échapper à la routine de nos ternes existences, la possibilité offerte de se mesurer à un adversaire digne des héros. La mer est un « miroir » de l’ « âme ». L’homme peut y percevoir confusément sa condition limitée, son propre mystère « ténébreux » et sa puissance de mort. C’est une vision pessimiste. Zola distingue deux catégories d’individus : les familiers de l’océan qui respectent, voire admirent sa fabuleuse puissance et se soumettent quasi religieusement à elle, à l’opposé, Lazare qui met toute son énergie et son intelligence à dompter cet adversaire. Le premier groupe ne peut que se réjouir de l’apparente défaite de celui qui a transgressé la loi de servitude. Quant à Maylis de Kerangal, elle considère la mer comme un lieu hostile et sournois que l’homme doit dominer temporairement par son intelligence et sa science de l’observation.

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