Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

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..on pourra considérer que le mot "création" est l'objet d'une connotation autonymique
Alleluia !
Camus n’a jamais fait mystère de son athéisme.
S'il emploie création à la place de monde, à mon avis, ce n'est pas sans intention.
Alors à défaut de périphrase ou métaphore, j'opterai pour l'ironie qui dévalorise l'oeuvre de Dieu.
Quant à la catachrèse et la connotation autonymique, ce sont pour moi terres inconnues.
S'il emploie création à la place de monde, à mon avis, ce n'est pas sans intention.
Alors à défaut de périphrase ou métaphore, j'opterai pour l'ironie qui dévalorise l'oeuvre de Dieu.
Autant qu'il m'en souvienne, cette phrase est mise dans la bouche de Rieux dans un dialogue avec un prêtre.
Le médecin parle le langage de son interlocuteur.

La catachrèse, vous en faites sans le savoir, quand mentionnez le pied de la table, le bras du fauteuil et l'aile du bâtiment ou de la voiture.
La catachrèse, vous en faites sans le savoir, quand mentionnez le pied de la table, le bras du fauteuil et l'aile du bâtiment ou de la voiture.
Eh bien, merci Delia ! Je l'ignorais, tel Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir. 🙂
J'aurais plutôt pensé à une métaphore tellement entrée dans le langage courant qu'il n'est même plus nécessaire de s'y attacher.
Pauvre âme, c'est cela ! : une métaphore si ancrée dans le langage courant qu'elle n'est plus perçue comme métaphore.
Ma pauvre âme ?
Quelle clairvoyance, Delia !
Tu as donc senti que
de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ;

Hélas rien ne peut empêcher en lisant ce fil que …l'Espoir,
Vaincu, pleure…
.
Bonjour,

J'ai du mal à trouver des sites qui me détaillent le nom des différentes figures de style…

Je voudrais savoir le nom de la figure de style qui consiste à transformer un nom en adjectif comme, par exemple, dans Nuit Rhénane d'Apollinaire "un verre trembleur" ou dans Voyage au bout de la nuit de Céline "têtus et tirailleurs", s'il vous plaît.

Je vous remercie d'avance.
"Trembleur" est aussi un adjectif signifiant "tremblant" même si son usage est rare.

Si tu aimes le jargon des figures de style 🙂 :
https://philo-lettres.fr/stylistique/
Merci beaucoup pour le site 😀

Est-ce-que cependant il existerait un nom à ce procédé (qui ne figure pas dans cette liste) même s'il ne s'applique pas à l'exemple que j'ai donné (par curiosité 😉 ) ?
Je ne sais si ce site pourra éclairer ta lanterne …

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=4661
C'est génial, merci!
Bonjour,

Dans Les Regrets, j'ai cru identifier deux "figures de style" (qui n'en sont peut-être pas, après tout ?) que je ne sais pas nommer.

D'abord, dans le sonnet 7, on trouve cette phrase qui me rappelle un peu la célèbre énigme sur le silence ("si l'on me nomme, je n'existe plus") : "Ores je suis muet" - ce qui est contredit par le fait même de le dire (en l'occurrence de l'écrire). Comment pourrait-on appeler cette contradiction, si elle a un nom précis ?

Dans d'autres sonnets, par exemple le sonnet 12 ou le sonnet 14, on trouve une figure qui consiste à faire parler, en quelque sorte, un interlocuteur : "Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis" ; "Demandes-tu (Boucher) de quoi servent les vers (…) ?". Quel est le nom de ce procédé ?

Merci d'avance pour votre aide, si toutefois vous parvenez à comprendre mes questions en dépit de mon expression extrêmement maladroite (il est assez difficile de chercher à définir ce dont on n'a même pas le nom…).
Pour la première figure, ils'agit d'un paradoxe (comme les "aveugles qui voient et les infirmes qui courrent" de la Cour des iracles de Notre-Dame de Paris), non pas d'une antithèse, aucune idée contraire n'étant exprimée (une antithèse aurait été "Je parle, mais je suis muet", ou autre phase de cet acabit).

Pour la deuxième: il s'agit d'une apostrophe, ainsi que de paroles rapportées indirectement (pas au discours indirect libre, attention, il n'y a pas de narration à la troisième personne).
Bonjour,
Je suppose que le fait de s'adresser à une entité inanimée, doit correspondre à une figure de style.

Dans Cinna, Acte III scène 4 :

"Mais je dépends de vous, ô serment téméraire,
Ô haine d'Emilie, ô souvenir d'un père !"

Quelqu'un peut-il me dire si c'est bien le cas, et le nom de la figure de style correspondant ?
Une personnification
https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/personnification
et une prosopopée
https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/
Bonjour, je voudrais savoir si dans la phrase: "Ne te suffit-il pas de m'avoir tourmentée, dégradée, avilie, veux-tu me ravir jusqu'à la paix du tombeau?" (Les Liaisons Dangereuses, Lettre CLXI, C. De Laclos)
Les trois termes mis en gras forment-ils une hypotypose ? (la définition que j'a m'indique qu'il s'agit d'une impression réaliste donnée par des fragments de détails concrets)
Si ce n'est pas le cas est-ce simplement un "rythme ternaire"? (étant donné que c'est une gradation de trois mots je trouve ça peu convainquant malgré les éléments du cours…)
Je ne remets pas en doute l'avis de mon professeur mais je souhaite comprendre.
Merci 🙂
Pour moi, il s'agit bel et bien d'une gradation (Tourmentée < dégradée (après la tourmente -> conséquence < Avilie). L'hypotypose, elle, consiste à rendre "vivante" (dans le sens animée) une description or, ici, c'est plus d'une apostrophe tragique qu'il s'agit, et donc d'une tournure d'insistance, que d'une description. 🙂

Voilà pour mon avis 🙂

Edit: Tu as bien raison pour le rythme ternaire
Il s'agit bien d'un rythme ternaire qui renforce la gradation par un procédé oratoire. Il convient de s'attacher à l'effet voulu.
On aurait pu s'attendre à un rythme binaire, plus affectif, traduisant le désarroi de la Présidente.
Ici Laclos donne une tournure solennelle, une expression refermée sur elle-même dans l'équilibre ternaire. Tourvel se sent damnée… Elle emploie un effet de prédicateur qu'elle a dû entendre et qu'elle reproduit.
D'accord, merci beaucoup de vos réponses, je n'ai plus qu'a creuser mes connaissances sur les figures de style 🙂
Bonne journée
J'aimerai savoir si vous pourriez énumérez des figures de style de la chanson de bolduc-Ça va venir découragez-vous pas.
Mes amis, je vous assure
Que le temps est bien dur
Il faut pas s' décourager
Ça va bien vite commencer
De l'ouvrage, y va en avoir
Pour tout le monde, cet hiver
Il faut bien donner le temps
Au nouveau gouvernement

{Refrain:}
Ça va v'nir puis ça va v'nir mais décourageons-nous pas
Moi, j'ai toujours le coeur gai pis je continue à turluter
(Turlute)

On se plaint à Montréal
Après tout, on n'est pas mal
Dans la province de Québec
On mange notre pain bien sec
Y a pas d'ouvrage au Canada
Y en a ben moins dans les États
Essayez pas d'aller plus loin
Vous êtes certains de crever d' faim

{au Refrain}

Ça coûte cher de c' temps-ici
Pour se nourrir à crédit
Pour pas qu' ça monte à la grocerie
Je me tape fort sur les biscuits
Mais j' peux pas faire de l'extra
Mon p'tit mari travaille pas
À force de me priver d' manger
J'ai l'estomac ratatiné

{au Refrain}

Me voilà mal amanchée
J'ai des trous dans mes souliers
Mes talons sont tout d' travers
Et pis le bout qui r'trousse en l'air
Le dessus est tout fendu
La doublure toute décousue
Les orteils passent à travers
C'est toujours mieux que d' pas en avoir

{au Refrain}

Le propriétaire qui m'a loué
Il est bien mal amanché
Ma boîte à charbon est brûlée
Et puis j'ai cinq vitres de cassées
Ma lumière disconnectée
Pis mon eau est pas payée
L'ont pas besoin de v'nir m'achaler
M'a les saprer en bas d' l'escalier

{au Refrain}