Oui, à la réflexion… Cette notion de faveur ou de défaveur pourrait conforter l'analyse "complément d'attribution", c'est vrai. Même dans les autres exemples que je viens de donner.
Mais dans l'exemple initial, peut-on vraiment considérer "pour l'agriculture" comme un complément essentiel ?
Je te le disais bien, Jehan !
Une intuition comme ça ! 😉
Attribution ou pas, c'est juste une question de génération et d'école des grammairiens.
J'ai même une vieille grammaire qui le met dans les compléments de circonstance.
Bonjour!!!
Est-ce que l'analyse est correcte?
L’idée selon laquelle la certitude que le monde existe devrait faire l’objet d’une justification, sous peine de n’être qu’un préjugé, a conduit certains philosophes dans l’impasse du scientisme ou de l’idéalisme le plus comique.
Proposition principale : l’idée(…) a conduit certains philosophes dans l’impasse du scientisme ou de l’idéalisme le plus comique.
Proposition subordonée relative : selon laquelle la certitude(…) devrait faire l’objet d’une justification, sous peine de n’être qu’un préjugé( Je crois que c'est une proposition car il y a le verbe devrait qui a comme sujet "la certitude". Mais ce "selon" m'a confus)
Proposition subordonée relative : que le monde existe
Merci d'avance.
Merci pour vos réponses. 🙂
Je vais le considérer définitivement comme un complément du groupe nominal.
Marco153 a écrit :la certitude que le monde existe
Proposition subordonnée relative : que le monde existe.
Non, ce n'est pas une relative; n'ayant aucune fonction par rapport aux autres mots de la subordonnée,
que est ici une
conjonction et non un pronom relatif.
Et la proposition est une
subordonnée conjonctive complétive, complément du nom
"certitude".
C'est l'équivalent d'un complément de nom introduit par "de" :
la certitude que le monde existe = la certitude
de l'existence du mondeAudreyDu27 a écrit :Merci pour vos réponses. 🙂
Je vais le considérer définitivement comme un complément du groupe nominal.
Audrey, tu es en fac de lettres ?
Si c'est le cas, j'aimerais bien avoir l'avis de ton prof de linguistique sur la fonction de "pour l'agriculture" 😜
Anne345 a écrit :
Les programmes de 2015 ne concernent-ils pas l'enseignement primaire uniquement ?
Non : primaire + collège.
https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?pid_bo=33400
De plus, la notion de "complément d'attribution" ne se trouve plus dans les ouvrages grammaticaux de référence
modernes ou y figure pour être discuté ou contesté.
Cf.
Bescherelle - L'essentiel (Paris, Hatier, 2014) ;
Le Grevisse de l'enseignant (J.-C. Pellat, S. Fonvielle - "Nouveaux programmes", p. 233)* ;
La grammaire méthodique du français , qui fait la même constatation que le précédent ouvrage (cf. p. 506 de l'éd. de 2014) ; Le Bescherelle des difficultés (2011, partie "Grammaire alphabétique - De A à Z tous les termes de grammaire" : le terme
complément d'attribution y est qualifié d'
ancienne dénomination;
Le Bon usage (version électronique, 2017, § 281), qui considère que ce terme ne recouvre pas une catégorie homogène). Etc.
*
Remarque :La grammaire traditionnelle considère le COS introduit par à comme un "complément d'attribution", qui désigne la personne ou la chose à laquelle est destinée l'action : Je rapporte le journal à vos voisins.Cette étiquette ne rend pas compte de l'ensemble des COS avec à, qui peuvent même prendre un sens opposé selon le verbe (confisquer, ôter) : Mais une invincible timidité ôte au Dauphin l'emploi de ses facultés. (Chateaubriand).
Ma conclusion : Pour ma part, le vocable
complément d'attribution n'est pas le terme moderne à employer ; je dirais qu'il est vieilli.
Smoke a écrit :AudreyDu27 a écrit :Merci pour vos réponses. 🙂
Je vais le considérer définitivement comme un complément du groupe nominal.
Audrey, tu es en fac de lettres ?
Si c'est le cas, j'aimerais bien avoir l'avis de ton prof de linguistique sur la fonction de "pour l'agriculture" 😜
Je vois une prof de grammaire justement jeudi prochain, j'essaierai de lui demander son avis. 😉
Roméo31 a écrit :Anne345 a écrit :
Les programmes de 2015 ne concernent-ils pas l'enseignement primaire uniquement ?
Non : primaire + collège.
https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?pid_bo=33400
De plus, la notion de "complément d'attribution" ne se trouve plus dans les ouvrages grammaticaux de référence modernes ou y figure pour être discuté ou contesté.
[Voir la suite dans mon message 727.
Ajout le 15 janvier :
Au cours de la discussion ci-dessous (voir à partir du message 7), Edy et Jean-Luc ont renoncé purement et simplement à la notion de "complément d'attribution".
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/1232-cod-coi-cos-pas-daccord-avec-un-corrige-dans-un-bouquin.html"Une mère frappa sa fille parce qu'elle était ivre."
Pour moi, le pronom "elle" ne reprend pas le nom le plus proche, mais le sujet précédent : "une mère frappa", "elle était ivre"… : "elle" = "une mère".
Cela, si le texte a été correctement rédigé ou correctement "corrigé" !
S'il s'agit de la fille, alors j'aurais corrigé ainsi :
"Une mère frappa sa fille parce que celle-ci était ivre", pour éviter l'équivoque.
Reste que le doute est permis et qu'il faut en effet disposer du contexte pour trancher si le texte soumis a été bien ou mal rédigé…
Bonjour!!
Je n'arrive pas à analyser la phrase ci-dessous:
Et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année : par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise.
Proposition principale : Et, (…), nous mangeons du porc toute l'année
Proposition subordonée (?) : les cochons étant faits pour être mangés
L'autre proposition principale : par conséquent, ceux
Proposition subordonée relative : qui ont avancé
Proposition subordonée (?): que tout est bien ont dit une sottise.
Les deux-points m'ont confus. Je ne sais pas si je puis les remplacer par "c'est-à-dire" dans ce cas.
Merci d'avance.
Smoke a écrit :
Audrey, tu es en fac de lettres ?
Si c'est le cas, j'aimerais bien avoir l'avis de ton prof de linguistique sur la fonction de "pour l'agriculture" 😜
Petit point sur la phrase: L'assèchement provoque un manque d'eau
pour l'agriculture.
Le dernier groupe est selon mon enseignante de grammaire, un complément de phrase. En effet il peut être déplacé ou supprimé.
Enfant bizarre a écrit :Petit point sur la phrase: L'assèchement provoque un manque d'eau pour l'agriculture.
Le dernier groupe est selon mon enseignante de grammaire, un complément de phrase. En effet il peut être déplacé ou supprimé.
Merci. C'est une façon de voir.
Complément de phrase, donc complément circonstanciel.
Mais je suppose qu'elle n'a pas jugé bon de spécifier la nuance circonstancielle exprimée…
Non effectivement. Cette notion plus générale de complément de phrase nous arrange ainsi bien.
Déplaçable.
Oui, mais… Le déplacement, parfois, peut sérieusement modifier le sens.
C'est un cadeau pour moi. = Ce cadeau m'est destiné.
Pour moi, c'est un cadeau. = Selon moi, il s'agit d'un cadeau.
"L'assèchement provoque un manque d'eau pour l'agriculture."
Si je remplace cette phrase par celle-ci, que je trouve relativement proche :
Ce médicament donne [provoque] des boutons à [chez] l'enfant,
je conclus que "pour l'agriculture" serait plutôt complément d'objet indirect ou, si l'on y tient, complément second du verbe "provoque" – ou, anciennement, complément d'attribution du verbe "provoque".
En outre : "pour l'agriculture" est-il vraiment optionnel ? J'ai un doute, encore, concernant le sens de ce qui resterait :
L'assèchement provoque un manque d'eau… : on s'approcherait de la lapalissade, me semble-t-il !
j'ai toujours cru que c’était le manque d'au qui provoquait l’asséchement et non l'inverse.
Ce n'est pas une lapalissade, c'est une inversion.
Assèchement : "
Actiond'assécher et résultat de cette action", nous dit l'Académie.
Et aussi :
https://www.aquaportail.com/definition-8121-assechement.htmlUn assèchement correspond à toute sécheresse provoquée, correspond à l'action d'assécher, y compris par voie de déshydratation, de lyophilisation ou de dessiccation.[…]
"Ces enlèvements de liquide peuvent se réaliser par drainage, typiquement en irrigation des sols pour la culture à l'aide de pompe d'assèchement […].
J'en conclus que je suis juste basiquement logique en parlant de lapalissade, me semble-t-il : le verbe "a(s)-sécher" signifie bien qu'on
enlève volontairement l'eau de ce qu'on veut rendre "sec".
De là, ensuite, à dire que ce qu'on a
voulu rendre sec "manque d'eau", moi, ça me chatouille tout de même un peu les neurones ! Lesquels s'en vont dormir…
Car il ne me vient pas à mon esprit embrumé le terme exact pour dire l'état du sol une fois que l'eau se serait évaporée d'elle-même…