Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 100 / 216

Le complément d'attribution est l'exemple généralement cité pour les COS.
Mais il y a des complément d'attribution qui ne sont pas des COS :
- complément essentiel unique : cela m'appartient;
- complément non essentiel : j'ai cueilli des fleurs pour vous.
Je ne pense pas que le verbe "provoquer" soit ditransitif, donc pas de COS.
Enfin je peux me tromper.
Laoshi
Aujourd’hui à 12:45
Autrefois on aurait dit complément d'attribution, non ? Est-ce que cela existe encore ?
Non ; dans les programmes de 2015, ce terme n'existe plus.
Smoke a écrit :Je ne pense pas que le verbe "provoquer" soit ditransitif, donc pas de COS.
Enfin je peux me tromper.
Pourtant Robert donne une définition "sans objet second"…
Et vous répondez quoi à AudreyDu27 ?

Les programmes de 2015 ne concernent-ils pas l'enseignement primaire uniquement ?
Pourtant Robert donne une définition "sans objet second"…
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Si dans une définition de provoquer, Robert précise sans objet second, c'est bien parce que dans d'autres cas, il y a un objet second.
Le Grand Robert précise "sans complément second" simplement pour l'acception I (1 et 2) qui n'est pas celle qui nous occupe. (Celle qui nous occupe ici est est II, être la cause de, et il n'y est fait mention d'aucun objet second.)
I Provoquer qqn à…

1 Inciter, pousser (qqn) à…, par une sorte de défi ou d'appel. ➙ Amener, disposer, encourager, entraîner, exciter, inciter, instiguer, 1. porter (I., 10.), pousser, préparer, solliciter. Il nous provoque à l'effort (→ 2. Offensif, cit.). Provoquer une femme à la hardiesse (→ Froideur, cit. 11). — Provoquer qqn à faire qqch. (→ Finement, cit. 3), à agir, à travailler (➙ Aiguillonner).

2 Spécialt. Inciter (qqn) à (une violence) par le défi, par une attitude agressive. Provoquer un adversaire en duel. ➙ Appeler (I., 4.), 1. défier (2.). — Provoquer qqn à la désobéissance, au meurtre…
(Sans compl. second). Provoquer qqn, l'inciter à la violence. ➙ Agacer, attaquer, braver, 1. défier, harceler ; (régional) baver. Il ne fait pas bon le provoquer.Frotter (s'y). Celui qui provoque.Agresseur, provocateur. Pays qui en provoque un autre, qui cherche à l'amener à un conflit (→ Incomber, cit. 2). — Fig. Provoquer le destin (→ Engrenage, cit. 4).
© 2017 Dictionnaires Le Robert - Le Grand Robert de la langue française
Merci.
Oui, un possible "objet second" de provoquer, effectivement, ne semble concerner que le sens I "pousser quelqu'un à quelque chose", et non le sens II "être la cause de quelque chose" qui seul nous occupe ici.
Donc…ce n'est pas un COS ou quelque complément de provoquer si j'ai bien suivi.

Veuillez m'excuser mais comme ça me chiffonne, quelle fonction aurait le groupe en définitif ?
On sèche ?
Mais il y a des complément d'attribution qui ne sont pas des COS :
- complément essentiel unique : cela m'appartient;
- complément non essentiel : j'ai cueilli des fleurs pour vous.
Eh bien moi, je ne sèche pas, j'en demeure à ma première idée de complément d'attribution ; même s'il n'existe plus pour les autres, je lui conserve mon affection, et au moins il dit bien ce qu'il veut dire.
Il me semble qu'on se trouve dans le cas de figure que tu as cité et que j'ai mis en gras.
Tant pis si le professeur me met zéro.
Merci pour ta réponse Laoshi, en effet, dans le cas présenté je pense que ça fonctionne.

Ceci dit, si quelqu'un a une autre proposition à faire, je suis preneuse. 🙂
Peut-on savoir, d'ailleurs, pourquoi le complément d'attribution est tombé en disgrâce ? Il a pourtant le mérite d'être clair et logique.
Je croyais que le complément d'attribution n'était utilisé qu'avec la préposition "à" dans les verbes trivalents.
Et pour "voler son travail à quelqu'un", par exemple, le terme "attribution" peut se discuter.
Toujours pas de réponses de ceux qui ne voient pas un COI ou un complément d'attribution ?
Et pour "voler son travail à quelqu'un", par exemple, le terme "attribution" peut se discuter.
Complément de confiscation alors ! 😀
On l’invente ?
Il n'est pas sûr que dans "Cela provoque un manque d'eau pour l'agriculture", "pour l'agriculture" soit complément de "provoque". J'y verrais plutôt un complément du groupe nominal "manque d'eau", précisant ce qui est concerné par ledit manque d'eau. Un complément du nom à nuance de "propos".
Tout comme dans "une perte pour le cinéma" ou "un sale coup pour son prestige" ou "une aubaine pour ses affaires".
A propos du complément d'attribution, la plupart des auteurs disent en faveur de qui ou au détriment de qui est faite l'opération. Certains donnent des exemples avec pour : mourir pour la patrie.