Textes littéraires XVIe siècle XVIIe siècle XVIIIe siècle XIXe siècle XXe siècle Auteurs Histoire littéraire Genres littéraires Esthétique générale
Fiches de méthode Termes littéraires Annuaire littéraire
Grammaire Questionnaires Stylistique Rhétorique Ancien français
Les épreuves Conseils pour l’écrit Conseils pour l’oral
Entraide scolaire Littérature Langue française Filière littéraire Bac de français Esthétique générale Autres littératures Langues vivantes Langues anciennes Sujets classés Auteurs
Plan Flux RSS Infolettre Recommander

Les valeurs temporelles des verbes

Cette page a été rédigée par Benjamin.
 Lire ses autres contributions.
Les verbes expriment ce qu’il est convenu d’appeler des procès. Selon que les procès sont en eux-mêmes, notionnellement, bornés ou non bornés, on distingue deux types de procès : les procès dits perfectifs et les procès dits imperfectifs.

Les procès perfectifs (conclusifs, hétérogènes, terminatifs, bornés)

L’aspect perfectif envisage le terme du procès, et ce procès n’a d’existence complète et véritable que lorsqu’il est parvenu à son terme.

Les procès imperfectifs (non conclusifs, homogènes, non terminatifs, non bornés)

L’aspect imperfectif envisage le procès dans son déroulement, sans visée de terme final. Il n’a aucune frontière intrinsèque. Le procès ne s’achève que par l’action d’une cause étrangère à son contenu notionnel.

Le présent

Le présent est « toujours là » pour nous : nous vivons dans un perpétuel présent, dans une actualité perpétuelle, qui s’identifie à la permanence de notre être.
Il est insaisissable : l’instant présent nous échappe toujours entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore. Il indique un événement ou un état de choses contemporains de l’acte d’énonciation, et ce procès est présenté comme vrai par le locuteur au moment de l’énonciation.

Un énoncé au présent étendu, toujours centré sur le point d’énonciation, occupe un espace de temps plus ou moins large en fonction du sens lexical du verbe, du procès dénoté et des indicateurs temporels.

Un énoncé au présent peut évoquer l’aspect itératif avec un complément de temps approprié : il mange souvent / parfois des spaghettis. En cas de répétition du procès, on parlera de « présent d’habitude ».

Un énoncé au présent est dit permanent quand il occupe un espace de temps très large, englobant le passé et l’avenir. Cette valeur omnitemporelle (ou panchronique) se rencontre dans les définitions, les vérités générales, les maximes, les morales.

Un énoncé au présent peut évoquer le passé ou l’avenir si le procès se situe avant ou après le point d’énonciation grâce à un complément circonstanciel de temps ou par des connaissances contextuelles ou situationnelles. L’énoncé est relié au présent, mais le procès est décalé dans l’avenir ou le passé.

Le présent historique ou de narration évoque un procès complètement situé dans le passé.

Le présent prophétique, dont le visionnaire voit l’avenir dans le présent (emploi plus rare).

Le passé composé

L’imparfait

Il existe plusieurs types d’imparfait :

Le futur

Le futur est le temps le plus simple. Il exprime :

Le conditionnel

Le conditionnel est caractérisé comme un futur hypothétique, c’est-à-dire qu’il émet une projection sur l’avenir qui n’est pas certaine. On parle ainsi de potentiel et d’irréel du conditionnel présent.

Le conditionnel évoque également l’imaginaire / l’opinion illusoire ou encore la précaution journalistique. On prend ainsi une distance par rapport à l’assertion. Exemple : Il se pourrait qu’il déclenche une nouvelle guerre.

Le passé simple

Le passé simple est le temps du récit historique par excellence. Pour Émile Benveniste (Problèmes de linguistique générale), le récit est ce qui est détaché par rapport au moment de l’énonciation (cf. manuel d’histoire). Les événements sont indépendants, et ils se racontent d’eux-mêmes.

Le passé simple présente une sorte d’atomes d’événements réalisés, qui se présentent comme un fait passé, comme psychologiquement très distants.

Le passé simple a pour vocation de raconter des événements en les organisant en « une colonne vertébrale » de la trame narrative : les événements surgissent et se donnent dans leur totalité, comme d’une seule expression. Deux passés simples successifs sont a priori marqués comme la succession de deux événements.

Il s’emploie souvent avec les procès perfectifs, mais il arrive que certains procès imperfectifs s’emploient avec le passé simple, ce qui crée un effet de surgissement (effet perfectivant).

Annexes

La distinction entre récit et discours

Le discours

Il est lié à l'énonciateur, à la situation d'origine. C'est une deixis, un hic et nunc, à savoir que l'on situe ici et maintenant. Le discours s'apparente à une situation prise au moment de l'énonciation. Le discours n'est pas coupé du moment de l'énonciation, d'ou l'emploi du présent qui apparaît comme "présent pur" dans la langue orale. De plus, dans le discours, toutes les formes personnelles sont possibles, il n'y a pas de contraintes temporelles. Tous les temps peuvent être utilisés, sauf l'aoriste qui s'apparente davantage au récit.

Le récit

Le récit est ce qu'on retrouve dans les ouvrages historiques. Le récit, c'est lorsque les événements sont détachés par rapport à la situation d'énonciation. Ils sont indépendants, et se racontent d'eux-mêmes. Le passé simple, l'imparfait et les formes composées sont les archétypes du récit.

Les verbes composés

Ce sont les verbes qui admettent l'auxiliaire être ou avoir plus leur participe passé. Ils sont toujours des procès accomplis par rapport au moment rapporté, et à la situation actuelle résultant de cet accomplissement temporalisé. C'est pour cela que les verbes composés sont accompagnés d’une forme simple lorsqu’il importe de bien marquer leur antériorité.

Cette page a été rédigée par Benjamin.

Sites Internet à visiter

Dernière modification : 02/05/2007