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Lexique grammatical : définitions essentielles

Vocabulaire de la grammaire

Sommaire :

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Les classes grammaticales

Les déterminants

Les déterminants font partie du groupe nominal. Il existe plusieurs sortes de déterminants :

  • L’article défini (le, la, les, l’) désigne une personne ou une chose précise, déjà identifiée. Il peut également s’employer devant un nom à valeur générale : J’ai lu le livre de Maupassant. / J’aime la lecture.  
    • L’article défini contracté : au, aux, du, des (à + le, à + les, de + le et de + les)
  • L’article indéfini (un, une, des) désigne une personne ou une chose indéterminée : J’ai lu un livre.
  • L’article partitif : du, de la, des. Il sert à exprimer une quantité indéterminée, qu’on ne peut pas compter : Je mange du pain quasiment tous les jours.
  • Le déterminant possessif (mon, ma, mes, ton, ta, tes, leur…) sert à exprimer une relation d’appartenance : C’est mon livre.
  • Le déterminant démonstratif (ce, cet, cette, ces) sert à désigner précisément une personne ou une chose : Ce livre est captivant.
  • Le déterminant indéfini (aucun(e), nul(le), pas un(e), plusieurs, tout…) exprime une nuance de quantité (quantité nulle, imprécise ou totale) : Je n’ai aucun problème avec vous. / J’ai lu plusieurs livres de cet auteur.
  • Le déterminant interrogatif (quel, quelle, quels, quelles) sert à poser une question sur le nom (d’un être ou d’une chose) : Dans quelle ville aimerais-tu vivre ?
  • Le déterminant numéral indique le nombre ou le rang :
    • cardinal : un, deux, trois, trente, quatre-vingt… Elle a trois stylos dans sa trousse.
    • ordinal : premier, second, dernier… Elle a acheté la dernière flûte à bec.

Le nom

Le nom (ou substantif) désigne un animé (les personnes, les animaux) ou un inanimé (les choses, les notions). Généralement précédé d’un déterminant, le nom a un genre (masculin ou féminin) et un nombre (singulier ou pluriel). Hormis quelques exceptions (noms de peuples, de dynasties), le nom propre ne s’accorde pas.
Le nom est généralement précédé d’un déterminant et peut être accompagné d’un adjectif, d’un complément du nom ou encore d’une proposition relative ; on parle alors de groupe nominal.
Le nom est le noyau (élément principal) du groupe nominal.

Le verbe

La plupart du temps, il exprime une action ou un état. Le verbe varie en mode, en temps, en personne, en nombre. C’est le sujet qui détermine l’accord du verbe.
Le verbe est le noyau du groupe verbal. La fonction de ce groupe verbal est d’être le prédicat de la phrase (c’est-à-dire ce que l’on dit du sujet).


Les voix verbales

On parle de verbe à la voix active lorsque le sujet fait l’action : Le pâtissier prépare les madeleines.

À la voix passive, le sujet subit l’action : La lune est cachée par les nuages. (par les nuages est complément d’agent)

À la voix pronominale, le verbe est conjugué avec un pronom personnel réfléchi (me, te, se, …) :

  • le sujet fait l’action sur lui-même : Elle se cache souvent sous la table. (= elle cache elle-même)
  • le sujet fait l’action l’un sur l’autre : Elles se parlent souvent au téléphone. (= elles parlent l’une à l’autre)
  • le sujet subit l’action sans agent exprimé (verbes pronominaux à sens passif) : Ce fromage se mange préférablement avec du pain grillé.
  • le verbe n’existe qu’à la forme pronominale (verbes essentiellement pronominaux) : La voleuse s’est enfuie par la fenêtre.

L’adjectif (du latin adjicere, « ajouter »)

Les adjectifs sont des mots ajoutés au nom. Ils sont variables en genre et en nombre.

  • L’adjectif qualificatif décrit une personne ou une chose, il exprime une qualité du nom. Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom. Il peut être épithète (Ce petit château me conviendrait tout à fait.) ou attribut (Ce château est imposant).
  • L’adjectif relationnel peut être échangé avec un complément du nom : la tribune présidentielle (= la tribune du président) / le conseil municipal.

Les pronoms

Le pronom est un mot qui peut remplacer un nom. Les pronoms peuvent avoir les mêmes fonctions que le nom.

  • Le pronom personnel : je, moi, vous…
    • Le pronom personnel conjoint (clitique) est placé à côté du verbe : Elle possède mille livres.
    • Le pronom personnel disjoint est séparé du verbe (par une préposition ou une pause) : Elle se moque de lui. / Moi, je ne me moque jamais.
  • Le pronom possessif : le mien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur…
  • Le pronom démonstratif : celui, celui-ci, celle, ceci, cela, ceux-ci…
  • Le pronom indéfini : aucun(e), certains, chacun, personne, quelqu’un… Parmi ces films, aucun ne m’intéresse. / Personne ne le sait.
  • Le pronom interrogatif : lequel ?, que ?, qui ?, qu’est-ce que ?, qui est-ce qui ?…
  • Le pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels… Le pronom relatif relie une proposition subordonnée relative à une proposition principale pour préciser l’un de ses éléments : J’ai lu le livre de cuisine que tu m’as conseillé. (proposition principale | proposition subordonnée relative | que renvoie à l’antécédent « le livre de cuisine »)
  • Le pronom adverbial : en, y
  • Le pronom numéral :
    • cardinal : un, deux, trois… Sur la liste des livres à lire, je n’en ai lu que deux.
    • ordinal : le premier, la première, le dernier… Parmi ces livres, je vais lire le premier.

Distinguer déterminant indéfini et pronom indéfini

Le déterminant indéfini est placé devant un nom ; le pronom indéfini, autonome, remplace un nom.

  • Pendant ma promenade, j’ai aperçu quelques beaux châteaux. (déterminant indéfini)
  • La veille, je n’en ai vu aucun. (pronom indéfini, pour « aucun château »)

Distinguer déterminant numéral et pronom numéral

Le déterminant numéral accompagne un nom, le pronom numéral remplace un nom.

  • En Espagne, j’ai acheté trois châteaux. (déterminant numéral cardinal)
  • En Espagne, j’ai acheté le premier château que j’ai visité. (déterminant numéral ordinal)
  • J’aimerais bien en revendre deux. (pronom numéral cardinal, remplace « deux châteaux »)
  • Vendez-vous des abricots ? Je voudrais acheter les derniers. (pronom numéral ordinal, remplace « les derniers abricots »)

La préposition

La préposition est un mot invariable qui introduit le complément d’un verbe, d’un adjectif ou d’un nom.

  • à, avec, dans, de, dedans*, dessus*, en, par, pour, sous, sur, vers, etc.

* Plus fréquemment employés comme adverbes ; l’emploi prépositionnel seul est vieilli (par-dessus, de dessus restent courants).

Le groupe prépositionnel commence par une préposition : un livre de coloriage, s’asseoir sur le lit, l’obligation de payer, dans le garage.
La locution prépositive (ou locution prépositionnelle) est constituée de plusieurs mots qui jouent le rôle d’une préposition : À cause de, à côté de, en raison de, grâce à, près de…

L’adverbe

L’adverbe modifie le sens d’un adjectif, d’un autre adverbe, d’un verbe ou d’une phrase.
L’adverbe est généralement invariable (sauf tout, variable devant un adjectif féminin qui commence par une consonne ou un h aspiré).

  • Sa voiture est très rapide. / Il court vite. / Elle vit simplement. / Heureusement, il est arrivé à l’heure.
  • Elle est toute honteuse d’avoir mangé la quiche tout entière.

La conjonction

  • La conjonction de coordination sert à établir un lien logique entre plusieurs mots ou groupes de mots : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
  • La conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée. Il s’agit de :
    • que et ses composés : après que, avant que, lorsque, pendant que, pour que, puisque, quoique, etc.
    • quand
    • comme
    • si, pour exprimer une condition, une hypothèse : Si tu as faim, mange du pain.

Distinguer si conjonction et si adverbe

  • Je ne sais pas si elle viendra à la fête. (conjonction)
  • Ce château est si grand ! (adverbe)

Distinguer que conjonction et que pronom relatif

  • Je pense que je viendrai ce soir. (→ la conjonction de subordination que n’a pas de fonction dans la proposition subordonnée complétive)
  • Elle a habité dans le château que j’ai acheté. (→ le pronom relatif que introduit la proposition subordonnée relative, remplace l’antécédent « château », et il est COD de « ai acheté »)

La phrase

Les catégories de phrases
La phrase simpleElle est formée d’une proposition.
La phrase complexeElle est formée d’au moins deux propositions.
Phrase verbale et phrase non verbale
La phrase verbaleLe verbe est le noyau de la phrase.
La phrase averbaleLa phrase averbale (ou phrase nominale) est une phrase sans verbe : Silence ! / Quelle beauté !

Les types de phrases :

La phrase déclarative sert à transmettre une information, que ce soit pour constater un fait, raconter un événement ou donner une opinion. Elle se termine souvent par un point (.). Exemples : Le bébé s’endort. / Hier, je suis allé me baigner. / Je pense qu’elle a mauvais caractère.

Dans la phrase exclamative, on manifeste une émotion. Ce type de phrase se termine par un point d’exclamation (!). Exemples : Oh, le beau chapeau ! / Quelle horreur, cette chaleur !

Dans la phrase impérative, un ordre est donné par le locuteur à un ou plusieurs destinataires. Selon le contexte, le mode impératif permet d’exprimer une injonction, une défense, un conseil ou un souhait : Taisez-vous. / N’ouvrez pas cette porte. / S’il fait beau, prenez votre maillot de bain. / Amusez-vous bien à la piscine !

La phrase interrogative permet de poser une question. Elle se termine par un point d’interrogation (?) :

  • L’interrogation totale porte sur l’ensemble de la phrase. Elle appelle une réponse par oui ou par non (ou par si dans le cas d’une interrogation négative) : Est-ce que tu viendras à la fête ? (→ oui / non) / Vous ne reprendrez pas un peu d’eau fraîche ? (→ si / non)
  • L’interrogation partielle porte sur l’un des éléments de la phrase : Où habites-tu ? (la question porte sur le lieu) / Qui a mangé la dernière banane ? (la question porte sur le groupe sujet)
  • Dans l’interrogation alternative, la conjonction de coordination ou propose un choix entre plusieurs alternatives : Tu préfères les maths ou la physique ?

Les formes de phrase :

La phrase affirmative informe, présente un fait comme réel : Elle est chanteuse.

La phrase négative nie un fait, exprime un refus ou indique qu’une action n’a pas lieu : Je ne viendrai pas. / Les chats ne sont pas rentrés ce soir.

La forme emphatique met en relief un élément de la phrase :

  • Par l’extraction d’un groupe de mots : C’est ce bouquet de fleurs que je veux. (phrase neutre : Je veux ce bouquet de fleurs.)
  • Par détachement : une virgule permet d’isoler un groupe de mots qui est repris par un pronom. Exemple : Cette chanson, je l’adore. (phrase neutre : J’adore cette chanson.)

Dans la forme impersonnelle, le pronom impersonnel il est neutre car il ne se rapporte à aucun sujet précis : Il reste peu de temps avant le début des examens.



Les propositions

  • Une proposition est un groupe de mots organisé autour d’un verbe, et qui forme une unité de sens.
  • Une proposition indépendante ne dépend d’aucune autre proposition et aucune autre proposition ne dépend d’elle. Elle constitue une phrase à part entière, car elle possède un sens complet et fonctionne de manière autonome : Il pleut.
  • La proposition principale : au moins une proposition subordonnée dépend d’elle.
  • La proposition subordonnée dépend d’une autre proposition, appelée proposition principale.
  • La proposition incise, insérée à l’intérieur ou à la fin d’une phrase, rapporte les paroles ou les pensées d’un locuteur. Le sujet de la proposition incise est inversé : Demain, pensa-t-elle, j’irai à la bibliothèque.

Les propositions subordonnées complétives

La proposition subordonnée complétive équivaut à un groupe nominal : Je souhaite que tu viennes. = Je souhaite ta venue.

  • La proposition subordonnée conjonctive est introduite par la conjonction de subordination que : Je constate que tu as fini tes devoirs.
  • La proposition subordonnée interrogative totale : l’interrogation porte sur l’ensemble de la phrase, et l’on y répond par l’affirmative, la négative ou par le doute (oui, non, peut-être) : Je ne sais pas si elle viendra. (= Est-ce qu’elle viendra ?)
  • La proposition subordonnée interrogative partielle : l’interrogation ne porte que sur l’un des constituants de la phrase, et la réponse est ouverte : Je me demande ce que vous chanterez demain. (= Que chanterez-vous ? ; l’interrogation porte sur le COD de chanter)

Les propositions subordonnées circonstancielles :

Une proposition est circonstancielle si elle est déplaçable (sauf notamment dans les propositions de conséquence ou de comparaison, qui sont en corrélation avec un terme de la proposition principale).

  • La proposition subordonnée circonstancielle de temps est introduite par une conjonction de subordination de temps ou une locution conjonctive de temps : Il pleuvait souvent quand je vivais en Normandie. Elle chante depuis qu’elle a six ans.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de but exprime généralement une conséquence recherchée, une intention. Elle est accompagnée du subjonctif : Je ferme les volets pour que nous ayons moins chaud.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de cause explique l’origine du fait énoncé dans la proposition principale : Elle est toujours en retard parce que son réveil est en panne.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de conséquence exprime le résultat d’une action. Elle est introduite par une locution conjonctive (si bien que, au point que…) ou par que en relation avec tel, tellement, tant, si : Cette plage est si belle que je m’y baigne chaque jour.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de comparaison exprime un rapport d’équivalence, d’égalité, de conformité : L’examen s’est déroulé exactement comme le professeur l’avait imaginé. La circonstancielle de comparaison peut également exprimer une différence (de quantité, de qualité) : Cette leçon de grammaire est plus difficile qu’on ne le pense.
    • La proposition subordonnée circonstancielle de comparaison hypothétique : Il fait froid et humide aujourd’hui, comme si l’automne était déjà là.
  • Dans la proposition subordonnée circonstancielle de concession (ou d’opposition), un fait n’empêche pas la réalisation d’un autre fait. Elle est introduite par une conjonction, une locution conjonctive ou une locution pronominale. La subordonnée de concession est presque toujours au subjonctif : Bien qu’il pleuve souvent, je préfère vivre ici. / Quel que soit le temps, je sors en bermuda. / Toute frileuse qu’elle est, elle sort sans bonnet. / Même si tu me suppliais, je ne goûterais pas à ton gâteau.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de restriction est introduite par excepté que, hormis que, sauf que, si ce n’est que, sinon que : Je ne sais rien de lui, sinon qu’il passe le bac à la fin de l’année.
  • La proposition subordonnée circonstancielle de condition ou d’hypothèse (souvent avec si) : Si tu étais gentille, tu me ferais un gâteau. / Au cas où tu pourrais te libérer, rejoins-moi au cinéma.
  • La proposition subordonnée participiale occupe toujours la fonction de complément circonstanciel du verbe principal. Son verbe est au participe passé ou présent. Elle possède son propre sujet, obligatoirement différent de celui de la proposition principale, et est reliée à celle-ci sans mot subordonnant : Le chat parti, les souris dansent. (= Quand le chat est parti, les souris dansent.) / Le soleil se couchant, la température chuta brutalement. (= Quand le soleil se couchait, la température chuta brutalement.)

Les propositions subordonnées relatives

La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Ce pronom relatif a un antécédent (c’est-à-dire le mot ou le groupe de mots que le pronom remplace) qui est la plupart du temps exprimé (dans « le chat qui miaule », qui est le pronom relatif, et le chat est l’antécédent de la proposition relative « qui miaule »).

  • Les relatives adjectives (avec antécédent) :
    • La proposition subordonnée relative déterminative (ou restrictive) sélectionne une partie seulement du groupe désigné par l’antécédent : Les enfants qui dormaient n’ont rien entendu. (= seuls les enfants qui dormaient n’ont rien entendu) / Les élèves qui ont au moins 15/20 à la dictée gagnent un dictionnaire. (= parmi tous les élèves, seul le sous-groupe des élèves qui a au moins 15/20 à la dictée gagne un dictionnaire)
    • La proposition subordonnée relative explicative envisage la totalité du groupe désigné par l’antécédent. Il s’agit d’une parenthèse informative que l’on peut supprimer : Les enfants, qui dormaient, n’ont rien entendu. (= tous les enfants dormaient et n’ont rien entendu) / Les élèves, qui ont bien travaillé toute l’année, peuvent maintenant partir en vacances. (= tous les élèves partent en vacances)
      La relative explicative, appelée aussi relative appositive, est toujours entourée par des virgules.
  • Les relatives substantives (sans antécédent) : Qui vivra verra.

Les propositions subordonnées infinitives

C’est une proposition construite autour d’un verbe à l’infinitif dont le sujet est différent de celui du verbe de la proposition principale. Il s’agit d’une structure souvent employée après les verbes de perception et les verbes laisser et faire. La proposition subordonnée infinitive est complément d’objet direct (COD) du verbe principal : J’entends les chats miauler. / Elle regarde les enfants jouer. / Il laisse le chien aboyer toute la journée.


Les fonctions

La fonction d’un mot ou d’un groupe de mots désigne le rôle qu’il joue par rapport à un autre mot ou groupe de mots.

La fonction sujet

Le sujet se rapporte au verbe et répond à la question qui est-ce qui ?, qu’est-ce qui ?
Le sujet détermine l’accord du verbe : Les chats miaulent.

La fonction attribut

L’attribut exprime une qualité, une manière d’être.

  • Attribut du sujet : il suit un verbe d’état (être, demeurer, paraître, sembler, etc.) : Claudette était agricultrice. Les verbes attributifs (ici, était) expriment l’attribution d’une propriété ou d’une identité à l’ensemble que désigne leur sujet.
  • Attribut du COD : il est construit avec des verbes transitifs directs qui expriment une opinion, un jugement ou un changement : Tous les membres ont nommé cette jeune femme directrice du club félin. (Ici, l’attribut du COD est la fonction attribuée au COD « cette jeune femme ».)

La fonction complément d’objet

Il existe trois types de compléments d’objet :

  • Complément d’objet direct (COD) : le complément d’objet direct est le complément propre au verbe transitif. Il est directement relié au verbe sans préposition, et répond à la question que ?, qui ?, qu’est-ce que ?, qui est-ce que ? : Les nuages cachent la lune. (Les nuages cachent quoi ? / Qu’est-ce que les nuages cachent ? → la lune.)
  • Complément d’objet indirect (COI) : le complément d’objet indirect est construit avec un verbe transitif indirect. Il est introduit par une préposition, et répond à la question à quoi ?, de quoi ?, sur quoi ?, à qui ?… : Le chat profite du soleil. (Il profite de quoi ? → du soleil) / Elle parle au directeur. (Elle parle à qui ? → au directeur)
  • Complément d’objet second (COS) : comme le COI, le complément d’objet second est introduit par une préposition. Mais on parle de complément d’objet second lorsque le verbe a déjà un autre complément d’objet : Il donne un paquet de chewing-gum à Daniel. (un paquet de chewing-gum est COD)

La fonction complément circonstanciel

Le complément circonstanciel informe sur les conditions dans lesquelles une action se déroule (cause, lieu, manière, temps, etc.). Généralement, on peut le supprimer et le déplacer dans la phrase.

La fonction complément d’agent

Dans une phrase à la voix passive, on parle de complément d’agent pour désigner qui ou ce qui fait réellement l’action du verbe. Il est introduit par les prépositions par ou de : Ce vase a été cassé par le chat. (à la voix active : Le chat a cassé le vase.) / Cette actrice est connue de tous.

La fonction complément du nom

Le complément du nom apporte une information supplémentaire au nom. Le complément du nom est relié au nom par une préposition : le livre du professeur / une bague en or / une tasse à café.

La fonction complément de l’adjectif

Le complément de l’adjectif donne des précisions sur le sens d’un adjectif. Sa nature est le plus souvent celle d’un groupe prépositionnel : elle est très satisfaite du résultat / il est apte au travail.

La fonction épithète

Une épithète qualifie un nom, auquel elle est directement reliée sans préposition. Généralement, cette fonction est remplie par :

  • un adjectif qualificatif : une grande maison / une lettre manuscrite
  • un participe passé employé comme adjectif : un vase cassé / un livre imprimé

La fonction apposition

Un nom ou un pronom a la fonction apposition lorsqu’il apporte une précision sur la nature ou la qualité du nom auquel il se rapporte. L’apposition désigne toujours le même être ou la même chose que le nom auquel elle se rapporte.

  • L’apposition est détachée lorsqu’elle est séparée par une virgule : Charles VIII, roi de France, entra sans frapper dans l’Histoire.
  • L’apposition est dite liée, lorsqu’elle suit directement le nom : le roi Louis XIV / mon amie Cécile.

Les principaux groupes de mots

Nom du groupeStructureExemples
Groupe adjectival (GAdj)adjectif (seul ou complété)Elle est satisfaite de son nouveau téléphone.
Groupe adverbial (GA)adverbe + adverbeIl parle très vite.
Groupe adverbial prépositionnel (GAP)préposition + adverbeLe chien est parti par là.
Groupe infinitif (GI)verbe à l’infinitif + groupe nominalManger des sucreries est bon pour le moral.
Groupe nominal (GN)déterminant + nom (+ expansion1)Un chat mange.
Les chats blancs broient du noir.
Groupe verbal (GV)verbe (seul ou avec ses compléments)Un oiseau chante.
Un oiseau chante la Marseillaise.
Groupe prépositionnel (GP)préposition + infinitif / préposition + GN / préposition + pronomOn lui a conseillé de partir.
Le chat dort sous le lit.
Le chien dort avec lui.
1 Expansions du nom : adjectif, complément du nom ou proposition subordonnée relative.

Références :

  • Michel Arrivé, Françoise Gadet et Michel Galmiche, La grammaire d’aujourd’hui, Flammarion.
  • Édouard et Odette Bled, Bled orthographe grammaire, Hachette.
  • Henri Bonnard, Code du français courant, Magnard.
  • Y. Delatour, D. Jennepin, M. Léon-Dufour et B. Teyssier, Grammaire pratique du français en 80 fiches, Hachette.
  • Roland Eluerd, Grammaire descriptive de la langue française, Armand Colin.
  • Bénédicte Gaillard, Pratique du français de A à Z, Hatier.
  • André Goosse et Maurice Grevisse, Nouvelle grammaire française, De Boeck Duculot.
  • Robert Léon Wagner et Jacqueline Pinchon, Grammaire du français, Hachette.
  • Patricia Wuilliet, La grammaire en cartes mentales, Ellipses.
  • Grammaire, Les guides Le Robert & Nathan.
Voir aussi

Foire aux questions

Quelles sont les classes grammaticales en français ?

Les classes grammaticales regroupent les différentes catégories de mots : déterminants, noms, verbes, adjectifs, pronoms, prépositions, adverbes et conjonctions.

Quelle est la différence entre un COD et un COI ?

Le COD (complément d’objet direct) est directement relié au verbe sans préposition (« Il mange une pomme »), tandis que le COI (complément d’objet indirect) est introduit par une préposition (« Il parle à son ami »).

Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

Une proposition subordonnée dépend d’une proposition principale. Elle peut être complétive, circonstancielle ou relative, selon la fonction qu’elle remplit dans la phrase.

Comment distinguer les types et les formes de phrases ?

Les types de phrases (déclarative, interrogative, impérative, exclamative) désignent l’intention du locuteur, tandis que les formes de phrases (affirmative, négative, emphatique) concernent la construction grammaticale.

Quelle est la différence entre un déterminant et un pronom ?

Le déterminant se place devant un nom et en fait partie (« mon livre »), tandis que le pronom remplace un nom ou un groupe nominal et fonctionne de manière autonome (« le mien »).