Grammaire • Le passé simple

Le passé simple est aussi appelé « passé défini ». Ce temps du récit donne une vision globale du procès. Le passé simple, très peu employé à l’oral (on le remplace généralement pas le passé composé), indique une action brève dans un contexte passé. Il exprime un fait situé dans un passé révolu, sans lien avec le moment de l’énonciation.

Valeur de base

  • Valeur temporelle : il situe un procès dans le passé. Hier, à quatorze heures, il neigea.
  • Valeur aspectuelle :
    • Aspect tensif : le passé simple montre l’action elle-même, du début à la fin.
    • Aspect non sécant ou global : Hier, il lut un roman policier. Il y a bien dans cette phrase une indication de début et de fin (hier). Le passé simple donne une vision globale : Cette dynastie régna dix siècles. Le passé simple a une affinité évidente avec les verbes perfectifs (par exemple, les verbes mourir, tomber, exploser, entrer, sortir, ouvrir, fermer, etc.).
    • Le passé simple : aspect révolu, objectif, coupé du présent (contrairement au passé composé).

Emplois

  • Emploi quasi exclusif : c’est le temps privilégié du récit, le seul apte à construire une chronologie événementielle, le seul capable de détacher les événements sur un arrière-plan d’imparfait. La nuit était close, je rangeai mes papiers…
  • Valeurs exceptionnelles (rares) :
    • Passé simple itératif (= l’action se répète) : Trois fois de suite, il alla au restaurant.
    • Passé simple gnomique : Reprenez vos esprits et souvenez-vous bien / Qu’un dîner réchauffé ne valut jamais rien ! (Boileau)

Vitalité du passé simple

  • En général, on ne l’utilise plus à l’oral. À noter qu’au XVIIe siècle, il existait la règle des vingt-quatre heures : un fait s’étant déroulé au-delà de vingt-quatre heures devait se narrer au passé simple.

Conseils de lecture

Grammaire  Grammaire méthodique du français
Grammaire, Le Robert & Nathan.
M. Riegel, J.-C. Pellat et R. Rioul, Grammaire méthodique du français, P.U.F.

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