Dont et l’emploi des pronoms relatifs

Langue française

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La jalousie va alors s'accroître pour Emilio, celui qui ne crée plus et dont Angiolina lui échappe toujours.

Bonjour, j'ai du mal à construire un relatif dans cette phrase et je sais par avance que l'utilisation du "dont" est fausse. Vous pouvez m'aider ?
Merci d'avance
Bonsoir Jérémy,

Si j'ai bien compris le sens de la phrase j'écrirai :
"La jalousie va alors s'accroître pour Emilio, celui qui ne crée plus et à qui Angiolina échappe toujours".
C'est ça, merci Jean-Luc ; en fait, j'avais mis dont parce que dans ma tête, je me disais "on s'échappe de quelqu'un"… Apparemment non. 😉

PS : je viens de me rendre compte : "on échappe à" et on peut s'échapper de…
Bonsoir à tous et à toutes !
"Voilà une chose que Sartre n’aurait sans doute pas renié"
Je vois plusieurs fautes dans cette phrase. Renié devrait s'accorder au féminin car le cod "chose" est placé avant le verbe, et une faute de syntaxe avec l'emploi du relatif "que". Renier est un verbe transitif, c'est-à-dire qu'il introduit directement un complément d'objet. Je pensais au départ qu'il aurait fallu écrire "Voilà une chose à laquelle Sartre n'aurait sans doute pas reniée", croyant qu'on pouvait dire "renier à quelque chose", ce qui en aurait fait un verbe transitif indirect.
En définitive, j'écrirais "Voilà une chose que Sartre n'aurait sans doute pas reniée".
J'aimerais donc savoir ce que vous pensez de mon analyse et de cette phrase. Merci à vous 🆒
Bonsoir, Jérémy !

* Voilà une chose que Sartre n'aurait sans doute pas reniée.

Reniée : COD "que" antéposé.
Que : renier + COD, donc "que".
→ Sartre ne l'aurait pas reniée, cette chose.
Bonsoir à tous !
Je ne critique pas Rousseau (houla non !) mais je reprends cette phrase de la Nouvelle Héloise pour vous demander si l'emploi du "dont" est correct…

C'est que ton coeur vivifie tous ceux qui l'environnent, et leur donne pour ainsi dire un nouvel être dont ils sont forcés de lui faire hommage, puisqu'ils ne l'auraient point eu sans lui.

J'aimerais s'il vous plaît que l'on m'explique l'utilisation de ce "dont".
Merci d'avance 😉
C'est que ton coeur vivifie tous ceux qui l'environnent, et leur donne pour ainsi dire un nouvel être dont ils sont forcés de lui faire hommage, puisqu'ils ne l'auraient point eu sans lui.

Ils sont forcés de faire hommage de ce nouvel être à ton cœur

"ce nouvel être" complèment de "hommage"
dont est correct
Je croyais qu'on disait seulement faire hommage à… ?
Non, on rend hommage À quelqu'un ; on lui fait hommage DE quelque chose
Merci beaucoup Léah. 🙂
Bonjour

Ma question fait suite à la page 14 de cette longue discussion.

Veuillez bien m'ôter un doute qu'un prétendu professeur de français m'a mis en tête :

c'est de ce problème dont je veux vous parler : faux n'est-ce pas?
car je dirais plutôt : c'est de ce problème QUE je veux vous parler

MErci d'avance!
Bonjour Christine !

Il ne fallait pas chercher jusqu’à la page 14. 🙂

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/comment/6079/#Comment_6079

Je dirais comme vous aussi.
Bonjour Chritineh,

Pour moi c'est correct (ou alors… je ferais la même faute !).

"C'est de ce problème DONT je veux vous parler" = Je veux vous parler DE QUOI ? (COI).

"J'ai un problème QUE je n'arrive pas à résoudre." = Je n'arrive pas à résoudre QUOI ? (COD).

Muriel
Croisé !!!

Eh bah je fais la faute !!! zut…

Je reviens… c'est à cause de la présence de : "DE ce problème" c'est ça ?
Bonjour Muriel,

Regardez ce que je vous ai trouvé :
En ce qui concerne le pronom relatif dont, il est à tort fréquemment remplacé par que : « ce qu’il s’agit », « les documents que vous avez besoin ». A contrario, dont est aussi employé abusivement dans les expressions : « c’est de ce problème dont nous allons parler » pour c’est de ce problème que nous allons parler ou « c’est de cela dont il sera question » pour c’est de cela qu’il sera question. Rien ne justifie ce pléonasme syntaxique puisque le relatif dont exprime à lui seul le complément indirect.

Source :https://www.langue-francaise.org/dlf207.PDF (pdf)
Voir aussi :
Pourrais-je dire que dans la phrase « C'est de ce problème que je veux vous parler », « que » n'est pas un pronom relatif mais une conjonction ? Merci
Merci Cyril !

Mais alors… comment fait-on pour analyser : "C'est de ce problème QUE nous allons parler" ? Je n'arrive pas poser une autre question que "DE QUOI" après "nous allons parler"…
Je viens de lire tous les liens fournis par Cyril (merci…).

Donc si j'ai bien compris, comme on ne peut pas poser la question "QUOI ?" après "nous allons parler" et répondre "QUE" mis pour "ce problème" ; il faut aller à la pêche au "DE"… récupéré dans la pricipale, et rebâtir un "DE QUE/DE QUOI ?"

?
Orientale a écrit :« C'est de ce problème que je veux vous parler », « que » n'est pas un pronom relatif mais une conjonction ? Merci
et Muriel a écrit :Mais alors… comment fait-on pour analyser : "C'est de ce problème QUE nous allons parler" ?
"C'est le problème que j'étudie." : le problème = sujet réel de l'impersonnel c'est ; que = pronom relatif dont l'antécédent est problème, et COD de j'étudie.
"Ce sont les gravures que j'ai étudiées." : on accorde étudiées car le COD que est anté-placé. D'accord ?

"Ce sont les gravures dont je vous ai parlé." : les gravures = sujet réel de ce sont, dont = pronom relatif dont l'antécédent est gravures, et COI de j'ai parlé.

Pour la phrase qui vous turlupine :

1) notre maître de site a donné la réponse : on ne peut utliser deux fois la préposition de, une fois directement et une fois intégrée dans dont.

2) il nous reste deux possibilité de construire cette phrase :

=> c'est de ce problème que je vous ai parlé.
=> c'est le problème dont je vous ai parlé.

Je n'en connais pas d'autre.

3) de … que = dont = pronom relatif, et COI de parler ; on pourrait le remplacer par duquel = de lequel : on est toujours en présence d'un pronom relatif construit avec la préposition de.
Merci beaucoup Cyril pour le texte .pdf très intéressant!