Dont et l’emploi des pronoms relatifs

Langue française

563 réponses · Page 12 / 29

Bonjour à tous et à toutes,

Permettez-moi de revenir sur cette affaire de "se rappeler", "se souvenir".
On sait que "se rappeler de" ne doit pas s'écrire. Mais, l'autre soir, j'ai entendu : "je me rappelle des odeurs". La forme est-elle fausse ?
Il aurait fallu écrire "je me rappelle les odeurs" ?

Merci à vous.
Bonjour, Jérémy !

* Je me rappelle les odeurs. (On se rappelle quelque chose)
* Je me souviens des (= de les) odeurs. (On se souvient de quelque chose.)

* Les odeurs que je me rappelle.
* Les odeurs dont (= de quoi) je me souviens.

* Je me le rappelle.
* Je m'en souviens.

* Je me rappelle l'avoir fait.
* Je me souviens (de) l'avoir fait. (La construction sans préposition est fréquente.)
S'il est question des odeurs : * Je me LES rappelle. Je m'EN souviens.
Clair et précis. Je n'y reviendrai plus promis ! C'est acquis ! Merci beaucoup. 🙂
Faut-il utiliser le subjonctif ou l'indicatif après : "La seule chose dont je me souvienne / ou "je me souviens " ?m
Merci.
Bonjour
"La seule chose dont je me souvienne / ou "je me souviens " ?
En règle générale, le verbe d’une proposition relative (DONT) se met à l’indicatif :

La seule chose dont je me souviens.

Toutefois dans certaines phrases suivant le sens, on peut employer le subjonctif pour marquer le doute ( ce qui n’est pas le cas dans l’exemple de départ) :
Je recherche un homme qui ait l’agilité d’un singe.

@
Bonsoir,

Je crois que dans l'exemple cité on peut employer le mode subjonctif, puisqu'il y a la présence de "seule".

On ne le pourrait pas si l'exemple était : La chose dont je me souviens.

Muriel
Bonsoir !

Je viens de répondre ceci il y a quelques jours (réponse à Prof) :

Après le seul, le premier, le dernier, l'unique, etc. ou après un superlatif relatif, le mode (ordinaire, dit Grevisse) du verbe de la relative est le subjonctif.

* C'est / Il est le seul médicament qui guérisse.
* C'est le meilleur enregistrement que je connaisse.
* Gould est la plus belle version Goldberg de Bach que j'aie jamais entendue.
* C'est la première version qui m'ait vraiment stupéfié.
* C'est l'unique version à laquelle je sois fidèle.
Merci à tous de vos pertinentes et lumineuses réponses. Je saurai vraiment à qui m'adresser dorénavant.
Bonjour !

Que pensez-vous de cette phrase ?

"J'ai déjà essayé de critiquer quelque chose que je n'aimais pas, des livres que je savais par avance je détesterai."

Merci 🙂
Bonjour!


La phrase correcte serait: "J'ai déjà essayé de critiquer quelque-chose que je n'aimais pas, des livres dont je savais par avance que je détesterai.".

En effet, vous saviez de ces livres que vous les détesteriez.

=> "savoir qqch(C.O.D.) de qqch(C.O.I.) ou qqn(C.O.I.)"
Ou alors
Des livres que je savais par avance détester
Pardonnez-moi mais… j'ai du mal à saisir la subtilité… :/
Des livres dont je savais par avance que je les détesterais, peut se dire aussi "des livres que je savais, par avance, détester"
Bonsoir!


"Dès livres que je savais par avance détester."

C'est plus difficile à analyser…

Voici mon interprétation.

"Je sais par avance que je déteste ces livres"
pourrait se dire comme en latin avec une proposition infinitive à la place de la complétive:
"Je sais par avance me détester ces livres.",
ou plutôt:
"Je me sais par avance détester ces livres.",
et encore, plus simplement:
"Je sais par avance détester ces livres.", puisqu'il n'est pas nécessaire de répéter ce "je" (ce "moi") pour la compréhension de la phrase.

Donc, lorsqu'on a:

"C'est des livres, je sais par avance détester ces livres.", on peut joindre les deux phrases juxtaposées en faisant de la seconde une proposition relative.

Ce qui donne: "C'est des livres que je sais par avance détester.", que l'on pourrait remplacer par "C'est des livres dont je sais par avance que je les déteste.", si l'on n'avait pas fait la transformation décrite plus haut avant.

Avec l'infinitive, c'est plus fluide, et avec le "dont je sais que (…)", cela permet d'insister.

Voilà!
Merci Bâ c'est très limpide et je n'aurais pas su expliquer !
Mais, permettez-moi, le sens n'est plus du tout le même.
J'aimerais comprendre en fait pourquoi ma première est une faute et pourquoi l'utilisation du "dont" est exclusive.
Bonsoir!


Jérémy, entre "C'est des livres dont je savais par avance que je les détesterais." et "C'est des livres que je savais par avance détester.", le sens est rigoureusement le même, à cette seule différence que l'emploi de l'infinitif empêche la précision apportée par l'utilisation du conditionnel temporel: "dont je savais que je les détesterais" indique que l'on savait que la lecture ne serait pas passionnante (le conditionnel temporel est le futur du passé), alors que dans "que je savais détester" il n'y a pas cette indication, et, même, cela signifierait plutôt "dont je savais que je les déteste".

Voilà pourquoi, surtout lorsqu'il s'agit, comme ici, d'"exercices" de langue, je préfère le "dont… que".



Ensuite, pourquoi votre "des livres que je savais par avance je détesterais" était-il incorrect?



Essayons de raisonner comme je l'ai fait ci-dessus.



Nous avons deux informations au départ:
_ "C'est des livres" (juste pour avoir un "support"),
_ Je sais que je détesterai ces livres.



Si vous voulez souder la deuxième phrase à la première, vous devez en faire une proposition relative.



Pour ce faire, il faut placer au début un pronom relatif qui va être mis pour "des livres" (car c'est l'antécédent, que qualifiera la relative) et qui aura une certaine fonction par rapport au verbe de cette proposition relative.


Or, le verbe de cette proposition relative est "savoir".


Quel est le lien entre "savoir" et les livres?


C'est que vous "savez qqch de ces livres". Le "de ces livres" est, vous le voyez, le C.O.I. (je préfère "régime indirect") de ce verbe "savoir". Vous mettez donc le pronom au "cas régime indirect", qui est "dont":



"C'est des livres dont je sais que je les détesterai."



Cela vous paraît-il plus clair?
Jéremy
"J'ai déjà essayé de critiquer quelque chose que je n'aimais pas, des livres que je savais par avance je détesterai."
Fais l'analyse grammaticlae détaillée de cette phrase, et tu comprendras pourquoi ton QUE est faux. Et Bâ a très bien expliqué pourquoi il faut mettre DONT
Hm, si vous voulez, dans mon esprit, je me disais : "je sais quelque chose DE ces livres". Ah oui, en effet ! "ces livres" étant COI, on emploie le "dont".
Merci à Bâ et Léah. 🙂