Accord du participe passé

Langue française

4223 réponses · Page 190 / 212

Bonjour.

Tout dépend effectivement des personnes auxquelles on s’adresse.

Si l’on est censé savoir qu’il n’y a que des hommes, ou bien des hommes et des femmes :

Merci d’être venus.

Si l’on est censé savoir qu’il n’y a que des femmes : Merci d’être venues.

Mais comme il y a plusieurs personnes, sûrement pas "Merci d’être venu" !

Bonjour. J’aimerai comprendre pourquoi les participes passés, qui suivent le verbe "veillé", ne sont-ils pas accordés dans cet extrait de Gide, Si le grain ne meurt; extrait contenu dans l’entrée du verbe "consacrer" du CNRTL Voici: "… mon oncle, son père [à Emmanuèle], (…), venait de mourir; elle et moi nous l’avions veillé, penchés, rejoints sur ses derniers instants; il me semblait que dans ce deuil s’étaient consacrées nos fiançailles". Je vous remercie.

Je suppose que ta question ne porte pas sur "s’étaient consacrées", bien que mis en gras (probablement directement importé du TLFi), mais sur "penchés, rejoints". Ces deux participes passés à valeur adjectivale dépendent de "elle et moi" (en apposition), et s’accordent donc au pluriel. Ils n’ont pas de rapport avec "nous l’avions veillé", où "veillé" est un vrai participe passé conjugué avec "avoir".

Les trois termes en question se suivent; c’est ce qui a produit une confusion en moi. Pourquoi ne pas avoir coordonné comme ceci: "…elle et moi nous l’avions veillé, et penchés, rejoints sur ses derniers instants; il me semblait que dans ce deuil s’étaient consacrées nos fiançailles". L’énoncé est plus limpide, non?

Non !😉

Plutôt

elle et moi, penchés, rejoints sur ses derniers instants, nous l’avions veillé.

Ce qui m’a induit en erreur dans :"… elle et moi nous l’avions veillé, penchés, rejoints sur ses derniers instants"…, c’est le fait que l’apposition n’est habituellement pas suivie d’une copule ou d’un verbe quelconque.

Elle et moi nous l’avions veillé, penchés, rejoints sur ses derniers instants;

Je ne comprends pas bien ta remarque. Les participes apposés penchés et rejoints ne sont ici suivis d’aucune copule, d’aucun verbe… Ce qui déroute le plus, me semble-t-il, c’est qu’ils suivent directement le participe du verbe du verbe conjugué (veillé), et qu’ils sont éloignés des pronoms sujets (Elle et moi) avec lesquels ils sont apposés.

Effectivement, comme l’indiquait Lamaneur un peu plus haut, "elle et moi" est employé en tant qu’apposition, et qu’une apposition en tant que telle ne pourrait s’accompagner d’aucun verbe, d’où l’exemple donné par Lamaneur : "elle et moi, penchés, rejoints sur ses derniers instants, nous l’avions veillé". Le participe passé "nous l’avions veillé", est déplacé…

Tu as mal compris la phrase de Lamaneur. Ce n’est pas le sujet "Elle et moi" qui est apposé. Ce sont les participes penchés et rejoints qui sont apposés à ce sujet (on dit aussi qu’ils sont épithètes détachées). Rien ne s’oppose à ce que les participes apposés suivent le verbe, comme dans la phrase de Gide (avions veillé). Si ce verbe avait été au présent, tu n’aurais rien trouvé à redire : Elle et moi nous le veillons, penchés, rejoints sur ses derniers instants."Des participes ainsi apposés sont mobiles, et Lamaneur les a simplement rapprochés de Elle et moi, pour mieux te montrer à quels mots ces participes sont apposés.

Il faut reconnaître que c’est un peu déroutant quand même.

Bien sûr, après les explications de Lamaneur et de Jehan, c’est plus clair

Pour ma part, il me suffira de mettre de la cohérence dans mes cafouillages, et considérer l’apposition comme une expansion du nom.

Bonjour chers tous,

J’ai un souci avec un accord : "devant les ennemies qu’elle s’est inventées"

Doit-on accorder ou non ? Je tends de plus en plus à laisser invariable, mais je n’arrive pas expliquer pourquoi et reste dans le doute…

Merci d’avance pour vos éclaircissements !

Bonjour.Elle s’est inventé quoi ? -> des ennemies, représenté par le pronom relatif COD qu’ placé avant. On accorde donc :Les ennemies qu’elle s’est inventées. Ce sont les ennemies qui sont inventées.

Merci ! C’est la règle de base en effet.

Bonjour, Aujourdhui j’ai un doute quant à certains accords avec COD et des passés composés. Si vous pouviez éclairer ma lanterne, voici l’exercice que je devais réécrire…Réécrivez le texte suivant en remplaçant les verbes à l’imparfait au passé-composé. Vous effectuerez toutes les modifications nécessaires. "Il y a quelques mois que j’avais cette photographie. Collée sur un morceau de contre-plaquée, elle envahissait presque tout un mur et, bien souvent, je me demandais pourquoi je ne le remplaçais pas ; je ne lui trouvais rien de bien remarquable". Voici comment j’ai réécrit l’extrait: "Il y a quelques mois que j’ai eu cette photographie. Collée sur un morceau de contre-plaquée, elle a envahi presque tout un mur et, bien souvent, je me suis demandé pourquoi je ne l’ai pas remplacée ; je ne lui ai trouvée rien de bien remarquable."Dès lors, je me demandais si mes accords, notamment au féminin étaient corrects ? (remplacée et trouvée) car "l’" et "lui" jouent bien un rôle de COD? Belle journée,

je ne lui ai trouvéPas de cod placé devant avoir.

"Je ne l’ai pas remplacée" est bien au féminin car "l’" joue un rôle de COD ? Alors "lui" joue quel rôle ?

Je n’ai trouvé rien de remarquable à elle.

Je ne l’ai pas remplacée. = Je n’ai pas remplacé la photo.

Oui, le pronom l’ est bien COD, et placé avant. D’où l’accord.

Je ne lui ai trouvé rien de bien remarquable. = Je n’ai trouvé rien de bien remarquable à elle, à la photo.

Le pronom lui n’est pas un COD, mais un COS. Il n’a donc aucune influence sur l’accord du participe. Le COD, c’est "rien de bien remarquable".

Je comprends.

Toutefois, pouvez-vous me confirmer que "Je ne l’ai pas remplacée" est bien au féminin car "l’" joue un rôle de COD ?