Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

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Oui, hyperbole, je pense qu’on peut dire ça, s’il s’agit bien de l’amour pour un être humain.

Quoique le verbe "avaler" puisse être avantageusement remplacé par "manger tout cru", par exemple.

Bonjour à tous,

Je suis actuellement en train de rédiger un commentaire de texte, mais je n’arrive pas à trouver une figure de style qui pourrait correspondre à cette expression : "Les affaires sont les affaires".

Seriez-vous en mesure de m’apporter de l’aide ?

Merci d’avance.

clembsndu84 ^^

Bonsoir,Ce n’est pas une figure de style. Plutôt un proverbe. Voir ici : les affaires sont les affaires — Wiktionnaire (wiktionary.org)

Oui, mais comme il est précisé dans le lien, cet adage-là, par sa forme, est "tautologique".

La figure de style cherchée se nomme tautologie.

https://www.projet-voltaire.fr/culture-generale/lapalissade-tautologie-truisme-figures-style-verite-evidence/

Figure de style si l’on veut. Evidence, lapalissade, truisme, etc. Personnellement, je ne classe pas cette tournure dans les figures de style.

Mais d’autres l’y classent…Quand elle est intentionnelle, Larousse et le Tlf parlent bien de "procédé rhétorique".

Bonjour à tous, besoin d’aide et de lumières !

"Ma dignité a flippé" : s’agit-il d’une métonymie, d’une allégorie, des deux ou bien d’aucune des ces deux types de figures de style ?

Merci d’avance pour vos éclairages !

Bonsoir.

Selon moi, plutôt une personnification (ici, abstraction se comportant comme une personne).

> @""#p570143 Bonsoir. Selon moi, plutôt une personnification (ici, abstraction se comportant comme une personne).D’accord Jehan, merci je comprends pour la personnification, c’est pertinent. Mais alors la métonymie et l’allégorie sont toutes deux "disqualifiées" ?

La métonymie (synecdoque, partie pour le tout, ou cause pour la conséquence) est admissible.

En revanche l’allégorie demanderait d’autres développements, c’est en quelque sorte une métaphore filée. De plus dans l’allégorie, l’abstraction n’est en principe pas citée, seulement évoquée, suggérée.

Merci à tous deux pour votre aide !

BonsoirQuelles sont les figures de style qu’on trouve dans ces deux phrases?"l’odeur des grands bois glissait des falaises avec le brouillard et la noyait jusqu’au fond de ses ruelles d’usines." "il n’y avait plus que la nuit d’étoiles, et autour de soi ces lieues et ces lieues de forêt. "s’agit-il ici d’une négation exceptive?=> Je trouve qu’l y a ici un style poétique. Mais je n’arrive pas à le prouver. La lune me rappelle un peu les thématiques romantiques et la prédilection de ces derniers pour la rêverie. Tandis que dans la première phrase il y a l’idée des brumes et du brouillard qui créent une atmosphère fantastique. ils sont une arme qui permet à la nature de reprendre ses droits sur un monde souillé par la présence humaine. Ils font régner la douceur, le calme et l’harmonie. Aussi confrontent-ils le regard scrutateur de l’observateur à l’opacité du visible qui résiste à toute représentation."à la guerre, la nuit est habitée « À la belle étoile…» songea-t-il".Je ne comprends pas très bien cette phrase. Il y a quelque chose qui attire mon attention au niveau de sa structure. je pense toujours à cette cadence mineure qui met en exergue un sentiment; ici le décalage entre la beauté du lieu et la laideur de l’événement (la guerre).J’attends vos lumières. Merci d’avance pour tout.

Bonsoir,

Pour moi, dans la première phrase, il y a personnalisation, peut-être couplée à une autre figure de style.

Pour la "nuit d’étoiles" : on frise l’oxymore.

Pour les "lieues", répétition/anaphore ?

Mais je ne suis vraiment pas spécialiste !

Merci DuduleJe sens qu’il y a une ellipse après "à la guerre"…il se peut que je me trompe…Peut-on parler de parataxe dans cette phrase?-"il pensait confusément à d’étroites routes blanches sous la lune, entre les flaques noires des pommiers ronds, aux campements dans les bois pleins de bêtes et de surprises."Peut-on parler d’hypotaxe dans cette phrase?-"Cela devait concerner plutôt le code de justice militaire : il trouvait au mot quelque chose de peu rassurant, qui faisait songer à la fois à la maison d’arrêt et à la Force, qui était aussi une prison." Si oui, quel serait l’effet recherché?

Bonsoir @vemissa

"l’odeur des grands bois glissait des falaises avec le brouillard et la noyait jusqu’au fond de ses ruelles d’usines."

métaphore qui anime l’inanimé

"il n’y avait plus que la nuit d’étoiles, et autour de soi ces lieues et ces lieues de forêt. "

restriction et reprise

-"il pensait confusément à d’étroites routes blanches sous la lune, entre les flaques noires des pommiers ronds, aux campements dans les bois pleins de bêtes et de surprises."

pas de parataxe, car une seule indépendante.

-"Cela devait concerner plutôt le code de justice militaire : il trouvait au mot quelque chose de peu rassurant, qui faisait songer à la fois à la maison d’arrêt et à la Force, qui était aussi une prison." 

Le début est parataxique, les deux-points remplacent une conjonction de subordination causale. La suite est hypotaxique avec deux relatives à valeur explicative.

Bonjour @Jean-Luc

Merci infiniment pour ces réponses.

Je me demande quel serait l’effet recherché par la restriction et la reprise dans la deuxième phrase /et la parataxe et l’hypotaxe dans la dernière phrase.

Qu’est-ce qu’il veut dire par cette phrase:

""à la guerre, la nuit est habitée « À la belle étoile…» songea-t-il".

Bonsoir @vemissa Je me demande quel serait l’effet recherché par la restriction et la reprise dans la deuxième phrase /et la parataxe et l’hypotaxe dans la dernière phrase."il n’y avait plus que la nuit d’étoiles, et autour de soi ces lieues et ces lieues de forêt. "Gracq veut exprimer sans doute la solitude et la petitesse de l’homme face au cosmos, c’est un peu l’expression pascalienne de la créature perdue entre deux infinis., La restriction montre que le champ de conscience ne perçoit plus que le vide sidéral qui absorbe le regard. Suit une correction, avec cette reprise amplifiant l’étendue, qui confirme cet écrasement de l’homme par la nature. L’homme n’est plus qu’un point dans l’espace.""à la guerre, la nuit est habitée « À la belle étoile…» songea-t-il".Il faut replacer cette phrase dans son contexte. Grange vient d’être profondément déçu par son casernement (étroitesse, odeurs répugnantes, laideur de la ville en contrebas, sensation d’enfermement dans le blockhaus). En ouvrant la fenêtre et en éteignant la bougie, il efface son environnement immédiat pour s’ouvrir au monde extérieur et laisser son esprit vagabonder.L’espace et le temps semblent peu à peu se déréaliser et le monde acquérir pour Grange une tonalité poético-onirique de plus en plus marquée.Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_balcon_en_for%C3%AAt

Bonsoir @Jean-Luc

Merci beaucoup pour ces belles explications.

J’ai lu et relu ce texte plusieurs fois….j’avais l’impression qu’il fallait creuser un peu pour saisir ce qu’il veut dire vraiment. 😊

Bonjour @vemissa

""à la guerre, la nuit est habitée « À la belle étoile…» songea-t-il".

J’ai oublié de préciser que « À la belle étoile…» est la formule tronquée de "dormir à la belle étoile" (dormir en plein air). Le fait que Grange ait ouvert la fenêtre lui a permis d’annihiler les murs de sa chambre-prison et de se sentir au contact immédiat du ciel nocturne. Les points de suspension indiquent qu’il commence à s’endormir.

Merciii Jean-Luc

je suis heureuse de voir que j’ai compris le texte.