Je ne pense pas que ce soit une allégorie Misterkenneth2003, car selon moi "superbe et menaçant" n'est pas assez concret. De plus, "la mort" est directement cité, alors que la particularité de l'allégorie est de citer des éléments concrets, qui ensemble feraient penser à cet élément abstrait. Souvent par exemple, l'allégorie de la mort est une Faucheuse.
Je viens à vous pour poser quelques petites questions :
Tout d'abord; est-ce que la phrase "Je m'en souvenais mais j'ai oublié" contient elle une figure de style ? J'avais songé à une antithèse, qu'en pensez vous ?
Ensuite, je ne sais pas si c'est le sujet ici, mais j'aurais une question concernant la différence entre l'épizeuxe et l'anadiplose. Si j'ai bien compris, la différence réside dans le fait que l'anadiplose répète un mot dans deux phrase/vers différents, donc séparés par un point/retour à la ligne, alors que l'épizeuxe est la répétition d'un même mot mais juste séparé par une virgule ou rien dans une phrase ?
Merci beaucoup 🙂
C'est peut-être une antithèse ? Même s'il n'y a pas d'opposition stricte, il y a quand même contraste entre la connotation positive de "superbe" et celle, négative, de "menaçant". A noter que de nos jours, on connaît plutôt la phrase tirée de Hernani : "Vous êtes mon lion, superbe et généreux !", dans laquelle les 2 termes ont une connotation positive. C'est d'ailleurs devenu une sorte de plaisanterie récurrente.
@Alwishidu :
Si j'en crois Wikipédia, Épizeuxe et Palilogie sont toutes deux des Épanalepses (ce qui nous avance grandement…) Si on regarde de plus près les définitions et les exemples :
Épizeuxe :
répétition contiguë d'un même terme sans mot de coordination.
« Ô triste, triste était mon âme / À cause, à cause d'une femme. » (Paul Verlaine)
Palilogie :
répétition d'un mot isolé pour l'accentuer.
« Patience, patience, Patience dans l'azur ! » (Paul Valéry)
Épanalepse :
reprendre littéralement un segment de phrase, un groupe de mots ou un terme après un temps d'arrêt ou passant d'une fin de phrase au début de la phrase suivante.
« De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace… » (Danton)
Quant à Anadiplose, elle consiste en « la reprise du dernier mot d'une proposition à l'initiale de la proposition qui suit, afin de marquer la liaison entre les deux ».
« L'absence, c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes. » (Jean-Paul Sartre)
On voit que la différence entre épizeuxe et palilogie n'est pas flagrante, tandis que l'épanalepse semble en effet un peu plus générale, puisqu'il ne s'agit pas forcément d'un mot ou d'une locution, mais plutôt d'un groupe de mots ou d'un segment de phrase. Mais l'anadiplose implique, elle, une liaison, un enchaînement, il y a donc une différence.
J'aurai oublié tout cela dans cinq minutes (mais je me rappelle les prénoms des filles Thénardier : Eponine et Azelma 😀 ).
Cet air superbe et menaçant
Je ne vois pas là d'antithèse. Superbe a encore à cette époque son sens latin et n'a pas forcément une connotation positive. cf. cnrtl
A. −
1. [En parlant d'une pers., parfois d'un groupe de pers. et, p. méton., de certains attributs de la pers.]
a) Vieilli ou littér. Qui manifeste de l'orgueil, qui est plein de superbe (v. superbe2B). Synon. altier, arrogant, fier, hautain, orgueilleuxhttps://www.cnrtl.fr/definition/superbe
Tu penses bien que je suis allé vérifier (CNRTL) :
3. 1559 « (d'un inanimé) qui donne une impression de magnificence, qui en impose par sa majesté »
4. 1617 « très beau » (Ex.) houpelande superbe.
Fénelon (1651-1715) (Wikipédia).
🙂
Et alors, « superbe et méprisant », c’est une antithèse ?
Je ne sais pas si c'est une antithèse, en tout cas c'était une hypothèse… 🙂 Comme dit, je pense qu'une antithèse ne s'appuie pas forcément sur deux termes de sens complètement opposé, ici ce serait la connotation qui serait contraire.
Pour toi elle est contraire, pour moi, elle est complémentaire.
Bonjour à tous,
J’ai des doutes par rapport aux figures de style:
"De loin, de très loin […]": est-ce bien une anaphore même si la répétition se trouve dans la même phrase et qu’elle n’est pas complètement identique ("très")?
Il me semble que les deux expressions suivantes sont des hypozeuxes, est-ce correct?
"l’eau bleue, d’un bleu laiteux, est d’une transparence admirable ; et le ciel d’azur, d’un azur épais"
"la pleine mer, bleue et calme sous le ciel calme et bleu"
Je vous remercie d’avance
Bonjour,
Pour la première, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une anaphore, étant donné que l’anaphore, il me semble, est un groupe de mots qui se répète en début de proposition (paragraphe, strophe, vers, voire une phrase). Ici, il s’agit seulement d’une expression similaire répétée de manière contiguë : peut-être peut-on parler d’épizeuxe, bien qu’il soit approximatif étant donné que la formule n’est pas exactement la même.
Je suis moins sûre pour ce qui est des hypozeuxes, donc je ne vais pas m’avancer sur quoi que ce soit, mais la première proposition m’a tout l’air d’en être un, en effet.
Je vais attendre d’autres avis pour les deux dernières, mais merci pour votre aide
Belle journée à vous
Bonjour MaudL,
"De loin, de très loin […]": est-ce bien une anaphore même si la répétition se trouve dans la même phrase et qu’elle n’est pas complètement identique ("très")?
Ce n’est pas une anaphore car il faudrait au moins trois reprises identiques en tête de phrases successives.
Il me semble que les deux expressions suivantes sont des hypozeuxes, est-ce correct?
"l’eau bleue, d’un bleu laiteux, est d’une transparence admirable ; et le ciel d’azur, d’un azur épais"
L’hypozeuxe demande la répétition d’une même structure grammaticale. La première expression en est bien une si on remarque le sous-entendu du verbe être dans le deuxième membre.
La seconde n’est qu’une reprise en forme de chiasme.
Bonjour je dois faire la lecture linéaire de La Laitière et le Pot au Lait de Jean de la Fontaine et je cherche une figure de style pour l’expression "a grands pas"… J’ai pensé à l’hypotypose pensez vous que cela serait juste? Merci de votre aide !
« À grands pas » ne constitue pas en soi une figure de style.
En revanche, dire que l’évocation de Perrette est si bien écrite, si imagée que l’on croirait la voir agir , n’est pas faux. De là à parler grec, je ne crois pas que cela soit nécessaire…
Bonsoir.Tu parles d’hypotypose, mais si hypotypose il y a, l’expression "à grands pas" ne peut en être une à elle seule. Elle n’est qu’un élément de la description animée qui est faite de la laitière en marche, description qui se poursuit sur plusieurs vers.
Bien sûr !
« à grands pas » n’est pas une figure de style ! À petits pas non plus.
Merci beaucoup ! Je pense donc simplement mettre que c’est un complément circonstanciel de manière du verbe "allait"
Oui, mais "complément circonstanciel de manière" n’est pas une figure de style…
Tu fais une lecture linéaire, pas une analyse grammaticale.
Retiens surtout que c’est descriptif, que c’est une description vivante et animée d’un personnage en mouvement. Et que "à grands pas", comme déjà dit, n’est qu’un élément de cette description.
Merci , je ne connais pas cette figure de style qui est l’hypallage.
Ainsi, en faisant quelques recherches , j’essaie de comprendre .
Non évident à saisir même avec une définition sur internet !
;))
Guylaine😉
Guylaine, il faut placer ton message dans le fil sur les figures de style, non ici.
Peut-être devrais-tu aussi regarder les messages déjà publiés sur l’hypallage :
https://www.etudes-litteraires.com/recherche?q=hypallage
Bonsoir à tous, voilà j’ai simplement un doute donc je viens demander de l’aide ici
"Il n’a plus rien ; tout est à lui !" (André Gide, Les Faux-monnayeurs, pour la référence)
Je ne suis pas certaine de ce que j’avance, peut-on dire simplement que cette phrase est une antithèse ? Ou y a-t-il une autre figure de style plus précise ?
Merci par avance à ceux qui prendront le temps de réfléchir ou répondre, bonne fin de journée :)