Bonjour, je cherche un mot spécifique. Je dois faire un commentaire stylistique sur le rondeau XXII
de Clément Marot. A la phrase " Mais on sait bien, si je dis vrai ou non", je cherche un mot qui permettrait
de définir qu'ici, le poète cherche à nous laisser imaginer la réponse, du moins la suggère comme évidente.
J'ai l'impression que le poète nous laisse dans le doute, dans le mystère, tout en nous disant que la réponse est évidente:
"mais tu sais bien!". Sauf que nous lecteur sommes dans le doute.
Si vous connaissez un mot, un procédé stylistique au concept que je recherche, n'hésiter pas à me l'écrire svp.
P.S: par exemple lorsque quelqu'un se corrige dans sa phrase, dans son discours on appelle cela une épanorthose. Donc si vous savez quel mot correspondrait à une réponse évidente qui ne l'est pas, je suis
preneuse!
Merci d'avance pour les réponses.
Bonjour,
Je suis un amateur du jeu de carte Magic the Gathering et je porte une grande attention aux textes d'ambiance inscrit au bas des cartes.
Un de ces textes a attisé ma curiosité. Il illustre une grosse créature infernale :
"Aussi facile à arrêter qu'à comprendre."
J'aime beaucoup cette phrase et je me suis demandé s'il s'agissait d'une figure de style connue.
Merci.
PS: pour les curieux il s'agit du Fracasseur de Réalité
https://www.magiccorporation.com/scan_maxi/oath_of_the_gatewatch/vf/007.jpg
Bonjour,
C'est une comparaison.
Ici un comparatif d'égalité.
S'il vous plait, j'ai du mal à reconnaitre le figure de style dans les deux phrases suivantes: "Une sueur froide sortit de tous ces membres" -" Une larme silencieuse". Merci d'avance
Il faudrait un contexte pour affiner la réponse.
"Une sueur froide sortit de tous ces membres"
On peut parler de "paradoxe" pour "sueur froide" puisque la sudation est souvent liée à une impression de chaleur. La sueur froide est plutôt un signe de pathologie.
"de tous ses membres" peut s'apparenter à une hyperbole (exagération).
" Une larme silencieuse"
L'adjectif "silencieuse" qualifie souvent une personne. Métaphore, personnification.
"Une sueur froide sortit de tous ces membres"
Je trouve la formulation un peu bizarre… L'utilisation du singulier me surprend (il me semble qu'on dit plutôt "des sueurs froides") mais j'ignore si cela correspond à une figure de style.
"Une larme silencieuse"
On peut aussi parler d'une hypallage.
une larme silencieuse
Une larme étant toujours silencieuse, ne pourrait-il pas s'agir d'une larme que personne ne voit ? Un sens (ouïe) remplaçant l'autre (vue) pour mieux souligner la solitude, ou la discrétion ou…
Hypothèse totalement gratuite hors contexte…
bonsoir !
je me demandais si la repetion de "le plus " dans le vers " le plus fier des mortels et le plus amoureux "
est une figure de style , je suppose que oui mais je n'arrive pas a trouver laquelle parce que je ne pense pas que c'est une anaphore
est ce que vous pouvez m'aider ?
merci
bonne soirée ! 😜
Merci infiniment pour vos réponses
Pour elieee : parallélisme ?
Bonjour 😀
"Je ne les plains pas [….] mais je les méprise" Je suis quasiment sûr qu'il s'agit d'une figure de style mais je ne la trouve pas. Peut être une prétérition ? Quelqu'un peut m'aider svp ?
Merci d'avance 🙂
Citation de Baudelaire dans
L' Art romantique, 1869 qui rapporte les propos de M. Guys :
« Tout homme, disait un jour M. G. dans une de ces conversations qu’il illumine d’un regard intense et d’un geste évocateur, tout homme qui n’est pas accablé par un de ces chagrins d’une nature trop positive pour ne pas absorber toutes les facultés, et qui s’ennuie au sein de la multitude, est un sot ! un sot ! et je le méprise ! »
Il y a donc une référence à décoder, voire un palimpseste.
Il est certain qu’un bavard, dont le suprême plaisir consiste à parler du haut d’une chaire ou d’une tribune, risquerait fort de devenir fou furieux dans l’île de Robinson. Je n’exige pas de mon gazetier les courageuses vertus de Crusoé, mais je demande qu’il ne décrète pas d’accusation les amoureux de la solitude et du mystère.
Il y a dans nos races jacassières des individus qui accepteraient avec moins de répugnance le supplice suprême, s’il leur était permis de faire du haut de l’échafaud une copieuse harangue, sans craindre que les tambours de Santerre ne leur coupassent intempestivement la parole.
Je ne les plains pas, parce que je devine que leurs effusions oratoires leur procurent des voluptés égales à celles que d’autres tirent du silence et du recueillement ; mais je les méprise.
Antithèse.
(
La Solitude,Petits poèmes en prose)
Merci beaucoup 🙂
Quelle est donc cette référence à décrypter ?
Si j'ai bien compris, il fait une réflexion philosophique sur le "malheur" (ou non) à être seul dans la solitude et il conclu qu'il faut mieux rester seul chez soi plutôt que de chercher le bonheur dans une "prostitution fraternitaire"
"Je le méprise …" en parlant d'un homme qui n'apprécie pas la multitude, est une reprise de ce qu' a déclaré Constantin Guys et Baudelaire le cite.
En effet, Baudelaire réfute la thèse selon laquelle "la solitude serait mauvaise pour l'homme".
Et de conclure :
« Presque tous nos malheurs nous viennent de n’avoir pas su rester dans notre chambre, » dit un autre sage, Pascal, je crois, rappelant ainsi dans la cellule du recueillement tous ces affolés qui cherchent le bonheur dans le mouvement et dans une prostitution que je pourrais appeler fraternitaire, si je voulais parler la belle langue de mon siècle.
Bonsoir
Y a-t-il ici une figure de style? "Il s'étend contre Antigone, l'embrassant dans une immense flaque rouge" .
Peut-être une hyperbole: "immense flaque". Il y a amplification pour souligner tout le tragique de la scène.
Attends d'autres réponses.
Bien d'accord avec l'hyperbole.
J'ajouterais la méiose de "flaque" qui dévalorise par sa trivialité la noblesse du sang.
Notons donc aussi l'effet paradoxal obtenu par l'association de l'hyperbole (agrandissement) et de la méiose (réduction).
Ne peut-on pas dire qu'il y a aussi une periphrase ?
Non. Je ne vois pas de périphrase.
Je vois. Merci beaucoup Jean-Luc.