Bonjour,
je suis en seconde générale et, la semaine prochaine, j'ai un devoir sur les figures de style suivantes : l'épiphore, le parallélisme, le chiasme, la prétérition, la métonymie, la synecdoque, la prosopopée et l'animalisation. Il s'agira d'un texte dans lequel il faudra les repérer, cependant, je ne trouve pas de texte disponible sur Internet regroupant la totalité, ou quasi-totalité, de celles-ci… En auriez-vous à me proposer ? 😀 Merci !
Si tu connais ces figures de style, où est le problème pour les identifier ?
« Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris,
Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,
Infiniment, la pluie,
La longue pluie,
La pluie. »
— Emile Verhaeren, La pluie (Les villages illusoires)
« Moi qui n'ai jamais prié Dieu
Que lorsque j'avais mal aux dents
Moi qui n'ai jamais prié Dieu
Que quand j'ai eu peur de Satan
Moi qui n'ai prié Satan
Que lorsque j'étais amoureux
Moi qui n'ai prié Satan
Que quand j'ai eu peur du Bon Dieu »
— Jacques Brel, La Statue
Certes, je les connais ainsi que leurs définitions mais il y a un grand pas entre savoir ce qu'elles signifient et être apte à les repérer dans un texte… Et pour cause ! Je n'arrive pas à trouver laquelle se cache dans la chanson de Jacques Brel…
Fichus auteurs (surtout les poètes) qui se refusent à écrire des textes qui illustrent le cours des profs !
Epiphore … (Dieu/satan)
Anaphore : "Moi qui n'ai …"
« Moi qui n'ai jamais prié Dieu
Que lorsque j'avais mal aux dents
Moi qui n'ai jamais prié Dieu
Que quand j'ai eu peur de Satan
Moi qui n'ai prié Satan
Que lorsque j'étais amoureux
Moi qui n'ai prié Satan
Que quand j'ai eu peur du Bon Dieu »
— Jacques Brel, La Statue
Bonsoir,(ou bonjour)
Je suis en seconde et j'ai un devoir de commentaire (plutôt d'initiation au commentaire) à rédiger sur le début du chapitre XI d'
Une Vie de Maupassant.
Le professeur nous demande donc d'analyser des figures de style. Je suis un peu coincée sur ce passage:
"Voilà que maintenant son âme était pénétrée par des souvenirs attendris, doux et mélancoliques, des courtes joies d'amour que lui avait autrefois données son mari. Elle tressaillait à tout moment à des réveils inattendus de sa mémoire;…"
La question est un peu bête (désolée si je suis complètement à côté de la plaque et que je vous ai fait perdre votre temps) mais est-ce que l'on peut considérer que ce sont des personnifications?
Je vois que les propos sont assez imagés mais en y repensant c'est peut être juste que les termes employés ont un sens figuré.
En tout cas merci pour les éventuelles réponses.
Bonjour,
Je ne parlerais pas de personnification, car il ne s'agit pas ici d'animer une réalité matérielle ou animale.
Pour le premier extrait, je m'intéresserais plutôt à l'emploi du passif pour souligner la survenue involontaire des souvenirs.
A noter et à justifier ensuite un rythme ternaire.
Le second fait plutôt penser à une métonymie (synecdoque) qui prend la partie pour le tout (la mémoire pour l'esprit).
Bonjour, je suis en première et je dois analyser le témoignage ci-dessous et je me demandais si " mes narines furent saluées comme jamais" (l.1) était une personnification ? Je ne sais pas si cette question est bête mais j'ai un énorme doute ! J'ai une deuxième question, dans ce témoignage peut-on dire que le registre utilisé est le pathétique ? ( Selon moi, oui puisque la souffrance des esclaves y est décrite " cris ", "hurlements des femmes et gémissements des mourants ")
« On me jeta bientôt dans l'entrepont, raconte Equiano, et là mes narines furent saluées comme jamais auparavant dans ma vie : la puanteur était si épouvantable, et il y avait tant de cris, que la nausée et l'abattement m'empêchèrent de manger quoi que ce fût (…). / A cause du manque d'aération et de la chaleur ambiante qui venaient s'ajouter au surpeuplement du bateau et à l'entassement des passagers, lesquels pouvaient à peine se retourner, nous faillîmes étouffer. On se mit à transpirer abondamment, ce qui ne tarda pas à rendre l'air irrespirable (…) et répandit parmi les esclaves une maladie dont beaucoup moururent. (…) Cette affligeante situation se trouva encore aggravée par les excoriations dues aux chaînes dont le port nous était devenu insupportable, et par la saleté immonde des baquets de nécessité dans lesquels chutaient souvent les enfants. / (…) Les hurlements des femmes et les gémissements des mourants faisaient de tout cela un spectacle d'horreur à peine concevable.»
Merci d'avance.
Il s'agit de la traduction de :
I was soon put down under the decks, and there I received such a salutation in my nostrils as I had never experienced in my life
La traduction est évidemment très bonne, mais la personnification n'est pas tellement sensible en anglais où le sujet est tout de même "I".
Il est bien difficile d'apprécier les figures de style dans un texte traduit.
Il est sûr qu'il y a là une image intéressante. Le personnage est réduit à son seul odorat.
Quant au registre, le texte est tronqué, mais dans les extraits que tu cites, on peut parler de réalisme cru. Le nouvel arrivant en est horrifié.
Bonjour à tous,
je cherche la figure de style qui consiste à juxtaposer des termes qui sont de natures sémantiques différentes, par exemple dans la phrase suivante:
"Et aussitôt, la femme, toutes les femmes, sort de nouveau regards, ongles, paroles pour le voir souffrir…"
J'ai cherché partout sans succès…
Merci par avance à celui ou celle qui saura m'éclairer.
bonjour
pourriez vous m'indiquer quelle est la figure de style qui marque cette phrase:
"comme une mâchoire de loup-cervier aux dents aiguës et blanches, une découpure de montagnes couvertes de neiges mordait le bord de la robe du ciel "
merci d'avance
"comme une mâchoire de loup-cervier aux dents aiguës et blanches, une découpure de montagnes couvertes de neiges mordait le bord de la robe du ciel "
La comparaison est évidente. Cherche les métaphores.
Bonsoir, en commentant un texte de "Voyage au bout de la nuit" de Céline, je suis resté dubitatif sur une figure de style employée par Bardamu. Dans la phrase suivante : "Comprimés comme des ordures qu'on est dans la caisse en fer, on traverse tout Rancy, et on odore ferme en même temps, surtout quand c'est l'été."
La caisse en fer désigne le tramway dans lequel sont entassés les banlieusards.
"Caisse en fer" : s'agit-il d'une périphrase ou d'une métaphore ? Merci beaucoup!
P.S : Céline a aussi dit "La Seine, ce gros égout qui montre tout." périphrase ? métaphore ? hyperbole ?
Quelques lignes plus haut, il est question du tramway.
Bonjour, merci beaucoup pour votre aide. Si j'ai bien compris, dans la phrase "Comprimés comme des ordures qu'on est dans la caisse en fer", l'expression "caisse en fer" est une périphrase.
Veuillez m'excuser, le style de Céline parait simple mais il est bien plus complexe en réalité, et je peine à l'analyser.
Quand Céline dit "La Seine, ce gros égout qui montre tout", est-ce une métaphore ? ou une périphrase ?
Je crois que c'est une métaphore mais l'adjectif démonstratif "ce" me fait douter..
Bonsoir,
Je ne parviens pas à savoir si "la chair" (pour dire "sexualité") est une simple métaphore ou une métonymie.
Merci pour votre aide si précieuse !
Personne pour me répondre SVP ?… 😜
''On meurt parce qu'on est coupable. On est coupable parce qu'on est sujet de Caligula. Or tout le monde est sujet de Caligula. Donc, tout le monde est coupable, D'où il ressort que tout le monde meurt. C'est une question de temps et de patience'' De Albert Camus dans Caligula
De quel procédé il s'agit .
Bonsoir,
C'est une figure de logique appelée syllogisme.