Merci beaucoup.
J'ai une nouvelle question. Peut-on parler d'une asyndète dans le cas du vers suivant ?
"Voici Pilar, elle m'apaise, ses yeux déplacent le
mystère"
Merci de votre réponse.
Voici
Pilar, elle m'apaise, ses yeux -déplacent le mystère.
Elle a toujours derrière elle comme un souvenir de famille
Le soleil de l'Uruguay qui secrètement pour nous brille,
Mes enfants et mes amis, leur tendresse est circulaire
Autour de la table ronde, fière comme l'univers;
Leurs frais sourires s'en vont de bouche en bouche fidèles,
Prisonniers les uns des autres, ce sont couleurs d'arc-en-ciel.
Supervielle
Pilar, elle …ses yeux -déplacent le mystère
Je m'intéresserais plutôt à ces figures de style.
Une personnification pour la deuxième, n'est-ce pas ? Pour la première, peut-on vraiment parler d'une figure de style quand le pronom est repris ?
Une dislocation avec anaphore peut-être ?
RienRienRien
Bonsoir ,
Je considère que vous n'avez pas reçu la réponse juste sur la figure du style demandée.
""Et couverts les vêtements d'un morceau de ciel noir" au lieu de "Et les vêtements couverts d'un morceau de ciel noir".
Sur mon avis concerne la figure de style:L’hypallage .
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J'ai une nouvelle question. Peut-on parler d'une asyndète dans le cas du vers suivant ?
"Voici Pilar, elle m'apaise, ses yeux déplacent le
mystère"
Non,pas du tout .A la fugure " asyndète " tous sont en parataxe :"Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu".
Une personnification pour la deuxième, n'est-ce pas ? Pour la première, peut-on vraiment parler d'une figure de style quand le pronom est repris ?
Une dislocation avec anaphore peut-être ?
Ni personnification,ni anaphone (lisez bien les notions ).
Sur mon avie est une métaphore directe .
Cordialement!
Bonjour j'aurais besoin de savoir quelles figures de styles est : "Ils sombraient dans l'abondance"
Je remerci d'avance l'aide.
@floreale possible de savoir pourquoi ? 🙂
Sombrer est une image, une métaphore.(cesser de flotter, s'enfoncer dans l'eau/disparaître, se perdre …)
Mais "sombrer" est un terme négatif alors qu'"abondance" est connoté positivement. C'est paradoxal. On sombrerait plutôt dans … la misère.
Tout ce qui se mange et tout ce qui se boit leur était offert. […] Il y avait des charcuteries, temples aux mille colonnes aux plafonds surchargés de jambons et de saucisses, antres sombres où Tout ce qui se mange et tout ce qui se boit leur était offert. […] Il y avait des charcuteries, temples aux mille colonnes aux plafonds surchargés de jambons et de saucisses, antres sombres où s’entassaient des montagnes de rillettes, de boudins lovés comme des cordages, des barils de choucroute […] Ils sombraient dans l’abondance. Ils laissaient se dresser des Halles colossales. Devant eux surgissaient des paradis de jambons, de fromages, d’alcools. […] Ils longeaient les façades d’acier, de bois rares, de verre, de marbre. s’entassaient des montagnes de rillettes, de boudins lovés comme des cordages, des barils de choucroute […] Ils sombraient dans l’abondance. Ils laissaient se dresser des Halles colossales. Devant eux surgissaient des paradis de jambons, de fromages, d’alcools. […] Ils longeaient les façades d’acier, de bois rares, de verre, de marbre.
Pérec
Nommez la figure de style de l’expression « précepteurs muets » dans le texte de Pierre-Daniel HUET , traité de l'origine du roman, 1670.
En quoi traduit-elle la fonction essentielle des romans selon Pierre-Daniel HUET ?
Texte :
Rien ne dérouille tant l'esprit, ne sert tant à le façonner et le rendre propre au monde que la lecture des bons romans. Ce sont des précepteurs muets qui succèdent à ceux du collège et qui apprennent à parler et à vivre d une méthode bien plus instructive et bien plus persuasive que la leur, et de qui on peut dire ce qu'Horace disait de l'Iliade d'Homère, qu'elle enseigne la morale plus fortement et mieux que les philosophes les plus habiles.
J'ai d'abord pensé à une métaphore mais finalement.. Je ne vois pas.
Et pouvez-vous également m'aider pour la deuxième question ? Merci d'avance.
Bonsoir,
Métaphore certainement, mais doublée d'un oxymore. En effet la fonction du précepteur est de parler pour enseigner.
C'est un éloge de l'efficacité de l'argumentation indirecte : apprendre non par l'enseignement théorique mais par la force des exemples.
Merci beaucoup ..
Néanmoins j'ai une dernière requête .. Toujours en relation avec le texte de HUET
Quel rôle dans l’argumentation joue la comparaison avec l’épopée homérique ?
Je n'ai pas compris la question pouvez-vous m'aider à y répondre svp
Bonjour, je voudrais savoir quelle est la figure de style pour la phrase suivante :
"Une absence de vie à la force de l âge"
J'aurais dit oxymore mais la prof a mis métaphore.
merci
Pour bea139715,
Une argumentation est constituée d'arguments illustrés par des exemples.
Certes mais je ne comprends pas pourquoi la référence à Homère y est
argument : "Ce sont des précepteurs muets qui succèdent à ceux du collège et qui apprennent à parler et à vivre d une méthode bien plus instructive et bien plus persuasive que la leur"
exemple, illustration : "l'Iliade d'Homère, [qu']elle enseigne la morale plus fortement et mieux que les philosophes les plus habiles."
Bonsoir miett ,
Une description est la tentative de reconstruire par les paroles (écrite ou orale) d' un espace-paysage,une personne, d'un objet,un phénomène, etc .. La description en sorte du type d' un lieu, il est principalement associé d' un espace.
La description pourrait être divisée à en objectif ou en subjectif .
Nous décrivons une chose dans l'espace réel ou symbolique - espace social ?
Difficile à utiliser qu' une seule figure du style pour réussire votre but .
Vous aurez besoin d'utiliser ….. beaucoup du mots pour faire le décrire :la métaphore ,l' allégorie ,la périphrase ,la comparaison , la personnification, y compris des mots d'autres significations et utilisés d'une façon que la description soit vivante, immédiate,descriptive et lyrique.
En grec,il y a une figure du style qui s'appelle :Κλιμακωτό .
Climax (les pas de l'escalier). Dans cette figure du style les évènements augmentent par une série de actions ou situations que chacun est plus intense que la précédente.
Par ex. : Il bruine ,il pleut ,des inondations ,c'est la catastrophe ….( le premier pas :bruine …le dernier :la catastrophe ).
J'ai cherché le trouver en français mais en vain pour moi.
Si le modérateur le sait ,il pourrais vous aider.
Bonne chance .
grecque bonjour,
Vous répondez à un message de 2007 ?
8th Sep 2007 à 21:49
Quelle est cette figure de style ?
Bonjour,
J'aimerais savoir comment s'appelle la figure de style qui consiste, dans la description d'un lieu par exemple, à partir d'un détail pour arriver au décor dans son ensemble (ou inversement, partir de l'ensemble pour "zoomer" sur un petit détail) ?
J'ai su le nom de cette figure de style, mais je ne parviens pas à la retrouver…
Merci d'avance,
Miett
Bonjour floreale
Merci de votre indice .Je commence d'apprendre.Tout d'abord à voir la date du demande.
Dans tout cas ,pardonnez moi.
Bonne continuation,bon courage ,
Cordialement !
Bonjour, aidez-mois s'il vous plaît de trouver les répétitions et les nommer dans ces fragments de L'Amant de Duras Marguerite. Pour mois c'est difficile(
Merci d'avance.
Je ne sais pas qui avait pris la photo du désespoir. Celle de la cour de la maison de Hanoi. Peutêtre mon père une dernière fois. Dans quelques mois il sera rapatrié en France pour raison de santé. Avant, il changera de poste, il sera nommé à PnomPenh. Il y restera quelques semaines. Il mourra dans moins d'un an. Ma mère aura refusé de le suivre en France, elle sera restée là où elle était, arrêtée là. À Pnom-Penh. Dans cette résidence admirable qui donne sur le Mékong, I'ancien palais du roi du Cambodge, au milieu de ce parc effrayant, des hectares, où ma mère a peur. La nuit elle nous fait peur. Nous dormons tous les quatre dans un même lit. Elle dit qu'elle a peur de la nuit. C'est dans cette résidence que ma mère apprendra la mort de mon père. Elle l'apprendra avant l'arrivée du télégramme, dès la veille, à un signe qu'elle était seule à avoir vu et à savoir entendre, à cet oiseau qui en pleine nuit avait appelé, affolé, perdu dans le bureau de la face nord du palais, celui de mon père. C'est aussi là, à quelques jours de la mort de son mari, en pleine nuit aussi, que ma mère s'est trouvée face à l'image de son père, de son père à elle. Elle allume. Il est là. Il se tient près de la table, debout, dans le grand salon octogonal du palais. Il la regarde. Je me souviens d'un hurlement, d'un appel. Elle nous a réveillés, elle nous a raconté l'histoire, comment il était habillé, dans son costume du dimanche, gris, comment il se tenait, et son regard, droit sur elle. Elle dit : je l'ai appelé comme quand j'étais petite. Elle dit : je n'ai pas eu peur. Elle a couru vers l'image disparue. Les deux étaient morts aux dates et aux heures des oiseaux, des images. De là sans doute l'admiration que nous avions pour le savoir de notre mère, en toutes choses, y compris celles de la mort.
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Mes frères ne lui adresseront jamais la parole. C'est comme s'il n'était pas visible pour eux, comme s'il n'était pas assez dense pour être perçu, vu, entendu par eux. Cela parce qu'il est à mes pieds, qu'il est posé en principe que je ne l'aime pas, que je suis avec lui pour l'argent,que je ne peux pas l'aimer, que c'est impossible, qu'il pourrait tout supporter de moi sans être jamais au bout de cet amour. Cela, parce que c'est un Chinois, que ce n'est pas un blanc. La façon qu'a ce frère aîné de se taire et d'ignorer l'existence de mon amant procède d'une telle conviction qu'elle en est exemplaire. Nous prenons tous modèle sur le frère aîné face à cet amant. Moi non plus, devant eux,je ne lui parle pas. En présence de ma famille, je dois ne jamais lui adresser la parole. Sauf, oui, quand je lui fais passer un message de leur part. Par exemple après le dîner, quand mes frères me disent qu'ils veulent aller boire et danser à la Source, c'est moi qui lui dis qu'on veut aller à la Source pour boire et danser. D'abord il fait comme s'il n'avait pas entendu. Et moi, je ne dois pas, dans la logique de mon frère aîné, je ne dois pas répéter ce que je viens de dire, réitérer ma demande, si je le faisais ce serait la faute, je condescendrais à sa plainte. Il finit par me répondre. A voix basse, qui se voudrait intime, il dit qu'il aimerait bien être seul avec moi pendant un moment. Il le dit pour mettre fin au supplice. Alors, je dois l'entendre encore mal, comme une traîtrise de plus, comme si par là il voulait accuser le coup, dénoncer la conduite de mon frère aîné à son égard, donc je ne dois toujours pas lui répondre. Lui, il continue encore, il me dit, il ose : votre mère est fatiguée, regardez-la. Notre mère en effet sombre de sommeil après les dîners fabuleux des Chinois de Cholen. Je ne réponds pas davantage. C'est alors que j'entends la voix de mon frère aîné, il dit une phrase très courte, cinglante, définitive. Ma mère disait de lui : des trois, c'est lui qui parle le mieux. Sa phrase dite, mon frère attend. Tout s'arrête ; je reconnais la peur de mon amant, c'est celle de mon petit frère. Il ne résiste plus. On va à la Source. Ma mère aussi va à la Source, elle va dormir à la Source.
En présence de mon frère aîné il cesse d'être mon amant. Il ne cesse pas d'exister mais il ne m'est plus rien. Il devient un endroit brûlé. Mon désir obéit à mon frère aîné, il rejette mon amant. Chaque fois qu'ils sont ensemble vus par moi je crois ne plus jamais pouvoir en supporter la vue. Mon amant est nié dans justement son corps faible, dans cette faiblesse qui me transporte de jouissance. Il devient devant mon frère un scandale inavouable, une raison d'avoir honte qu'il faut cacher. Je ne peux pas lutter contre ces ordres muets de mon frère. Je le peux quand il s'agit de mon petit frère. Quand il s'agit de mon amant je ne peux rien contre moi-même. D'en parler maintenant me fait retrouver l'hypocrisie du visage, de l'air distrait de quelqu'un qui regarde ailleurs, qui a autre chose à penser mais qui néanmoins, dans les mâchoires légèrement serrées on le voit, est exaspéré et souffre d'avoir à supporter ça, cette indignité, pour seulement manger bien, dans un restaurant cher, ce qui devrait être bien naturel. Autour du souvenir la clarté livide de la nuit du chasseur. Ça fait un son strident d'alerte,de cri d'enfant.
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Jamais bonjour, bonsoir, bonne année. Jamais merci. Jamais parler. Jamais besoin de parler. Tout reste, muet, loin. C'est une famille en pierre, pétrifiée dans une épaisseur sans accès aucun. Chaque jour nous essayons de nous tuer, de tuer. Non seulement on ne se parle pas mais on ne se regarde pas. Du moment qu'on est vu, on ne peut pas regarder. Regarder c'est avoir un mouvement de curiosité vers, envers, c'est déchoir. Aucune personne regardée ne vaut le regard sur elle. Il est toujours déshonorant. Le mot conversation est banni. Je crois que c'est celui qui dit ici le mieux la honte et l'orgueil. Toute communauté, qu'elle soit familiale ou autre, nous est haïssable, dégradante. Nous sommes ensemble dans une honte de principe devoir à vivre la vie. C'est là que nous sommes au plus profond de notre histoire commune, celle d'être tous les trois des enfants de cette personne de bonne foi, notre mère, que la société a assassinée. Nous sommes du côté de cette société qui a réduit ma mère au désespoir. A cause de ce qu'on a fait à notre mère si aimable, si confiante, nous haïssons la vie, nous nous haïssons.