Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

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Sur le deuxième lien j'ai vu au moins deux possibilités.
une répétition ou une épanalepse ?

recherche faite pour moi c'est une épanalepse :
"Epanalepse : Nom féminin. Répétition d'un mot ou d'une expression identique ou presque, au début ou à la fin d'une phrase ou d'un vers, pour renforcer un effet pathétique ou emphatique." sinon je vois pas du tout !
peux tu me les dire stp ?
je n'ai pas le temps de tout lire, je bosse mes lectures analytiques en meme temps que je pose cette question!

merci de ta réponse précédente! j'ai aussi proposé ''répétition" ce n'est pas ça ..
Epanalepse c'est quoi ?
manon91 a écrit :une répétition ou une épanalepse ?
J'aurais peut-être attendu une intervalle entre quelques-unes des répétitions pour une épanalepse…..
manon91 a écrit :une répétition ou une épanalepse ?
J'aurais peut-être attendu une intervalle entre quelques-unes des répétitions pour une épanalepse…..
C'est vrai , franchement dans ce cas je vois pas ! Désolé jaseurjtm je ne peut pas t'aider plus.
une anaphore, est-ce possible?
Non.

Indice: un orateur frappe parfois la table ou le pupitre devant lui pour faire…..quel effet?
(Ça commence avec un E).


P.-S. J'aurais dit répétition aussi.
Bonsoir Jaseur,

Cherche Epizeuxe, https://philo-lettres.fr/stylistique/ ici.

Édit : Voir aussi son synonyme : pallilogie, https://livez.free.fr/figuresdestyle.pdf

Muriel
Bonjour à tous et à toutes !

En lisant Les Fleurs du Mal pour la énième fois hier -je suis une fanatique de Charles Baudelaire même si je ne l'étudierai que l'an prochain en Première L - j'ai été étonnée d'un petit détail qui jusque là n'avais pas retenu mon attention…

Dans le poème "Remords Posthume" on peut lire :
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d’un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n’auras pour alcôve et manoir
Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse creuse ;

Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu’assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton coeur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,

Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d’où le sommeil est banni,

Te dira : «Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n’avoir pas connu ce que pleurent les morts?
- Et le ver rongera ta peau comme un remords.
Très joli poème, mais je m'interrogeais sur le "ma belle ténébreuse". C'est une figure de style, j'en suis sûre et certaine qui est utilisée ici, mais laquelle ? Ma maman penchait pour un oxymore mais un oxymore, je croyait que c'était toujours avec un nom commun et un adjectif (par exemple Matin brun, l'obscure clarté…) donc, est-ce qu'il y aurait une variante dans l'oxymore, ou bien est-ce complètement une autre figure de style, qui consiste à associer un adjectif avec un autre adjectif mais qui est alors considéré comme nom commun (ici "ténébreuse") ?

Merci beaucoup de me répondre, à bientôt.

FleurDuMal
Aussi bien beau que ténébreux peuvent être utilisés comme noms.
De plus, il n'y a aucune obligation que dans un oxymore soient associés un nom et un adjectif :
« L'homme que vous adorerez détester »
.

Donc si tu considères que belle et ténébreuse sont contradictoires, il s'agit bien d'un oxymore.
Bonjour FleursDuMal

Je ne sais pas si l'on peut considérer cette expression comme un oxymore, car belle et ténébreuse (qui peuvent être tous deux noms communs et adjectifs) ne sont pas vraiment contraires comme sombre clarté ou silence éloquent. Il est certain qu'il s'agit d'une antithèse, mais des précisions seraient les bienvenues de la part des autres membres.
Bonjour.

"Ténébreux" peut être un nom : "Je suis le Ténébreux…" (Nerval)
Un beau ténébreux, selon le Robert, se dit par plaisanterie d'un bel homme à l'air mystérieux et mélancolique.

Rien n'empêche d'être à la fois beau et mystérieusement mélancolique… "Belle ténébreuse" ne constitue donc à mon sens ni un oxymore, ni même une antithèse. On pourrait appeler ça une "locution nominale" mais ce n'est pas vraiment une figure de style. Cela dit, Baudelaire ne disait sans doute pas "belle ténébreuse" par plaisanterie, comme on dit de nos jours "beau ténébreux". Ce n'était pas encore devenu une formule toute faite.
Bonjour !

Dans le Génie du christianisme, Chateaubriand formule une figure de style que j'ai trouvée énigmatique et que je n'arrive pas à définir, la voici : "cette mer immobile de lumière".

Auriez-vous des propositions ? Merci !
Pas de propositions ? 😞
Bonsoir, Jérémy.

Tout dépend de ce que Chateaubriand décrit ainsi… Est-ce la vraie mer ? Sinon, ce pourrait être tout simplement une métaphore .
Il s'agit de la vraie mer oui.
Mais "immobile de lumière", ce n'est pas une sorte de… anacoluthe ?
c'est le décalage "immobilité" et "lumière" qui me paraît étrange ici… Et j'y vois plus qu'une métaphore…
Non, pas une anacoluthe, il n'y a pa de rupture de construction.
Non, il ne s'agit pas de la vraie mer :
Dans une savane, de l'autre côté de la rivière, la clarté de la lune dormait sans mouvement sur les gazons ; des bouleaux agités par les brises et dispersés çà et là formaient des îles d'ombres flottantes sur cette mer immobile de lumière.
Bonjour Jérémy,

Voici le contexte (chapitre XII) :
La scène sur la terre n'était pas moins ravissante : le jour bleuâtre et velouté de la lune descendait dans les intervalles des arbres, et poussait des gerbes de lumière jusque dans l'épaisseur des plus profondes ténèbres. La rivière qui coulait à mes pieds tour à tour se perdait dans le bois, tour à tour reparaissait brillante des constellations de la nuit, qu'elle répétait dans son sein. Dans une savane, de l'autre côté de la rivière, la clarté de la lune dormait sans mouvement sur les gazons ; des bouleaux agités par les brises et dispersés çà et là formaient des îles d'ombres flottantes sur cette mer immobile de lumière.
https://fr.wikisource.org/wiki/G%C3%A9nie_du_christianisme_-_Chapitre_XII_-_Deux_perspectives_de_la_Nature
Mais non Jérémy, il ne s'agit pas de la "vraie" mer… Ce sont les gazons illunés qui sont comparés à une mer (= une étendue) de lumière. Et plus spécialement "la clarté de la lune".

la clarté de la lune dormait sans mouvement sur les gazons = Cette mer immobile de lumière.

Reste à déterminer si cette mer s'applique à clarté de la lune (comme un voile lumineux) ou à gazons (comme une étendue) ?

Muriel
Édit : croisé avec Anne…
Muriel me sauvera toujours…
Quel idiot ! Merci à vous deux.

Il s'agit donc d'une métaphore in absentia.

Mais ce qui m'alertait le plus était cette expression "immobile de lumière", semblant d'oxymore…
Si tu relis l'ensemble de ton texte (voir le lien ci-dessus), tu t'apercevras que le passage "marin" a toutes ses comparaisons faites avec un lexique "terrestre" (vallées, troupeaux, bruyères, etc.), et que le passage "terrestre", inversement, a toutes ses comparaisons faites avec un lexique "marin" (mer, îles, etc.).

Je trouve que c'est la "lumière" qui est commune aux descriptions. Sûrement une analogie avec la lumière qui émane de Dieu, et qui unifie tout.

Muriel