Quelle est cette figure de style ?
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Je partage ton avis, Ammy, et je ne comprends pas l'intérêt de ce genre d'observations.
Il n'y a rien à dire sur une phrase de ce genre, et il faut absolument trouver des mots savants pour en parler ? Non franchement je ne comprends pas.
Voici l'extrait de
L'Étranger de Camus :
Marie m'a apprisun jeu . Il fallait, en nageant , boire à la crête des vagues, accumuler dans sa bouche toute l'écume et se mettre ensuite sur le dos pour la projeter contre le ciel . Cela faisait alors une dentelle mousseuse qui disparaissait dans l'air ou me retombait en pluie tiède sur le visage . Mais au bout de quelque temps, j'avais la bouche brûlée par l'amertume du sel. Mariem'a rejoint alors et s'est collée à moi dans l'eau . Elle a mis sa bouche contre la mienne . Sa langue rafraîchissait mes lèvres et nous nous sommes roulés dans les vagues pendant un moment. Quand nous nous sommes rhabillés sur la plage , Marie me regardait avec des yeux brillants .
Peut-être qu'on a exagéré un peu en utilisant tous ces mots savants, mais je suis convaincue qu'il y a une figure de style ici. je pense qu'effectivement, comme l'avait dit Jacques, il y a une
isotopie phonétique, mais quel pourrait être l'effet recherché? est-ce un écho au nom de Marie?
Si l'on considère l'ensemble de la page que tu mets maintenant à l'écran, on peut sans doute voir un effet de style dans la répétition de "Marie". Mais sur la seule phrase "Marie m'a appris un jeu", je ne perçois vraiment rien de spécial.
Après, on peut toujours se faire des noeuds au cerveau, à l'aise Blaise, tranquille Mimile…
Cela dit, que de M… Doit-on déduire de l'allitération qu'il M vraiment beaucoup sa Marie ?
Je n'irai pas jusque-là… 😉
Marie m'a appris un jeu . Il fallait, en nageant , boire à la crête des vagues, accumuler dans sa bouche toute l'écume et se mettre ensuite sur le dos pour la projeter contre le ciel . Cela faisait alors une dentelle mousseuse qui disparaissait dans l'air ou me retombait en pluie tiède sur le visage . Mais au bout de quelque temps, j'avais la bouche brûlée par l'amertume du sel. Marie m'a rejoint alors et s'est collée à moi dans l'eau . Elle a mis sa bouche contre la mienne . Sa langue rafraîchissait mes lèvres et nous nous sommes roulés dans les vagues pendant un moment. Quand nous nous sommes rhabillés sur la plage , Marie me regardait avec des yeux brillants .
Ah ah oui, c’est joli Jehan !
Moi, c’est moins poétique : le « m » fait partie des lettres dont la fréquence est relativement élevée en français.
Cependant, le « n » (je voulais faire « pourquoi tant de N ? » et évoquer l’amour ambigu que Meursault (tiens encore un « m ». Comme dans Camus d’ailleurs) éprouvait pour Marie, raté 🙂 !) qui est encore plus fréquent que le « m » est quasiment absent de l’extrait.
[lien invalide]
vemissa, pour rester "à la recherche de figure de style aux noms compliqués", on peut voir - mais c'est vraiment trèèèèès limite - une anaphore dans la répétition de Marie.
C'est juste que j'aime bien cherché les sens cachés derrière chaque phrase, chaque mot, chaque lettre même, mais cette fois j'ai poussé les choses un peu loin . 😂
Katioucha, je pense que c'est une simple allitération. 🙂
Ah! c'est beau le Français!
Je pense aussi qu'il est plus sage de s'en tenir à l'allitération ! 🙂
Bonsoir, je ne comprends pas en quoi "se jeter dans les bras de quelqu'un" est une métonymie puisque c'est bien dans les bras de qqn que l'on se jette…
Au sens figuré, c'est se mettre sous la protection de quelqu'un.
Et il y a métonymie parce que "les bras" représentent en fait "la protection".
Bonjour,
Hier en regardant un sketch de Coluche, je me suis demandé quelle était la figure de style dans cette phrase :
"Mon pote il a des idées sur tout… enfin il a surtout des idées".
Je ne sais même pas si cette figure porte un nom, j'aurais tendance à dire que c'est une espèce d'antimétabole puisqu'en écoutant - et c'est ce qui crée un effet comique - on a l'impression que les mots sont inversés, mais pas vraiment une antimétabole non plus car il y a seulement un mot sur les deux qui est repris dans l'inversement des termes; en effet dans la première proposition Coluche emploie "sur tout" et dans le seconde "surtout". Ce serait donc une fausse antimétabole donc, ou une antimétabole acoustique ^^ Qu'en pensez-vous?
Un jeu de mots.
Probablement un simple calembour, un "jeu de mots". Je ne pense pas qu'on puisse parler de paronomase.
Pas paronomase, jamais de la vie ! 😂 mais fausse antimétabole, s'interrogait Louiss (ou antimétalepse ou antimétathèse = anadiplose + épanadiplose.) 😂 😂 😂
Bonsoir,
Merci pour vos réponses, c'est bien ce que je pensais il n'y a pas vraiment de nom; c'est un calembour antimétaboloïde ! ^^
Bonjour à tous !
J'écoutais du rap ce matin et je me suis aperçue que dans plusieurs chansons une figure de style revenait et je n'arrivais pas à l'identifier.
En gros, ça donne ceci :
« La vodka pour faire monter les degrés » (Dans Légende d'Hiver de Nessbeal)
Et
« De la fumée pour changer d'air » (Dans Harajuku de Joke)
Quelqu'un aurait-il une idée ? Ici, j'ai le sentiment que l'effet de la vodka et de la fumée est différent de celui qu'on leur attribue d'habitude, au début j'aurais bien dit un hypallage pour le premier mais il n'y a pas de premier élément d'inversion, donc ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas non plus une métaphore étant donné qu'on prend la vodka et la fumée dans leur sens propre donc ça bloque ici encore..
Merci d'avance pour votre aide 🙂 !
Bonjour.
Je ne comprends pas trop ce qui te fait dire que ce sont des hypallages.
Je ne vois d'ailleurs pas ce qu'il y a d'inhabituel dans "pour faire monter les degrés" appliqué à la vodka.
Quant au "pour changer d'air" appliqué à la fumée, c'est tout au plus légèrement paradoxal et sans doute un peu ironique, mais à part ça…
Hypallage parce que dans les phrases précédentes il parlait d'été, de chaleur etc. Mais ici ça ne fonctionne pas
"Monter les degrés" peut être pris dans deux sens :
- soit pour se réchauffer, auquel cas ça serait presque plus une figure de style
- soit pour faire monter la température générale, comme il le disait avant avec l'été
C'est pour cela que "pour monter les degrés" ne me semble pas un emploi inhabituel, appliqué à la vodka. L'expression en elle-même, si elle est employée au sens de "pour réchauffer l'ambiance", est tout au plus un sens figuré.
Bonsoir,
Julien Clerc, dans sa jolie chanson "Le patineur"
https://www.youtube.com/watch?v=TsBvxYuSCiA
dit une chose curieuse :
"Dans une ville où je passais, bien au nord du mois de juillet, …".
Est-ce une figure de style ?
Comment peut-on comprendre ce bout de phrase ?
Merci.