Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

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Bonjour…

La valeur d'emploi dans un texte particulier, ou la valeur d'emploi en général ?
Bonjour,

Dans la phrase suivante: "dont les strophes se perdaient en un mugissement confus"
parleriez-vous d'une personnification ou d'une allégorie?

Merci.
Actarus, les figures de rhétorique sont a revoir d'urgence…a ma connaissance, tu nous cites un extrait connu de l'emeute dans Germinal, qui oblige Madame Hennebeau a se cacher dans une grange….?Tu n'as ici ni personnification, ni allégorie, voyons!…Zola donne une vision saisissante de cette populace déguenillée et tu rencontres tout un réseau isotopique de l'animalisation : nudité de femelles, claquement des sabots…..mugissement confus s'inscrit dans cette continuité… Au travail!
Dans la phrase suivante: "dont les strophes se perdaient en un mugissement confus"
Aucune figure de style dans le passage souligné, mais l'image se trouve dans ce qui n'est pas souligné.
Le chant se transforme en un mugissement… confus, qui plus est.
Qui mugit ? Sont-ce des hommes ? Non bien sûr ! La musique, n'est pas harmonieuse, elle ne provient pas de choristes patentés, mais d'un troupeau de bêtes. La foule, vue de plus par les bourgeois, est effrayante, et prend la figure de l'animalité, signalée par Scara.
Bonjour,

Ayant quelques difficultés avec les figures de style, j'ai décidé de m'entraîner. 2 vers me posent problème :
"Ils avaient tous l'âme bien née/Noueuse comme un pied de vigne “. Dans la correction, il est dit qu'il y a 1 métaphore : "roueuse". Mais je vois plutôt une Comparaison dont le comparé est l'âme et le comparant pied de vigne. Si Roueuse est métaphore, quel est le comparé associé ?

Merci.
Une " âme noueuse " se perçoit comme une métaphore , qu'importe que le comparant soit " pied de vigne "…..oublie la comparaison et l'outil comparatif pour t'intéresser à la seule métaphore , " âme noueuse " qu'il te faut analyser.
Quant à moi, j'aurais vu une métaphore : "âme bien née " et une comparaison "noueuse comme un pied de vigne".
Mais … ça se discute …
Non, ça ne se discute pas. C'est bien une comparaison.
Pourquoi oublier la comparaison lorsque le comparant est nettement exprimé ?
Tout ce que l'on peut dire, c'est que l'image est belle.
Des points de vue différents…

Si j'ai bien compris, il y aurait une comparaison (comparé : âme ; comparant : pied de vigne) ET une métaphore "âme noueuse" (comparé : âme ; comparant : noueuse). J'espère que c'est bien ça, j'ai passé toute ma soirée dessus…
Pas de quoi passer toute une soiréeée sur cela.
L'âme est dite noueuse comme un pied de vigne.
noueuse n'est pas un comparant. C'est un adjectif qui qualifie l'âme.
S'il était écrit : il avait une âme noueuse, on pourrait parler de métaphore, mais l'outil de comparaison comme et le comparant étant clairement exprimés, on parlera de comparaison.
(Le comparant c'est le pied de vigne.)
Merci beaucoup,

en effet beaucoup de temps pour pas grand chose finalement. Encore merci
Bonjour,
Je suis actuellement en seconde.
Dans le cadre de ma lecture de Au Bonheur des Dames de Émile Zola, j'ai eu un questionnaire sur les premiers chapitre. J'ai eu un blocage avec une question : Donnez la nature et interprétez cette figure de style : "Un léger
cordon bouillonné de foulard crème", cette figure de style est insérée au beau milieu d'une description très détaillée des vitrines du grand magasin.
Pourriez vous m'aider avec cette question s'il vous plaît? 🙂

Merci d'avance,
Thotp
Zola raffole de ce genre de figures qui, en réalité, sont moins complexes qu'il n'y paraît :aucun problème pour " cordon bouillonné de foulard..", il s'agit ici de la matière exposée, sans doute du " foulard de soie " qui fait des fronces….il n'y a donc aucune figure ici, en revanche tu peux, en ce qui concerne la couleur évoquer une banale métaphore, ce foulard ayant comme la couleur de la crème, ou si tu souhaites paraître savante, d'epithetisme, figure fréquente en description ( comme ici ), consistant, en particulier, à doter de qualificatifs les objets décrits, dans un but esthetique.
Je viens de m'amuser à vérifier ce que je te disais….de fait, Zola décrit une vitrine où éclate toute l'" écharpe de l'arc en ciel ", et le cordon de bouillonné "court " entre toutes ces couleurs, comme pour les séparer.
Voici le passage =>
Mais la dernière vitrine surtout les retint. Une exposition de soies, de satins et de velours, y épanouissait, dans une gamme souple et vibrante, les tons les plus délicats des fleurs : au sommet, les velours, d’un noir profond, d’un blanc de lait caillé ; plus bas, les satins, les roses, les bleus, aux cassures vives, se décolorant en pâleurs d’une tendresse infinie ; plus bas encore, les soies, toute l’écharpe de l’arc-en-ciel, des pièces retroussées en coques, plissées comme autour d’une taille qui se cambre, devenues vivantes sous les doigts savants des commis ; et, entre chaque motif, entre chaque phrase colorée de l’étalage, courait un accompagnement discret, un léger cordon bouillonné de foulard crème. C’était là, aux deux bouts, que se trouvaient, en piles colossales, les deux soies dont la maison avait la propriété exclusive, le Paris-Bonheur et le Cuir-d’or,…
Le passage souligné est une métaphore.
L'étoffe légère du foulard est entortillée pour former une espèce de corde à visée décorative mais aussi symbolique, puisqu'elle relie deux produits-phares du magasin, le Paris-bonheur (une soie vendue à prix coûtant et destinée à attirer la clientèle, et le cuir d'or, un taffetas de haute qualité vendu au même prix qu'ailleurs mais qui passera pour une bonne occasion)
… entre chaque motif, entre chaque phrase colorée de l’étalage, courait un accompagnement discret, un léger cordon bouillonné de foulard crème.
Je n'y connais pas grand chose, mais il me semble reconnaitre dans motif, phrase et accompagnement le vocabulaire de la critique musicale : Zola assimile l'étalage à une composition symphonique. N'a-t-il pas commis une symphonie des fromages dans le Ventre de Paris ?
Oui. Et il y a même le mot "gamme".
S'il faut seulement identifier la figure de style soulignée, il semble bien que ce soit la métaphore du cordon bouillonné …
Oui, il me semble.
"La reine des ombres" pour la nuit, comment appelle-t-on cette figure déjà s'il vous plaît ?

Merci
Il s'agit d'une périphrase qu'on range traditionnellement parmi les figures de substitution.
Pour en revenir à l'exemple de Zola, je ne vous approuve toujours pas puisque le " bouillonné" ici, ne fait pas image, il n'a pas été " torsadé ", c'est en effet une variété de tissu à fronces, comme " cloqué " , l'important, semble t il , est " de couleur crème " , emploi métaphorique de la couleur ou " épithetisme", une figure fréquente dans les descriptions zoliennes où éclatent les couleurs.