Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

1578 réponses · Page 42 / 79

C'est une construction habituelle.
"je le revis le jour même se faisant moucher l'arrogance pour un quelconque bouton"
On pourrait écrire
"je le revis le jour même alors qu'il se faisait moucher l'arrogance pour un quelconque bouton"
Se faire moucher a un sens passif = son arrogance était mouchée par (personne)… pour (raison)…
Bonsoir,
Avec Queneau, le sens que tu donnes Jean-Luc me paraît un peu vieillot. Je chercherais plutôt du côté de l'argot :
- moucher : réprimander, donner une correction… des baffes quoi !
- jeune fat vaniteux arrogant : morveux > quand on est morveux, on se mouche… ou on reçoit une taloche et du coup on se fait moucher la trogne et la chandelle qui coule (morve)…
C'est plutôt dans son registre et ces deux mots qui pourraient en apparence passer pour être d'un registre soutenu, cachent la subtilité et la richesse d'un langage plus imagé.
C'est du Queneau dans toutes ses variations, ça reste quand même au sens figuré et ce n'est qu'une métaphore, il me semble. 🙂
Bonjour Jano,

Se faire moucher n'est pas de l'argot.
Littré relève seulement l'expression imagée et d'autres dictionnaires la qualifie de familière ou populaire.
Le lien avec la morve est possible, mais celui avec la chandelle ne l'est pas moins. En effet dans le même sens existe l'expression "se faire moucher le quinquet". Ce qui serait surprenant, c'est bien que Queneau lui ait substitué un terme plus soutenu avec "arrogance".
Est-ce incongru si je propose le zeugma qui associe ici le concret et l'abstrait ?
Bonsoir,

Il ne s'agit pas d'un zeugma (ou zeugme)…

J'y verrais plutôt une hypallage.

S l'on prend la phrase : Il s'est fait moucher l'arrogance, on observe qu'on associe "se faire moucher" au mot "arrogance" alors que ce verbe concerne un autre mot ("il").

Cette figure de style s'appelle une "hypallage".

En voici une autre :

"Et pendant qu'il [un mendiant] séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
[…]
(V. Hugo.)

"Désolé" est associé au mot "haillon" alors qu'il se rapporte bien plus, bien sûr, à "il", c'est-à-dire à "mendiant".
Bonjour,
Je ne vois pas pourquoi vous considérez anormal qu'il y ait un C.O.D… en argot, langage fleuri qu'il maîtrisait, cette possibilité existe : "je lui ai mouché la gueule" donc, "Il s'est fait moucher la gueule" > donner une correction. Là, dans le cas qu'il décrit, c'est bien l'arrogance qui agace. Donc, il s'est fait moucher l'arrogance… il fallait bien qu'il en rabatte…
C'est précis, avec une économie de moyen dans ces petits textes, cette image est très riche.
De même avec les quinquets de Jean-Luc, on peut évoquer les lampes où les yeux qu'on se fait pocher pour être privé de lumière… dans le meilleur et moins définitif des cas.
Comment analyse-t-on
"Il s'est fait moucher la gueule"
?
Merci
😉
Zut ! j'ai pris ça chez Roméo, c'est vrai que la phrase originale est : " je le revis le jour même se faisant moucher l'arrogance "
Mais ça ne change pas grand chose à ton problème Hippocampe.
Ah ! aujourd'hui, on entendrait plutôt : "comment il s'est fait moucher la chetron… le mec ! "
Voilà, je t'en prie, exerce-toi. 🙂
Je pense que je suis d'accord avec ton analyse, Jano. Va pour une simple métaphore !
Bonjour,

J'ai un travail à rendre sur le chapitre 4 du Petit Prince de Saint Saint-Exupéry, or j'ai des difficultés à identifier quelle figure de style est employée lorsque l'auteur parle des "grandes personnes". Il me semble que c'est une expression imagée, mais je demande s'il n'y a pas une figure de style plus précise derrière cette expression.

Je vous remercie par avance de votre aide !

Bonne journée.
DEDICACE

A LÉON WERTH.

Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :

A LÉON WERTH
QUAND IL ÉTAIT PETIT GARÇON
Tu ne précises pas le contexte exact de l'expression que tu cites.
Il me semble que cette expression est une figure d'opposition à "enfant" et au "Petit" prince.
Bonjour à tous,
Et bien tout est dans le titre.
Je fais actuellement un commentaire de français et j'aurais besoin de savoir quelle figure de style se cache derrière l'expression "un demi-siècle".
Je ne suis pas certain que ce soit une litote (atténuer pour renforcer) bien que c'était ma première idée…
J'ai besoin de votre aide s'il vous plaît !
Le contexte est nécessaire pour apprécier.
Bonsoir

Je n'arrive pas à trouver une figure de style correspondant à une phrase qui, en quelque sorte, brise l'identité des choses.

Exemples :
"Des parents sans enfant"
"Le soleil brûle le fleuve de sa flamme"
Il y a l'idée d'une contradiction, mais l'oxymore ou l'antithèse ne me semblent pas correspondre exactement.
Merci floreale pour ta réponse. Concernant le contexte, j'avais bien précisé dans mon message que l'expression que je devais interpréter provient du chapitre 4 où elle est répétée de très nombreuses fois 😉. Je ne pense pas qu'ici St Exupéry joue sur l'opposition (mais c'est une piste intéressante à laquelle je n'avais pas pensé). J'en ai finalement déduis que le sens cette expression est lié à la position de l'adjectif (le fait qu'un adjectif soit antéposé ou postposé change le sens d'une expression).
Bonjour je suis nouvelle ici, et j'ai juste besoin de voir si je n'ai pas faux à ma réponse.
C'est un dm en français. On me demande de dire le procédé littéraire utilisé dans cette phrase: "ET Gervaise lentement promenait son regard, l'abaissait du sixième étage au pavé, remontait, surprise de cette énormité, se sentant au milieu d'un organe vivant, au cœur même d'une ville, intéressée par la maison, comme si elle avait eu devant elle une personne géante.
Il s'agit bien d'une personnification?
Merci de votre aide
Jano a écrit :😉
Zut ! j'ai pris ça chez Roméo, c'est vrai que la phrase originale est : " je le revis le jour même se faisant moucher l'arrogance "
Mais ça ne change pas grand chose à ton problème Hippocampe.
Ah ! aujourd'hui, on entendrait plutôt : "comment il s'est fait moucher la chetron… le mec ! "
Voilà, je t'en prie, exerce-toi. 🙂
On a besoin d'un passage plus long: le contexte est nécessaire pour identifier cette figure de style.
Remerciements.
Ma question est simple :
« ce cœur et ces yeux et cette bouche »
Il s'agit d'un rythme ternaire ou d'une polysyndète ?
Je dirais juste rythme ternaire… Je ne suis pas sûre.

Il me semble que la polysyndète serait justifiée si le premier nom "ce cœur" était lui-même précédé d'une conjonction de coordination…

Dans l'attente de l'avis de personnes plus expérimentées…
Cordialement.
A coup sûr, un rythme ternaire.
Une polysyndète aussi en raison du premier "et" non nécessaire.

Voilà quelques exemples complémentaires :

Il faut les croire sur baiser
Et sur parole et sur regard
Et ne baiser que leurs baisers

(Paul Éluard, La Vie immédiate)

Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux ?

(Céline, Voyage au bout de la nuit)