De toute la terre monte une clameur de souffrance. Le sanglot en est l'expression collective.
N'oublie pas la métaphore filée qui court dans tout le poème : la mort = la faucheuse
et quand on dis "un troupeau frissonnant" on fait allusion aux hommes mais de quelle figure de rhétorique s'agit-il?
Curieux cette façon de traiter les demandes l'une après l'autre comme si tu n'avais aucune liste des figures de style à connaître. Cette suite de demandes en pièces détachées n'est pas efficace. La preuve :
Tu n'as pas vu qu'il s'agissait du comparant de la comparaison. "Semblaient" étant ici l'outil de comparaison.
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre
Un troupeau frissonnant
Bonjour,
Étant angliciste et rencontrant fréquemment les expressions "No offence, but…" ; "I'm not racist, but…", suivies évidemment d'opinions blessantes ou racistes, je me demandais si une figure de style se cachait derrière ces expressions.
D'ailleurs, en français on entend également souvent "Je ne suis pas raciste, mais…".
J'ai donc fait quelques recherches, et ayant un niveau en stylistique relativement bas, la seule chose que j'ai trouvée, c'est la prétérition. Mais ça n'en est pas vraiment, apparemment.
Des éclaircissements ?
Je dirais tout simplement que ce sont des propos contradictoires.
Des précautions oratoires ?
Bonjour,
Je voudrais bien savoir si l'expression suivante: "Cet homme est si beau! C'est un véritable Apollon!" habituellement désignée comme une métaphore, ne pourrait pas être une hyperbole? Quel argument pourrait rejeter cette hypothèse?
Je vous remercie infiniment,
L.
Disons que l'on peut parler de métaphore hyperbolique.
Mithridate a écrit :Alors, alors… On m'a demandé de relever toutes les figures de style présentes dans les deux vers suivants (d'Apollinaire) :
Oui je veux vous aimer et vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
N'y aurait-il pas une anacoluthe ?
"Oui je veux vous aimer et vous aimer à peine et mon mal est délicieux" sonne un peu étrange…
Quant à l'anacoluthe, je n'en vois pas.
Pas de réelle rupture de construction dans ces vers.
Au fait, le message de Mithridate cité par Muceti ne me semble pas vraiment récent…
Tant pis … 🙂
La déclaration a de l'allure … 🙂
Oui, je suis désolé d'avoir remonté ce post (page 62), mais y a-t-il une figure de rhétorique dans ces vers que j'ai faussement qualifié d'anacoluthe ? Ou ces vers sont tout simplement étranges ?
Pourquoi "étranges" ?
Récurrence dans les deux hémistiches de l'alexandrin. Effet de douceur, de balancement …
Muceti a écrit :Bonjour,
Étant angliciste et rencontrant fréquemment les expressions "No offence, but…" ; "I'm not racist, but…", suivies évidemment d'opinions blessantes ou racistes, je me demandais si une figure de style se cachait derrière ces expressions.
D'ailleurs, en français on entend également souvent "Je ne suis pas raciste, mais…".
J'ai donc fait quelques recherches, et ayant un niveau en stylistique relativement bas, la seule chose que j'ai trouvée, c'est la prétérition. Mais ça n'en est pas vraiment, apparemment.
Des éclaircissements ?
Bonjour Muceti,
Je ne m'y connais pas en rhétorique mais ta question m'a intrigué. Je suis allé voir trois sites proposant des listes de figures de style ou de figures de rhétorique (je ne connais pas la différence).
Les listes classent ou non les figures par thème.
Je vous mets ici, en vrac mais dans l'ordre alphabétique, toutes celles que j'ai trouvées :
abstraction, accumulation, adresse indirecte, allégorie, allitération, allusion, amphigouri, anacoluthe, anadiplose, anaphore, anastrophe, antanaclase, antépiphore, anticipation, antiphrase, antithèse, antonomase, apagogie, aphérèse, apocope, aposiopèse, apostrophe, assonance, asyndète, barbarisme, calembour, catachrèse, chiasme, chiasme, chute, circonlocution, comparaison, concaténation, conglobation, coup de force présuppositionnel, crase, dérivation illocutoire, diaphore, disjonction, ellipse, enallage, epanadiplose, epanode, épanorthose, epenthèse, epiphonème, épiphore, epiphrase, épitrochasme , epizeuxe, euphémisme, exorde, expolition, figure dérivative, gémination, gradation, hendiadyn (ou hendiadyin ou hendiadys), homéoptotes, homéotéleutes, hypallage, hyperbate, hyperbole, hypotypose, hypozeuxe, interrogation, inversion, lieux communs, litote, métalepse, métaphore, métonymie, mot-valise, mythe, oxymore (ou oxymoran), paradoxe, parallélisme, paraphrase, parembole, paronomase, période, périphrase, périssologie, personnification, pléonasme, polyptote, polysyndète, prétérition, prolepse, prosopopée, redondance, réfutation, répétition, réticence, solécisme, suspension, syllepse, symbole, symploque, synalèphe, synecdoque, tapinose, topique, trope, zeugme (ou zeugma ou attelage).
Il y en a 104. J'en ai lu toutes les définitions. C'est d'ailleurs une lecture enrichissante que je recommande à ceux qui ne se sont jamais intéressés à ce genres de choses.
Je vois trois figures qui, seulement de loin, ressemblent à ce que tu cherches : l'antiphrase, le paradoxe et la prétérition. Seulement de loin.
Il y a d'autres figures certainement mais je suppose que j'ai trouvé toutes les figures de style (ou de rhétorique) courantes. Or la façon de parler que tu indiques est courante et l'est sûrement depuis longtemps. Comment expliquer que cette façon de parler ne se retrouve pas dans ma liste ? Je suppose, sans l'affirmer car je ne connais pas ces notions, que cette façon de parler n'est pas une figure de style. Si j'ai raison il faut chercher la nature de ces phrases ailleurs.
Laoshi a écrit :Je dirais tout simplement que ce sont des propos contradictoires.
lamaneur a écrit :Des précautions oratoires ?
De l'hypocrisie ?
(Ça me rappelle un copain qui avait du mal à parler franchement et qui commençait souvent ses réponses par "oui-oui-non-non".)
Merci de ta réponse Hippocampe. C'est vrai que tout ce que je lis sur la rhétorique est très intéressant, et je me suis d'ailleurs acheté un dictionnaire de rhétorique, à lire pour l'occasion.
Peut-être est-ce juste de l'hypocrisie et qu'il n'y a pas de figure à proprement parlé ?
J'ai entre autre un extrait qui me dérange : encore une fois, je pense qu'il y a un procédé qui sa cache derrière, sans en être sûr :
Parfois je lève la tête et regarde mon frère l’Océan avec amitié : il feint l’infini, mais je sais que lui aussi se heurte partout à ses limites, et voilà pourquoi, sans doute, tout ce tumulte, tout ce fracas.
Romain Gary
Y a-t-il une figure de théorique derrière le morceau que j'ai mis en gras ?
Parfois je lève la tête et regarde mon frère l’Océan avec amitié : il feint l’infini, mais je sais que lui aussi se heurte partout à ses limites, et voilà pourquoi, sans doute, tout ce tumulte, tout ce fracas.
Romain Gary
Personnification de l'Océan (frère …)
Champ lexical du bruit : heurte/tumulte/fracas
Ellipse : voilà, pourquoi (il fait) tout ce tumulte, tout ce fracas.
Une assonance en [ou] aussi et une allitération "rude" en t/d
Je fais peut être erreur, mais je crois que le passage en gras présente également une gradation avec: " tout ce tumulte, tout ce fracas."