Bonsoir c'est pour savoir quelle est la figure de style de "comme une forge colossale où se forgeait leur ruine"
Quelle est cette figure de style ?
1578 réponses · Page 37 / 79
Elle est facile : la présence du "comme" devrait t'aider 🙂
Il y a de plus la reprise de "forge".
Bonjour,
Je n'arrive pas à définir la figure de style d ' " un foie bien colonial". Je vous mets la phrase dans laquelle elle est incluse : "Jusque tard dans la nuit, installés dans des fauteuils en rotin derrière les palmiers et les garçons en pots et en smokings, on pouvait voir les blancs, suçant pernods, whisky-soda, ou martel-perrier, se faire, en harmonie avec le reste, un foie bien colonial."
Merci de votre réponse. 🙂
Je n'arrive pas à définir la figure de style d ' " un foie bien colonial". Je vous mets la phrase dans laquelle elle est incluse : "Jusque tard dans la nuit, installés dans des fauteuils en rotin derrière les palmiers et les garçons en pots et en smokings, on pouvait voir les blancs, suçant pernods, whisky-soda, ou martel-perrier, se faire, en harmonie avec le reste, un foie bien colonial."
Merci de votre réponse. 🙂
Ce n'est pas une figure de style, ou alors c'est une périphrase : le foie colonial, c'est le synonyme de la cirrhose du foie.
L'effet de style consiste à avoir intercalé l'adverbe bien dans cette locution figée : se faire le foie colonial, avoir le foie colonial. On peut dire aussi : un beau foie colonial.
L'effet de style consiste à avoir intercalé l'adverbe bien dans cette locution figée : se faire le foie colonial, avoir le foie colonial. On peut dire aussi : un beau foie colonial.
Ok merci! 🙂mais à propos qu est-ce que c est une périphrase?
Le roi soleil = Louis XIV
La cité phocéenne = Marseille. 🙂
Ok merci beaucoup 🙂
Tous renseignements pris sur le net, ce n'est même pas une périphrase :
Au tournant des XIXe et XXe siècles, tous les praticiens ont en tête les dangers que représentent pour le foie les pays chauds. Au point qu'on parle de «foie colonial» pour désigner un ensemble de symptômes inconnus en France avant l'Algérie : des germes pathogènes, l'excès de nourriture, l'alcoolisme fréquent chez les colons et l'ensoleillement excessif sont supposés responsables à l'époque de la crise de foie..(Site du journal Libération.)
Oui j avais juste mis que c était une connotation péjorative du coup! 😉
Dernière question: dans cette phrase m.duras parle de la révolte des indigènes envers les colons :
"On évitait encore d'imaginer qu'il s'en trouverait un grand nombre pour venir un jour en demander le prix."( le Grand nombre parle du sang versé par les indigènes )
Au début je pensais à un euphémisme pour atténuer l image desagréable de la révolte et justifier la révolte "juste" des indigènes pour l auteure. Mais je ne pense pas que ça soit le cas… Qu' est ce que vous en pensez?
Merci
Dernière question: dans cette phrase m.duras parle de la révolte des indigènes envers les colons :
"On évitait encore d'imaginer qu'il s'en trouverait un grand nombre pour venir un jour en demander le prix."( le Grand nombre parle du sang versé par les indigènes )
Au début je pensais à un euphémisme pour atténuer l image desagréable de la révolte et justifier la révolte "juste" des indigènes pour l auteure. Mais je ne pense pas que ça soit le cas… Qu' est ce que vous en pensez?
Merci
C'est un euphémisme ironique pour désigner la cirrhose.
Non pas euphémisme ironique, mais terme médical fin XIXe/début XXe.
L'ironie est présente dans l'insertion de l'adverbe bien. Comme qui dirait hépatite bien virale.
L'ironie est présente dans l'insertion de l'adverbe bien. Comme qui dirait hépatite bien virale.
Certes il s'agit d'un terme médical mais qui est quand même chez les médecins d'alors un euphémisme pour éviter de nommer l'hépatite ou la cirrhose des coloniaux. Ici Duras dénonce clairement l'alcoolisme et le comportement irresponsable des Français.
Je dirais plutôt : terme médical choisi pour nommer une pathologie particulière des coloniaux, en un temps où l'on ne distinguait pas encore l'hépatite de la cirrhose, du moins si j'en crois les document trouvés sur le net.
Expression passée dans la langue par la suite, équivalent tropical de « ne pas sucer que de la glace », « avoir la dalle en pente » et autres gracieusetés plus allusives que vraiment euphémiques. Nous avons aussi « l'œuf colonial », l'abdomen distendu des alcooliques.
Finalement, si l'on veut voir ici une figure, ce serait une catachrèse.
Expression passée dans la langue par la suite, équivalent tropical de « ne pas sucer que de la glace », « avoir la dalle en pente » et autres gracieusetés plus allusives que vraiment euphémiques. Nous avons aussi « l'œuf colonial », l'abdomen distendu des alcooliques.
Finalement, si l'on veut voir ici une figure, ce serait une catachrèse.
Alleluia.
Ok 🙂 et pour ma dernière question du coup, une idée?
Non pas d'idée. 😞 Je ne vois pas de figure de style.
Dernière question: dans cette phrase m.duras parle de la révolte des indigènes envers les colons :J'en pense qu'il ne faut pas voir partout des figures de style. Le foie colonial ne vous a tant occupés que parce que vous ne connaissiez pas cette expression, banale et basique pour qui vit outremer. J'ai dû me creuser la cervelle pour l'étiquter et tout bien pesé, je maintiens qu'il n'y a pas plus de figure de style ici que dans foie gras. Je vois deux raisons à son emploi par M. Duras : soit cela lui est tellement naturel qu'elle l'emploie sans y mettre d'intention, l'intention satirique se traduisant par l'adverbe bien ; soit elle est consciente du caractère particulier, et elle l'emploie comme marqueur d'identité du narrateur hétérodiégétique : hétérodiégétique, soit, mais colon d'Indochine. Bref, pas de figure de style, mais une intention stylistique.
"On évitait encore d'imaginer qu'il s'en trouverait un grand nombre pour venir un jour en demander le prix."( le Grand nombre parle du sang versé par les indigènes )
Au début je pensais à un euphémisme pour atténuer l image desagréable de la révolte et justifier la révolte "juste" des indigènes pour l auteure. Mais je ne pense pas que ça soit le cas… Qu' est ce que vous en pensez?
Pour la dernière question, nous avons là un procédé narratif, l'anticipation assortie d'une allusion : le lecteur sait comment les choses ont fini, et le narrateur souligne l'aveuglement volontaire (on évitait) des colons sur les conséquences des mauvais traitements qu'ils infligent aux indigènes. Demander le prix du sang versé est une formule élégante, qui sent son grand siècle et qui n'a rien d'un euphémisme.
D'accord merci énormément pour ces aides précieuses! 🙂