Quelle est cette figure de style ?
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C'est une métaphore personnifiante.
Un objet inanimé devient animé.
Sous-entendu, les étoiles volaient comme des oiseaux.
Merci Jean-Luc pour cette réponse qui explique tout 🙂
Bonjour, je me demandais si la citation suivante : «Autrefois on avait des bouffons. Maintenant on a des knouks. Ceux qui peuvent se le permettre.» est une gradation?
Bonsoir.
Non, je ne pense pas que cet extrait d' "En attendant Godot" comporte une gradation…
hellomynameis… a écrit :Bonjour, je me demandais si la citation suivante : «Autrefois on avait des bouffons. Maintenant on a des knouks. Ceux qui peuvent se le permettre.» est une gradation?
Bonsoir,
Je pense que c'est simplement une antithèse : les termes "autrefois" et "maintenant" s'opposent.
D'accord avec philippe253, ça n'est pas une gradation, ni même une énumération.
Bonjour,
Dans mon édition de Perceval ou le Conte du Graal (traduction Jean Dufournet, Flammarion, 2012), on peut lire:
"Ensuite, ils se rendirent tous deux directement à Carlion où le roi Arthur tenait sa cour, très simplement, car il n'y avait en tout et pour tout que trois mille chevaliers de valeur"
Je voulais savoir s'il y avait un nom particulier pour désigner cette figure de style, où l'on diminue quelque chose de manifestement très important: je n'ai gagné que cinq millions d'euros au loto, par exemple.
Il s'agit d'une antiphrase, mais y'a-t-il un nom de figure plus précis ? Peut-on parler de litote ?
Merci beaucoup pour vos réponses
"Aprés ont lor voie tenue
Andui vers Carlion tot droit,
Ou lis rois Artus cort tenoit ;
Mes c'estoit mout priveemant,
Qu'il n'i avoit que solemant
Trois mile chevaliers de pris."
Bonsoir !
Du fait de la précision numérique, on ne parle pas trop d'ironie, car cette dernier est plutôt implicite.
En revanche, il est très juste d'appeler cela une antiphrase ("L'antiphrase est un cas particulier d'ironie qui consiste à dire l'inverse de ce que l'on pense, mais de manière plus explicite (avec des idées flagrantes de mots ou d'idées.))
Attention toutefois ! La litote n'a rien à faire ici. La litote c'est dire moins en laissant entendre plus. Ex : "Va, je ne te hais point". Elle n'est pas à confondre avec l'antiphrase : Dans cet extrait, Chimène ne dit pas qu'elle hait Rodrigue, mais elle atténue la formulation de son amour.
Pour finir, l'utilisation d'une figure de style ici est à discuter. Surtout dans un texte du Moyen-Age. Chrestien de Troyes n'a peut-être pas voulu créer cet effet. "Simplement" voudrait plutôt dire "de façon simple, sans les fastes d'une Cour normale"… mais ce point est bien sûr à discuter et ce n'est que mon avis ! C'est peut-être dû à la traduction qu'a effectuée feu Jean Dufournet. Qui sait réellement… Si on argumente bien, tout est recevable.
ah je vois, c'est ce verbe qui m'a poussée à croire qu'il s'agit d'une métaphore…
et pour cette phrase: " les roses offraient au ciel leurs cœur fragile"
moi j'y vois deux figures: une métaphore / une personnification
bonsoir tout le monde
je serai reconnaissante si vous me corrigez:
- "les plaisirs prés de moi vous chercheront en foule" (je ne suis pas sure s'il s'agit d'une personnification ou d'une allégorie)
- "cette pensée seule et jalouse chasse toute distraction" (métaphore/ allégorie)
- l’œil fixé sur cette douce réservation qui diaprait le plafond (métaphore)
- l'imposture est toujours respectée (personnification)
«J’eus l’impression subite, indécente, que c’était une vieille dame qui courait, qu’elle allait tomber. »
« …que je m’étais attaquée… »
« …entité. »
« …ce visage, c’était mon œuvre. »
« Les larmes roulaient … »
Quelqu'un a le nom de ces figures? J'ai vraiment besoin de votre aide!! Merci d'avance
Bonjour,
J'ai du mal à nommer la figure de style suivante, je pencherais pour une métonymie mais cela ne rentre pas exactement dans les variétés décrites par le Gradus:
(La Soeur Hélène) "Quand je prononce les mots "Rome", ou "le Louvre", c'est comme si je prononçais "la Bastille" : cela me donne le même frisson." (extrait de Port-Royal de Montherlant)
Le Louvre et Rome désignent ici le pouvoir absolutiste en la personne de Louis XIV et le pouvoir religieux en la personne du pape.
Le lieu désigne une personne et un appareil politique
Le Gradus donne:
1) la cause pour l'effet
2) l'instrument pour le musicien
3)l'effet pour la cause
4) le contenant pour le contenu
5) le lieu pour la chose (ça s'en rapproche)
6) du signe pour la chose
7) du physique pour le moral
8) du maitre pour l'objet
9) de l'objet pour la personne
Qu'en pensez-vous?
merci 🙂
Pour moi, il n'y a pas de figure de style ici puisqu'il ne s'agit que d'évoquer des "mots" ; c'est dans l'esprit du locuteur que naissent les idées d'absolutisme dont tu parles. Il s'agit plutôt de connotations.
Il en va différemment dans ce vers de Hugo :
Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte
Au sens propre, une ville ne peut en remplacer une autre : il y a donc là métonymie.
C'est sans doute une métonymie qui permet de remplacer le produit par le lieu d’origine.
Aujourd'hui on dit l'Elysée, Matignon, Bercy… et tout le monde comprend, en France du moins.
Mais j'y vois aussi une forte valeur symbolique.
La Bastille, par exemple, est le symbole honni de l'arbitraire royal.
Rome a été le symbole de la grande prostituée, figure mystérieuse de l'Apocalypse de Jean. Pour les premiers chrétiens, c'était le siège de l'empire romain cruel et décadent, preuve du règne de Satan sur terre.
Pour les Réformés, au début de leur histoire, c'est la Rome papiste, leur ennemie.
Bonsoir,
je cherche une figure de style que je n'arrive pas à trouver et je ne peux pas taper la description sur un moteur de recherche !
Elle ressemble à un chiasme mais elle oppose les terme et ne fait pas vraiment d'effet miroir
ex : présente je vous fuis absente je vous trouve" Hippolyte dans phèdre
Merci!
E.
Bonsoir,
Je pense qu'il s'agit d'un simple parallélisme syntaxique sous la forme ABAB 🙂
Super, merci Korax
Bonsoir à tous,
je regarde actuellement House of Cards sur Canal +, où le personnage s'adresse de temps à autres à la caméra et donc au spectateur. Cela m'a fait penser à Gide dans Les Faux Monnayeurs, qui utilise ce procédé à de nombreuses reprises. Je n'arrive pas à me souvenir du nom de ce procédé… Si quelqu'un pouvait me tirer de mon agacement ça serait sympa^^.
Par ailleurs, je vous recommande la série.
Une adresse ?
Ce pourrait être l'aparté, procédé de la double (voire triple) énonciation du langage théâtral.
Il me semblait que c'était un concept narratologique. Au début je pensais à la métalepse mais ce n'est pas ça du tout; il doit y avoir un des deux radicaux dans le mot, ce qui m'y a fait penser. Je ne me souviens plus de la référence exacte dans les Faux Monnayeurs, mais je crois que c'est à la fin de la première partie. Mais si vous ne voyez pas, peut-être que j'ai rêvé.