Quelle est cette figure de style ?
1578 réponses · Page 26 / 79
Oxymore (ou oxymoron) conviendrait pour le premier exemple dans la mesure ou les termes sont rapprochés dans la même phrase (douceur/agressif).
Par contre, pour arc trop grand/pintade, ils sont trop éloignés. Pourquoi ne pas utiliser simplement le terme "figure d'opposition" ou encore "figure de contraste" ?
Bonjour à tous, comment caractériser cette redondance (le terme ne me va pas, mais j'ai du mal pour l'analyse grammaticale, et comment appeler ce procédé?) chez Proust:
"Le dessèchement des tiges les avait incurvées en un entrelacs" qui me semble-t-il est un effet voulu par rapport à la phrase "le dessèchement avait incurvé les tiges en un entrelacs" qu'on aurait pu attendre?
Je ne trouve rien de redondant, et ce n'est pas vraiment un procédé.
Il est normal de préciser d'emblée "le dessèchement" par le complément "des tiges", puis de reprendre ce dernier nom par un pronom COD…
D'accord, merci. Pourtant à la lecture je trouve cela singulier d'avoir une reprise du COD comme ça dès le début de la phrase, sans raison apparente (syntaxe ou ponctuation qui l'auraient voulu), je trouvais plus de relief à cette phrase qu'à son alternative "plate".
Bonjour-bonjour, à tous ! j'ai un doute qui persiste et il est finalement parvenu à me pousser jusqu'à ce forum.
Voilà, c'est au sujet d'un style d'écriture axé sur des thèmes sinistre, tragique, cruel ect … sauf que la plume sort de la normale en étant très épurée. En fait, pour la définir, je suis partagé entre asyndète, ellipse (ou peut-être parataxe) et collages.
Dans cette phrase en particulier.
"Mort cérébrale, C 63, aquaplanning"
Auparavant, l'atmosphère suicidaire du texte est poussée à son paroxysme. Mais surtout, il n'y a pas de jonction entre chacun des mots et pourtant lorsque l'on écoute, on arrive presque à voir instantanément l'accident et l'homme à l'intérieur.
De plus, niveau prosodie, le ton du poète lorsqu'il lit son texte s'accélère progressivement (on est près de la fin lorsqu'il lit cette ligne). On a l'impression d'être entraîné dans ses vers (et là, je pense à une hypotypose).
Sauriez-vous définir ce style d'écriture ? ou bien même connaisseriez-vous LA figure de style appropriée qui correspondrait ? ou encore mieux, un auteur qui aurait une plume similaire ?
merci d'avance^^
Bonsoir IshamRGF,
Il ne s'agit pas d'une asyndète car il faudrait pouvoir rajouter des conjonctions de coordination entre ces termes pour que ça en soit une : je parlerais plutôt de parataxe (mais ce n'est pas une figure de style au sens strict du terme).
On ne peut parler d'hypotypose que lorsque l'on passe subitement du passé au présent.
Bonne soirée,
Quomihiabis.
Merci beaucoup quomihiabis !
Juste pour le savoir, pourquoi la parataxe ne semble pas être une véritable figure de style ?
Bonsoir,
J'aimerais savoir si la phrase « Le soleil commence à baisser » (Lorenzaccio, Musset, acte I scène 6) est belle et bien une allitération en .
Merci d'avance.
Certes, on peut le dire, puisqu'on entend trois fois le son.
Mais je me demande si c'est intentionnel ici.
Je ne vois pas bien ce que cela exprimerait…
Sorti de son contexte, rien de spécial, je vous l'accorde.
En fait, le personnage de Catherine décrit une nature paisible, douce qui est tout le contraire du « bruit de la ville» et de son influence néfaste et je me demandais si cette allitération venait poétiser la scène par sa musicalité et rappeler le sifflement du vent dans le « feuillage ».
bonsoir tout le monde je voudrai savoir s'il y a une metaphore dans cette phrase:
"la cliente avait deniché ce qui lui plaisait"
Non, pas de métaphore ici.
Il y a longtemps que dénicher (enlever du nid) a aussi le sens de "découvrir, trouver".
Bonsoir,
Oui au sens propre, celui de sortir les oeufs du nid. Le verbe fait alors image.
Mais au sens figuré, le verbe est devenu un cliché et ne signifie plus que trouver après des recherches laborieuses.
Juste une petite question, quelle figure de style dans cette phrase extraite de Tous les Matins du Monde de Quignard :
Madeleine et Marin avaient parlé en même temps et en même temps avaient dévisagé le vieux musicien.
Je pensais au chiasme mais j'ai un doute et je sais que vous saurez m'éclairer. 😉
Hélios
Cela ressemble un peu à une
anadiplose.
Voir définition donnée sur notre site :
Anadiplose
(féminin) Une anadiplose est la reprise du dernier mot d’une phrase (d’un vers ou d’une proposition) au début de la phrase qui suit.
Exemple :
« Le néant a produit le vide, le vide a produit le creux, le creux a produit le souffle, le souffle a produit le soufflet et le soufflet a produit le soufflé. »
Claudel, Le Soulier de satin, quatrième journée, scène 2.
Pour moi, c'est un chiasme :
Madeleine et Marin
avaient parlé en même temps
et
en même temps avaient dévisagé le vieux musicien.
Si l'on relie par une flèche les deux verbes et la répétition d'en même temps, on obtient un X, la lettre khi en grec, d'où le nom de chiasme.
Pourquoi pas un chiasme ET une anadiplose ? L'un n'exclut pas l'autre, après tout !
Après vos explications respectives, je crois que je vais suivre la proposition de Mithridate.
je comprends tres bien que dans la personnification on attribue des qualités/ defauts humains à un objet, un animal… alors que dans la metonymie on remplace un mot par un autre mot avec lequel il a un rapport logique.
je voudrai seulement savoir si dans les cas ou on remplace les habitants/ personnes par le lieu est ce qu'il y a toujours personnification :/ :
E.X. "la maison s'est reveillé" / la salle applaudit/ la classe fait du bruit/ …..
merci d'avance pour toute reponse 🙂
D'après moi il n'y a pas du tout de personnification dans tes exemples puisqu'il n'y a aucune allusion animalière.. En revanche je pense que ce sont des métonymies