Pas à proprement parler… Mais Wikipedia (voir
cette page) est plus nuancé à ce sujet :
Un paradoxe, d'après l'étymologie (du grec paradoxos, «?» : « contraire à l'opinion commune », de para : « contre », et doxa : « opinion »), désigne une idée ou une proposition à première vue surprenante ou choquante, c'est-à-dire allant contre le sens commun. En ce sens, le paradoxe désigne également une figure de style consistant à formuler, au sein d'un discours, une expression, généralement antithétique, qui va à l'encontre du sens commun.
En rhétorique, et selon les mots de H.Bénac : « le paradoxe cache souvent, sous une formule ou une idée qui paraît étonnante, une vérité que l'on peut soutenir ». En s'opposant à la doxa, le paradoxe argumentatif, dans le discours ou l'échange, permet l'expression des préjugés d'une communauté, autorisant ainsi la réflexion à progresser. Le plus souvent il vise à éveiller la réflexion ou la critique, par un effet de surprise, l'image paradoxale mobilisant l'attention de l'interlocuteur comme dans cet exemple de Paul Valéry :
"Les crimes engendrent d'immenses bienfaits et les plus grandes vertus développent des conséquences funestes."
Je crois qu'il vaudrait mieux parler de la figure de style appelée antithèse au service du paradoxe.
Oui, c'est un bon compromis ! =)
Bonjour,
J'aurais voulu savoir quelle était cette figure de style dans Andromaque : " Epouser ce qu'il hait, punir ce qu'il aime " Qui d'une part oppose les termes et les associe aux mauvais verbes ( logiquement on devrait avoir " punir ce qu'il ait[…]épouser ce qu'il aime " ) ?
Merci.
Alors pêle-mêle, un parallélisme et une antithèse. Pour le chiasme, je ne suis pas certain.
Je reconnais l'antithèse sur l'ensemble de la proposition, mais je parlais chaque " unité " séparées d'une virgule, proche de l'oxymore ? Et la figure de style qui associe de cette manière les mots à d'autres.
Bonsoir,
Je vous demande de me répondre s'il y a une figure de style dans cette phrase
"Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, parce que les choses sont ainsi"
Il me semble que l'écrivain implicite quelque chose d'ici xS
Merci beaucoup
Je dirais une tautologie.
Ça veut dire quoi tautologie?
Merci
C' est une figure de style qui est formulée de telle façon que ce qui est dit ne peut être que vrai.
Mais je ne suis pas sûr. Peut-être que ce n' est pas ça.
Merci beaucoup.
Mais j'ai encore un petit souci… c'est toujours la figure de style!
Dans la phrase
"Il y avait une fille aux cheveux noirs dans sa chambre, dans son lit, qui disait - qu'est-ce qu'elle disait?"
Ici il n'y a que la question rhétorique, n'est pas?
Je ne pense que ce soit une question rhétorique mais du discours indirect libre : il y a fusion du point de vue du narrateur et de celui du personnage.
litteraturefrancaise a écrit :Bonsoir,
Je vous demande de me répondre s'il y a une figure de style dans cette phrase
"Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, parce que les choses sont ainsi"
Il me semble que l'écrivain implicite quelque chose d'ici xS
Merci beaucoup
L'exemple traditionnel de la tautologie est " les choses étant ce qu'elles sont " ; Ton exemple s'apparente complètement avec la " tradition ", donc j'opterai également pour une tautologie =)
Dans ta seconde demande, on voit clairement que c'est le narrateur qui prend position, il me semble qu'un nom peut être approprié à cette figure mais je ne l'ai pas…La cohérence avec le discours indirect libre me semble également juste.
litteraturefrancaise a écrit :Je vous demande de me répondre s'il y a une figure de style dans cette phrase
"Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, parce que les choses sont ainsi"
Il n'y a pas de tautologie ici.
Parce que les choses sont ainsi signifie, non "parce que les choses sont les choses" (ce qui serait en effet une tautologie), mais "parce que l'ordre du monde veut que les hommes se fassent la guerre", ou quelque chose dans ce goût. On peut trouver cette philosophie déprimante, mais il s'agit bien d'une proposition de fait, une proposition référentielle (Kant la dirait "synthétique"), qui dit quelque chose sur le monde (au sens large), et qui n'est donc en aucun cas une tautologie.
Je profite de l'occasion pour inciter les étudiants et les lycéens qui fréquentent ce forum à ne pas être obsédés par les figures, et à n'en mentionner que lorsqu'elles sont clairement présentes. Car, lorsqu'on commence à assouplir un peu leur définition, on peut en voir partout.
Or, l'identification des figures n'est qu'une petite partie d'un commentaire littéraire. Manquer un zeugma ou une anadiplose est (ou devrait être) beaucoup moins grave que d'être aveugle et sourd, comme le sont de plus en plus d'étudiants, à des faits moins spectaculaires mais plus littéraires, comme les rythmes, les sonorités, les changements de ton, et tous les jeux de sens qui ne se laissent pas facilement épingler sous un terme prétentieux, mais qui sont bien présents.
C' est bien pour cela que j' ai précisé que j' étais pas sûr. Après, si on n' a pas le droit de se tromper, je ne vois pas l' intérêt du forum.
Thomas1604 a écrit :C' et bien pour cela que j' ai précisé que j' étais pas sûr. Après, si on n' a pas le droit de se tromper, je ne vois pas l' intérêt du forum.
Tout le monde a le droit de se tromper, et je suis le 1er à me tromper. Je ne te critiquais pas
toi, je faisais une remarque générale: je trouve que trop d'étudiants sont obsédés par les figures au point d'en voir partout. Ne le prends pas pour toi! =)
Je suis assez d'accord avec toi Jean-Luc. Je pense qu'on les incite aussi à travailler dans ce sens et qu'on en oublie parfois l'essentiel. Je me surprends aussi à faire la même chose parfois, et tout à coup je m'aperçois que je suis "passée à côté" de choses beaucoup plus importantes…
Ceci dit Thomas ta question était intéressante, et je me suis creusé la cervelle dessus hier, mais je n'ai pas répondu car je ne trouvais pas. Peut-être que ce ne sont pas des figures de style particulières ?
Dans la deuxième je vois un jeu du narrateur qui semble apparaître soudain en train de réfléchir, ce qui arrive à l'oral (quand on dit par exemple "euh…qu'est-ce que je voulais dire déjà ?") mais qui ne se fait pas dans un récit écrit normalement. Cela rompt l'illusion, nous rappelle qu'on lit une fiction. C'est comme ça que je le comprends.
Quant à la première, on a l'impression que Voltaire va nous révéler une bonne raison de faire la guerre lorqu'il annonce une cause "parce que…", et puis on est surpris par la "chute" de la phrase qui semble suggérer qu'il n'y a pas de raison rationnelle, juste que le monde est ainsi…
Bonsoir,
Hier soir je faisais ma lecture analytique avec vos idée, mais comme aujourd'hui le prof est absent, j'ai donc encore une semaine pour améliorer mon travail x)
Mais après qu'a lu votre discussion, j'ai pas éclairé trop. C'étaient quoi comme les figures de styles dans mes 2 questions et est-ce que vous pouvez m'expliquer ?
Merci beaucoup
Je croyais que c'était Thomas qui avait lancé la discussion, j'ai tout faux…
On ne voit pas de figure de style dans tes deux phrases, Thomas a proposé une piste possible mais on n'est pas sûr. En clair, il n'y a rien d'évident.