Quelle est cette figure de style ?

Entraide scolaire

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Je n’ai jamais été d’accord avec cette analyse qui consiste à faire de « va, je ne te hais points », une litote, avec le sous-entendu un peu bateau: "je ne te hais point, je t'adore !". Il est heureux que l’on ait tendance aujourd’hui à ne plus la faire. Je considère tout simplement qu'il s'agit d'une tournure elliptique reposant sur une aposiopèse : « va, je ne te hais point… [mais mon père m’oblige à me séparer de toi] ». On exprime ici une réticence, une difficulté à dire - sans doute due à l'émotion de la séparation -, plus qu’on ne s'efforce de déclarer ses sentiments par un trait d'esprit.

File nous tes réponses Pepsouille, et on en discutera.
Je ne les ai pas, comme j'ai expliqué.
Et j'ai français demain après midi. Le matin j'ai une heure de libre j'aurais aimé les comparer.
Mais puisque vous voulez pas, tant pis … 😞 :s
c'est un peu "gros"ton histoire, surtout que nous ne t'abandons pas: ce topic t'as déjà bien aide il me semble, et ce, sans que tu nous aies fait part d'aucune réponse /confirmation/infirmation…
Vous me croyez ou pas, je ne peux mieu vous dire.
C'est pas grave, merci pour l'aide d'avant et pour vos démarches.
Aurevoir.
jermain a écrit :"Après qu'elle eut achevé son ouvrage avec une grâce et un douceur que répandaient sur son visage les sentiments qu'elle avait dans le coeur…"
Le "coeur" est une métaphore in absentia qui renvoit de façon assez générale à l'origine des sentiments. On peut aussi voir une métaphore dans les sentiments répandus: les sentiments s'éprouvent, se constatent, se partagent mais ne se répandent pas; c'est une image qui renvoie à l'ensemencement. Il y a un parallélisme: répandait sur son visage / avait dans le coeur. Enfin, si on est tatillon, on peut considérer que "répandre" est une action assez proprement humaine et tabler sur une personnification du coeur qui "répand". Formellement c'est juste, à savoir si c'est vraiment pertinent, ça dépend du contexte. L'ensemble de ces figures de style sont des altérations assez molles, conférant à cette phrase un aspect commun.

Je laisse Seyh chercher ?
Et naturellement, tu n'as plus aucune idée de ce que tu avais trouvé. Ca tombe mal. Si tu avais été un peu malin tu aurais inventé des réponses rien que pour nous, même fausses.
Je ne cherchais pas à être malin et à trouver des réponses fausses puisque mes réponses je les avais, à quoi cela m'aurait il servi ? Ah rien.
Au final, mes réponses étaient toutes justes sauf une… 🙂
Goldmund a écrit :Je n’ai jamais été d’accord avec cette analyse qui consiste à faire de « va, je ne te hais points », une litote, avec le sous-entendu un peu bateau: "je ne te hais point, je t'adore !". Il est heureux que l’on ait tendance aujourd’hui à ne plus la faire. Je considère tout simplement qu'il s'agit d'une tournure elliptique reposant sur une aposiopèse : « va, je ne te hais point… [mais mon père m’oblige à me séparer de toi] ». On exprime ici une réticence, une difficulté à dire - sans doute due à l'émotion de la séparation -, plus qu’on ne s'efforce de déclarer ses sentiments par un trait d'esprit.
Rassure-toi, de nombreux commentateurs de la pièce ne sont pas d'accord eux non plus. Les figures de la réticence et de l'atténuation supposent des degrés d'intensité qui rendent l'interprétation toujours délicate. Si on en a fait une litote univoque, c'est par commodité et par pédagogie, et parce que le vers est aisément mémorisable.

Je ne parierais pas en revanche sur l'efficacité pédagogique de la formule "tout simplement une tournure elliptique reposant sur une aposiopèse", qui a le mérite de décrire la figure, mais pas de la rendre beaucoup plus explicite à des lecteurs âgés de 12 à 17 ans, et pas forcément passionnés par les procédés de style :roll:
Les noms sont souvent barbares, et "aposiopèse" n'est pas plus transparent que "litote". On peut aussi parler de réticence.
"Réticence" me semble tout à fait adéquat ici.
Bonjour,

dans les Fables de La Fontaine, les animaux sont placés en tant que symboles grâce à leur généralisation par la mise de leur première lettre en majuscule ; ex : l'Ours s'en allait …

comme s'appelle ce procédé de mettre une majuscule pour généraliser ?

merci d'avance
clems4ever
Salut à tous !! Voila j'ai des figures de styles et je dois retrouver leurs noms.

"âme si vile"
"coeur si barbare"
"ce regard allumé"
"son baragouin franc"
"ce visage de pain d'épice"
"orné d'une longue balafre"

Pour "son baragouin franc" et "orné d'une longue balafre" j'ai pensé à l'oxymore. Pouvez-vous me le confirmer et m'aider à retrouver les noms des autres figures.

Merci d'avance à ceux qui répondront à ce sujet.
Je ne vois pas en quoi les deux expression que tu cites pourraient être des oxymores =|
Que'est-ce qu'un oxymore pour toi ?
C"est une figure de style qui consiste à juxtaposer 2 mots de sens contradictoires.
Orner a un sens mélioratif alors que balafre c'est péjoratif.
Oxymores, pourquoi pas ?
Le caractère incompréhensible du baragouin associé à la franchise.
La laideur de la balafre associée à la beauté suggérée par "orné".

A moins que "franc" ait ici une signification purement ethnique (franc, franque).


"Ce visage de pain d'épice" pourrait être une métaphore.
Ahh oui d'accord, vu dans ce sens je comprends mieux. 😉
Pouvez-vous m'aider pour les autres figures ?
Une âme si vile et un coeur si barbare pourraient être des hyperboles.
Le regard allumé peut être vu comme une métaphore.

Imminielle.
Bonsoir,

Quelqu'un peut-il m'aider à définir les effets de styles contenus dans les phrases suivantes :

"Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul"

"Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en est fait un tuteur en lui léchant l'écorce…"

"Executer des tours de souplesse dorsale…"

Merci à celle ou celui qui saura m'éclairer!
Aaaah, Cyrano et sa magnifique tirade des "Non, merci !" ! Quelle chance tu as de l'étudier en cours !
Ce n'est pas bien difficile, la tirade en question est composée d'enjambements (les propositions s'étalent sur plusieurs vers), elle s'ouvre et se ferme avec deux métaphores filées avec la végétation :
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce
Dans cette citation, placée au début, l'écrivain serait le lierre et son protecteur, son patron le "tronc". Il y a aussi une allitération en "r", j'ai l'impression.
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
La métaphore filée du début est reprise dans ces deux vers qui closent la tirade. Cyrano veut dire que si l'écrivain n'a pas la puissance d'un chêne (comme ces fameux protecteurs), il doit s'élever par ses propres moyens et non comme le "lierre parasite" qui s'accroche aux arbres plus imposant pour s'aider à grimper.