Voltaire et Rousseau : l’éducation des enfants

Entraide scolaire

50 réponses · Page 2 / 3

Dix-huit, avec "et cetera" ! 😉
A ajouter:
vade retro satanas
sinon j'en connaissais 13 + 1 ou 2 que j'ai déjà entendue ou vue mais sans les avoir utiliser ou en connaître la signification.
D'ailleurs j'ai mis la locution latine a contrario dans ma dissertation pour le bac (pour la réponse sur la question de corpus il me semble) 🙂
@ Jehan

Bien sûr, je connais quelques locutions usuelles mais je ne connais par exemple de "dura lex" que le duralex. Oh pardon ! j'allais oublier dur ! Alex.
Dura lex, sed lex… La loi est dure, mais c'est la loi.
Bon nombre de sentences latines de ce genre sont consignées dans les célèbres "pages roses" du petit Larousse, qu'il suffit de consulter.
Goscinny s'en est d'ailleurs souvent servi de plaisante façon dans les aventures d'Astérix ! 😉
J'aime parfois consulter cette liste même si je n'en retiens pas beaucoup en général, par curiosité 🙂
Ah ben ! dites donc ! vous avez des curiosités bizarres, voire malsaines. Je présenterai votre cas à notre ministre de l'éducation. 😀
Et à propos d'Astérix… Il y a cette liste-là ! Est-ce moins malsain ? 😉

https://lencyclopedix.free.fr/citlat.php
Malsaines ? A ce point ?

Moins je ne sais pas, intéressant aussi au demeurant 🙂
Récupération, récupération… la liste wikipédia n'est plus ni moins qu'un pâle copier-coller des éternelles et illustres pages roses du Petit Larousse.

En revanche, celles d'Astérix ne sont pas parmi les plus connues ou les plus usitées…
Le latin n'a évidemment rien à voir avec le sujet du message.
Pourquoi ne pas créer un nouveau message ou d'abord tout simplement aller sur études littéraires ici :
https://www.etudes-litteraires.com/langue-francaise/expressions-latines
Que ces locutions soient traduisibles en aussi peu de mots, démontre l'inutilité de les garder. En fait, les intellectuels ne les conserve que pour mieux écraser de leur superbe les Paulang qui les ignore et ont bien raison de les ignorer. Na ! 😞
Beaucoup de vanité dans tout cela.
Vouloir écraser l'autre avec des citations latines, c'est être plus sot que Trissotin…
Bon, à présent, revenons au sujet, comme dit si bien Portia.
Tout cela parce que Rousseau a mis ses enfants à l'assistance.
Enfin, on en était là je crois…
On en était plus loin. Delia me faisait grief de trouver peu honorable de demander une pension en 1790 après avoir dilapidé les revenus importants tirés des œuvres de JJ.
La fourmi (assemblée constituante), contrairement à la fable, s'est montrée fort généreuse envers la cigale. Tant mieux pour elle, mais ce n'est ni juste ni moral, et en contradiction avec l'abolition des privilèges. Il en va toujours ainsi des révolutions : de nouveaux privilèges chassent les anciens. Rousseau n'aurait pas été en odeur de sainteté chez les révolutionnaires, en guise de pension elle y aurait laissé la tête.
Si je vous fait grief de quelque chose, paulang, c'est d'être encore plus mufle envers Thérèse que Rousseau lui-même :
« elle n’a jamais pu, écrit-il, suivre l’ordre des douze mois de l’année, et ne connaît pas un seul chiffre, malgré tous les soins que j’ai pris pour les lui montrer. Elle ne sait ni compter l’argent ni le prix d’aucune chose. Le mot qui lui vient en parlant est souvent l’opposé de celui qu’elle veut dire…, et ses quiproquos sont devenus célèbres dans les dans les sociétés où j’ai vécu. »
On a bien lu : Rousseau se taillait du succès dans la bonne société en faisant rire de sa compagne… voyez l'homme sensible...
L'important, c'est la phrase en gras : Thérèse ne savait pas compter. Quoi de surprenant à ce qu'elle ait mal géré son budget après la mort de Rousseau ? Quant à parler de revenus très importants…
Lisez wikipédia (je sais, ce n'est pas toujours fiable) :
Thérèse Le Vasseur avait, pour subsister, le produit de la vente de quelques manuscrits de Jean-Jacques, et les rentes que lui faisaient M. de Girardin et les libraires, Rey entre autres. Le 21 décembre 1790, sur les instances de Mirabeau, l’Assemblée nationale, en même temps qu’elle votait une statue à Rousseau, décréta que sa veuve jouirait d’une pension de 1 200 francs, qui fut dans la suite portée à 1 500. Cette pension ne fut pas toujours exactement payée, et Thérèse, retirée au Plessis-Belleville, tomba dans la misère.
Donc, pour vous, ce n'est ni juste ni moral de verser des pensions aux veuves ? Elles peuvent crever, les veuves ? S'il y a là une injustice, c'est dans le fait que Thérèse était veuve d'un homme célèbre. En ces heureux temps les veuves d'obscurs n'avaient droit à rien ou pas grand chose. Sait-on que Zola, au siècle suivant pourtant, ne repassa pas la seconde partie au lycée qui coûtait cher ?
Parler de privilège à propos de Thérèse Levasseur… Ne dirait-on pas que la malheureuse suçait le sang du peuple ?
C'est amusant, votre conclusion : Elle me rappelle ce que je disais, il y a peu, à mon copain professeur; à savoir, que le fonctionnaire qu'il avait été, avait et continuait de sucer mon sang avec sa confortable retraite. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi je dis avait-été, un fonctionnaire l'est dans sa tête toute sa vie.

Revenons à Thérèse. Je ne lui reproche pas sa pension. Ce que je n'accepte pas, c'est la différence de traitement entre la veuve de M. Toulemonde de l'époque et la veuve d'un type en odeur de sainteté. Que je sache, être la femme ou la compagne de, ne confère aucun mérite et ce faisant aucun droit particulier.
Sa déficience intellectuelle, qui ne l'a pas empêché de défendre bec et ongle ses intérêts, comme vous le souligniez, ne saurait être une excuse. Elle se rendait parfaitement compte qu'elle vivait de manière déraisonnable avant 1790.
Je persiste donc à dire que cette personne a joui d'un privilège que rien ne justifiait.

Notez, que cette inégalité de traitement est encore vraie aujourd'hui. Qu'est-ce qui justifie que la veuve d'un smicard perçoive une pension (64% de la retraite du conjoint si je ne me trompe) inférieure à celle d'un gros salaire. Rien, strictement rien si ce n'est la volonté de prolonger une situation avantageuse.
A travail égal, salaire égal dit la femme. Tout à fait d'accord, mais alors, à veuvage égal (toutes les veuves se valent en mérite), pension égale. Nous sommes bien d'accord ? 😉
Elle se rendait parfaitement compte qu'elle vivait de manière déraisonnable avant 1790.
Vraiment, vous ne lui passez rien, à cette pauvre femme !
Elle vivait de manière déraisonnable : quels sont vos critères d'une vie raisonnable ?
Elle s'en rendait compte : vous le savez donc mieux qu'elle ?
A travail égal, salaire égal dit la femme. Tout à fait d'accord, mais alors, à veuvage égal (toutes les veuves se valent en mérite), pension égale. Nous sommes bien d'accord ?
Jolie tranche de sexisme, bien saignante.
A noter que vous ne voulez pas lutter contre les écarts de salaire des maris (ce sont les maris, ils ont tous les droits…) mais uniquement contre les écarts des pensions de reversion (ce ne sont que des femmes, tant pis pour elle…).

Vous m'écriviez :
Quand vous mettez du latin traduisez svp.
A mon tour de vous dire : Quand vous mettez des crobards, traduisez svp. L'intention générale (se payer ma tête est claire), mais moi, je ne sais m'exprimer qu'avec des mots.
Je ne me paie la tête de personne. J'écris ma pensée comme, je l'espère, vous écrivez la votre. Et je ne vous fait pas grief de celle-ci au seul motif que je ne la partage pas.
Qui a t-il qui vous effraie dans une pension de réversion égale pour tous, que ce soit veuve ou veuf. Craignez-vous de devoir partager ? Pour ma part, je ne crains pas de partager, même mes pensées.

Que voulez-vous Délia, je suis ce qu'il y a de plus haïssable pour un fonctionnaire : J'ai la raison à droite. Mais rassurez-vous, j'ai un cœur obstinément à gauche conformément à la nature.

En tout cas merci pour ce mot que j'ignorais "crobard"
Qui a t-il qui vous effraie dans une pension de réversion égale pour tous, que ce soit veuve ou veuf. Craignez-vous de devoir partager ? Pour ma part, je ne crains pas de partager, même mes pensées.
Vus êtes bien partageux, pour quelqu'un dont la raison est à droite !
Que dis-je, partageux ? Collectiviste, oui. Vous allez bien plus loin que le principe : de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. La pension de réversion est proportionnelle aux revenus du défunt, donc pour donner à tous la même pension, vous instaurez le même revenu pour tous. Bref, la société parfaitement égalitaire dont rêvent tous les utopistes, parfaitement égalitaire… et parfaitement irréalisable.

Contentez-vous de partager vos pensées, n'en attribuez pas gratuitement aux autres…
Cette Thérèse infâme qui demande une augmentation de son RSA !… Nous sommes tous des assistés dans la communauté humaine… en recherche d'amour et de reconnaissance, parfois motivés d'une simple nécessité… et la nouvelle aristocratie, qui se trouve plus de mérite, en prétendant qu'elle abuse du pactole manque de noblesse.
Pour répondre exactement à la question initiale, sans plus digresser, je dirais que Voltaire fréquentant les grandes cours de son monde, rompu au langage diplomatique et peut-être sous la sollicitation des échotiers peu différents d'une certaine forme de journalisme actuelle, commente en avançant trois abandons, ceci démonte tout piège de ceux qui voudraient se nourrir de son fiel contre un concurrent, les obligeant à renchérir sur ses propos modestes… alors que sa pensée secrète est peut-être : "Allons donc, s'il vous en avoue cinq, comptez-en quelques uns de plus !" 😀