Pour l’époque antique romaine =>
Horace, Sermones, Livre I, 5, vers 1 à 26 (Texte et traduction).
Horace, Sermones, Livre I, 5, vers 1 à 26 (Texte et traduction).
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une seule partie du voyage, …ect ?Pourquoi pas le retour ?
L' archipel
L'archipel était un bon vieux
qui laissait ses diables d'enfants d'iles
courir à la dérive
mais lorsque l'un d'eux (ou l'une d'elles)
se perdit
mangé (ou mangée) par un méchant volcan
alors il décréta la loi martiale
et fit fusiller sur la place publique
le prépuce du facteur qui lui apporta la triste nouvelle
Le volcan de son côté faisait des siennes
avalait de petits bateaux
engloutissait de grands vaisseaux
mais excrétait des crustacés
qu'il avait bien cuits dans son ventre
et voilà pourquoi les homards et les tourteaux
incommodent les boyaux
Pour revenir à l'archipel il mit sur son épaule une pelle et sous son bras une égoîne scie pour mutiler le
Stromboli fut arrêté emprisonné jugé
condamné aux travaux forcés
mais dans le golfe du
Mexique il s'évada
et se jetant à la mer constitua
les fameuses
Antilles dont
les
Iles principales sont :
La
Trinité
La
Martinique
La
Dominique
La
Jamaïque
Les
Bahamas
Haïti
Saint-Domingue
Porto
Rico
et
Curaçao
Raymond Queneau
Écoute au coquillage
Je n'avais pas commencé à te voir tu étais AUBE
Rien n'était dévoilé
Toutes les barques se berçaient sur le rivage
Dénouant les faveurs (tu sais) de ces boîtes de dragées
Roses et blanches entre lesquelles ambule une navette d'argent
Et moi je t'ai nommée Aube en tremblant
Dix ans après
Je te retrouve dans la fleur tropicale
Qui s'ouvre à minuit
Un seul cristal de neige qui déborderait la coupe de tes deux mains
On l'appelle à la Martinique la fleur du bal
Elle et toi vous vous partagez le mystère de l'existence
Le premier grain de rosée devançant de loin tous les autres follement irisé contenant tout
Je vois ce qui m'est caché à tout jamais
Quand tu dors dans la clairière de ton bras sous les papillons de tes cheveux
Et quand tu renais du phénix de ta source
Dans la menthe de la mémoire
De la moire énigmatique de la ressemblance dans un miroir sans fond
Tirant l'épingle de ce qu'on ne verra qu'une fois
Dans mon coeur toutes les ailes du milkweed
Frêtent ce que tu me dis
Tu portes une robe d'été que tu ne te connais pas
Presque immatérielle elle est constellée en tous sens d'aimants en fer à cheval d'un beau rouge minium à pieds bleus
1946
André breton
Étrange voyageur voyageur sans bagages
je n’ai jamais quitté Paris
ma mémoire ne me quittait pas d’une semelle
ma mémoire me suivait comme un petit chien
j’étais plus bête que les brebis
qui brillent dans le ciel à minuit
il fait très chaud
je me dis tout bas et très sérieusement
j’ai très soif j’ai vraiment très soif
je n’ai que mon chapeau
clef des champs clef des songes
père des souvenirs
est-ce que j’ai jamais quitté Paris
mais ce soir je suis dans cette ville
derrière chaque arbre des avenues
un souvenir guette mon passage
C’est toi mon vieux Paris
mais ce soir enfin je suis dans cette ville
tes monuments sont les bornes kilométriques de ma fatigue
je reconnais tes nuages
qui s’accrochent aux cheminées
pour me dire adieu ou bonjour
la nuit tu es phosphorescent
je t’aime comme on aime un éléphant
tous tes cris sont pour moi des cris de tendresse
je suis comme Aladin dans le jardin
où la lampe magique était allumée
je ne cherche rien
je suis ici
je suis assis à la terrasse d’un café
et je souris de toute mes dents
en pensant à tous mes fameux voyages
je voulais aller à New York ou à Buenos Aires
connaître la neige de Moscou
partir un soir à bord d’un paquebot
pour Madagascar ou Shang-haï
remonter le Mississipi
je suis allé à Barbizon
et j’ai relu les voyages du capitaine Cook
Philippe Soupault