Anthologie poétique sur le thème du voyage

Entraide scolaire

240 réponses · Page 10 / 12

Apollinaire : La petite auto
Le 31 du mois d'août 1914 …/…

https://unproductivepoetry.files.wordpress.com/2010/08/la_petite_auto.jpg
Bonjour,
J'ai une anthologie à faire sur le thème de mon choix (le voyage), et à rendre lundi 2 mai.
Je dois choisir deux poèmes pour chaque siècle entre le XVI ème et XX ème siècle, donc dix au total. Cette discussion m'a déjà beaucoup aidée, mais il me manque un poème pour le XVII ème et un autre pour le XVIII ème. J'en ai trouvé quelques uns, mais ils ne me plaisaient pas… Je précise que je me suis également aidée de la rubrique "voyage" du site www.poetica.fr
Pour l'instant, j'ai :
XVI ème :
-Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay
-J'ai longtemps voyagé, courant toujours fortune de Philippe Desportes
XVII ème :
- Les deux pigeons de La Fontaine
- ?
XVIII ème :
-Le voyage de Jean-Pierre Claris de Florian
- ?
XIX ème :
-Le voyage de Charles Baudelaire
-L'espérance et le doute, Guy de Maupassant
XX ème :
-Le départ de Max Jacob
-La vie voyage d'Andrée Chédid
Je voudrais savoir si ces poèmes correspondent bien au thème du voyage…
Merci d'avance,
KlKlsilverheart
Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661)


L'esté de Rome

Quelle estrange chaleur nous vient icy brusler ?
Sommes-nous transportez sous la zone torride,
Ou quelque autre imprudent a-t-il lasché la bride
Aux lumineux chevaux qu'on voit estinceler ?

La terre, en ce climat, contrainte à pantheler,
Sous l'ardeur des rayons s'entre-fend et se ride ;
Et tout le champ romain n'est plus qu'un sable aride
D'où nulle fresche humeur ne se peut exhaler.

Les furieux regards de l'aspre canicule
Forcent mesme le Tybre à perir comme Hercule,
Dessous l'ombrage sec des joncs et des roseaux.

Sa qualité de dieu ne l'en sçauroit deffendre,
Et le vase natal d'où s'écoulent ses eaux,
Sera l'urne funeste où l'on mettra sa cendre

Paul Scarron

(1610-1660)

Épitre à Monsieur Sarazin

Sarrasin,
Mon voisin,
Cher ami,
Qu’à demi
Je ne voi,
Dont, ma foi,
J’ai dépit
Un petit,
N’es-tu pas
Barrabas,
Basiris,
Phalaris,
Ganelon
Le félon,
De savoir
Mon manoir
Peu distant,
Et pourtant
De ne pas,
De ton pas
Ou de ceux
De tes deux
Chevaux gris
Mal nourris,
Y venir
Réjouir,
Par des dits
Ébaudits,
Un pauvret
Très maigret,
Au col tors,
Dont le corps
Tout tortu,
Tout bossu,
Suranné,
Décharné
Est réduit,
Jour et nuit,
À souffrir,
Sans guérir,
Des tourments
Véhéments ?
Si Dieu veut,
Qui tout peut,
Dès demain
Mal S. Main
Sur ta peau
Bien et beau
S’étendra
Et fera
Tout ton cuir
Convertir
En farcin.
Lors, mal sain
Et pourri,
Bien marri
Tu seras
Et verras
Si j’ai tort
D’être fort
En émoi
Contre toi.
Mais pourtant,
Repentant,
Si tu viens
Et te tiens
Un moment
Seulement
Avec nous,
Mon courroux
Finira,
Et cætera.
Pour le XVIII°, suggestion :
Fragment de l'Amérique d'André Chénier.
Magellan, fils du Tage, et Drake et Bougainville
Et l'Anglais dont Neptune aux plus lointains climats
Reconnaissait la voile et respectait les pas.
Le Cancer sous les feux de son brûlant tropique
L'attire entre l'Asie et la vaste Amérique,
En des ports où jadis il entra le premier.
Là l'insulaire ardent, jadis hospitalier,
L'environne : il périt. Sa grande âme indignée,
Sur les flots, son domaine, à jamais promenée,
D'ouragans ténébreux bat le sinistre bord
Où son nom, ses vertus, n'ont point fléchi la mort.
J'accuserai les vents et cette mer jalouse
Qui retient, qui peut-être a ravi La Peyrouse.
Il partit. L'amitié, les sciences, l'amour
Et la gloire française imploraient son retour.
Six ans sont écoulés sans que la renommée
De son trépas au moins soit encore informée.
Malheureux ! un rocher inconnu sous les eaux
A-t-il, brisant les flancs de tes hardis vaisseaux,
Dispersé ta dépouille au sein du gouffre immense ?
Ou, le nombre et la fraude opprimant ta vaillance,
Nu, captif, désarmé, du sauvage inhumain
As-tu vu s'apprêter l'exécrable festin ?
Ou plutôt dans une île, assis sur le rivage,
Attends-tu ton ami voguant de plage en plage ;
Ton ami qui partout, jusqu'aux bornes des mers
Où d'éternelles nuits et d'éternels hivers
Font plier notre globe entre deux monts de glace,
Aux flots de l'Océan court demander ta trace ?
bonjour , je dois fair une anthologie sur le theme du voyage . je bloque un petit peu sur la preface ou je dois presenter le theme en le contextualisant et en le problematisant c'est a dire etablir un liens entre l'ecriture poetique et le thème choisi
Il y a des propositions dans les archives.
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/493/anthologie-poetique-sur-le-theme-du-voyage
Merci ais je ne vois pas en quoi cette page pourrait m'aider, il faut que je contextualise la poesie sur le theme du voyage … je ne sait pas trop quoi dire.
Bonjour,

Etant en première L, j'ai dû faire une anthologie, mais celle-ci ne me correspondait pas du tout, j'ai donc décidé de la refaire, et cette fois-ci sur le thème du voyage. Le souci est que je ne trouve aucun tableau sur le thème du voyage, en particulier un sur Madrid.
Avez-vous des suggestions de tableaux ? Il m'en faut 5 en tout. 🙂 🙂

Merci d'avance!
Et ces tableaux devraient être en correspondance avec quels poèmes ?

Helen Bellart Madrid, Gran Via
Gaëlle Tremblay Labyrinthe
Pour le moment, j'ai "Madrid" de Alfred de Musset.
"Demain dès l'aube…" de Victor Hugo
"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage" de Joachim du Bellay.
Il me manque deux poèmes, et… bientôt 3 ou 4 tableaux étant donné que les deux que tu m'as proposé m'ont l'air bien!! 🙂
Merci ^^
Paysage aux trois arbres, Lavis de Victor Hugo

https://4.bp.blogspot.com/-Gj0Nfud3vUY/T4rHN3_ovHI/AAAAAAAABVc/YDjiGHSSSrc/s1600/Image0471.JPG
Bonjour,
Je dois faire une anthologie de 5 poèmes sur le voyage et je ne trouve pas de poèmes du moyen âge et du 17 ème siècle sur ce thème pouvez vous m'aider?
Merci
https://books.google.fr/books?id=s7XIDAAAQBAJ&pg=PA61&lpg=PA61&dq=je+chevauchais+de+la+sorte+;+chr%C3%A9tien+de+troyes&source=bl&ots=haWW8fevEe&sig=G2BCZlRgHgOun9o--OuMy1BkNEc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiYuObx2bDSAhXC6xoKHTwvDwgQ6AEILTAD#v=onepage&q=je%20chevauchais%20de%20la%20sorte%20%3B%20chr%C3%A9tien%20de%20troyes&f=false
Chrétien de Troyes le Chevalier au lion

Les deux pigeons de La Fontaine

La Tortue et les deux canards de La Fontaine
Bonjour
Je suis en 5eme je dois trouver 5piemes sur le thème du voyage sur 5siecles différents et lès expliquer
J'en ai trouvé 3 20eme 19eme et 17 eme siècles il m'en reste deux !!
J'aimerais trouver un du 21eme siècles et un autre mais surtout facile à comprendre
Merci de votre Aide
Jaminou
André Velter


À ciel ouvert le monde est un soleil levant,
Un éblouissement qui tape au fond des yeux
Et mène par des chemins inoubliables
Vers des lieux des rivages des êtres oubliés.

Droit devant chevalier désarmé,
Le voyage en Orient ne cesse de conquérir une sorte d’au delà,
Une autre solitude un autre accès à soi,
Comme marcher de Séville à Tanger de Kairouan à Babylone Ispahan
Bénarès ou Lhassa.

Les îles de terre ferme se trouvent sous nos pas,
Aussi réelles que l’éveil de nos utopies actives,
Aussi magnétiques que l’inconnu qui jamais ne s’égare
Et sait de source foudroyée que toute la place est pour la beauté.


édition
printemps des poetes
2011
L’horizon chimérique

Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse
Et roule bord sur bord et tangue et se balance,
Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins
Les vagues souples m’ont appris d’autres cadences
Plus belles que le rythme las des chants humains.

A vivre parmi vous, hélas !
Avais-je une âme?
Mes frères, j’ai souffert
Sur tous vos continents

A vivre parmi vous, hélas !
Avais-je une âme ?
Mes frères, j’ai souffert
Sur tous vos continents

Je ne veux que la mer je ne veux que le vent
Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames.
Hors du port qui n’est plus qu’une image effacée
Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux
Je ne me souviens pas de mes derniers adieux

O ma peine, ma peine où vous ai-je laissée ?
Voilà je suis parti plus loin que les Antilles
Vers des pays de vents lumineux et subtils
Je n’emporte avec moi pour toute pacotille
Que mon coeur
Mais les sauvages en voudront-ils?

O ma peine, ma peine où vous ai-je laissée?
Voilà je suis parti plus loin que les Antilles
Vers des paysde vents lumineux et subtils
Je n’emporte avec moi pour toute pacotille
Que mon coeur
Que mon coeur
Mais en voudront-ils?
Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse

Poème de Jean de La Ville de Mirmont (1886/1914),
Voyageur , voyageur


Voyageur, voyageur, accepte le retour,
Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages,
Ton rêve modelé par trop de paysages,
Laisse-le reposer en son nouveau contour.

Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame
Pour écouter enfin ta vivante rumeur
Que garde maintenant de ses arcs de verdeur
Le palmier qui s'incline aux sources de ton âme.



Jules Supervielle
Débarcadères 1922
Bonjour,

Une proposition trouvée sur poetica https://www.poetica.fr/

Nouveau Monde par Villebramar
Elles étaient trois Caravelles
quittaient Cadix au couchant
droit devant.

Ils étaient quatre jeunes gens
le portant.

Arrivés à l’Océan
doucement l’ont mis à terre
sans l’éveiller, doucement
doucement.

Étrange, étrange navire
Amiral
en route vers le Ponant.

Elles étaient trois Caravelles
ils étaient quatre jeunes gens
sur l’épaule le portant
Nouveau Monde droit devant.

Pour Vie Nouvelle revivre
droit devant.

Nouveau Monde droit devant !
A crié le Commandant.

Villebramar, 2016
J'ai également une anthologie sur le voyage à faire mais je ne trouve rien sur le17 eme siècle . Avez-vous des idées ?
As-tu lu les contributions qui précèdent ?
Bonjour, je dois également faire une anthologie de poème sur le thème du voyage. J'en ai trouvé pas mal provenant du 16 17 18 19 et 20 siècle cependant,je peine à en trouver de l'époque antique ou du moyen age. Pourriez-vous m'aider ?
Dois-tu vraiment trouver un poème de l'époque antique ?
Si c'est vraiment nécessaire prends un extrait de l'Odyssee avec une traduction en vers

En la forêt de Longue Attente

En la forêt de Longue Attente
Chevauchant par divers sentiers
M'en vais, cette année présente,
Au voyage de Desiriers.
Devant sont allés mes fourriers
Pour appareiller mon logis
En la cité de Destinée ;
Et pour mon coeur et moi ont pris
L'hôtellerie de Pensée.

Je mène des chevaux quarante
Et autant pour mes officiers,
Voire, par Dieu, plus de soixante,
Sans les bagages et sommiers.
Loger nous faudra par quartiers,
Si les hôtels sont trop petits ;
Toutefois, pour une vêprée,
En gré prendrai, soit mieux ou pis,
L'hôtellerie de Pensée.

Je despens chaque jour ma rente
En maints travaux aventuriers,
Dont est Fortune mal contente
Qui soutient contre moi Dangiers ;
Mais Espoirs, s'ils sont droicturiers,
Et tiennent ce qu'ils m'ont promis,
Je pense faire telle armée
Qu'aurai, malgré mes ennemis,
L'hôtellerie de Pensée.

Charles d'Orléans