Pourquoi écrire ?

Littérature

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis en train de chercher des pistes sur cette question qui me taraude : pourquoi écrire ? J'ai l'idée d'auteurs s'étant mis à l'écriture, ayant cherché à se faire publier, pour des raisons bien diverses les uns les autres (et aussi parce que le statut d'écrivain n'a pas été le même de siècles en siècles).

J'ai tenté plusieurs recherches via des outils universitaires comme le Sudoc, mais je dois savoir très mal chercher car je ne trouve rien d'autre que des autobiographies à ce sujet.

Est-ce que certains d'entre vous ont des ouvrages d'étude ou des auteurs en tête ?

Merci beaucoup 🙂
Bonjour, vous pouvez commencer par consulter les sujets suivants à travers desquels vous trouverez des citations d'auteurs sur leurs raisons et ainsi, en retrouvant le contexte de leurs dires trouver les ouvrages que vous cherchez:

le théâtre
la poésie

Vous pouvez aussi regarder dans ces deux/trois citations:
« Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant » Molière (= divertir/avertir)
« La poésie dramatique a pour but le seul plaisir du spectateur » Corneille (= divertir)
« J'ai toujours fait mes vers en m'observant les faire » Paul Valéry (= se questionner)
« De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair,
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose » Verlaine (= style, le travail)
Le langage est « le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience » Baudelaire (= coucher sur le papier des "mouvement lyriques de l'âme… de la rêverie")
« Je vous embrasserais dans mon exil farouche, Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau ! » Hugo (= communiquer un message)
« La poésie […] n'a d'autres but qu'elle-même; elle ne peut en avoir d'autre, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poème » Baudelaire (= plaisir)
« je me sers d'animaux pour instruire les hommes » La Fontaine (= instruire)
« Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera moi » Rousseau (= franchise)

Bref beaucoup d’éléments que je propose pelle-mêle à vous de trier ceux qui vous intéressent

Bonsoir
Bonsoir Tertium, petit plume,
on peut penser que c'est devenu nécessaire depuis que les hommes maîtrisent un langage évolué, l'écriture découle de la capacité qu'ils possédaient d'articuler des schèmes de mots reliés dans leur esprit à des significations plus ou moins complexes qu'ils ont cherché à maintenir dans le temps pour les transmettre. Les plus anciennes civilisations ont laissé des traces de l'intelligence d'individus ou de toute une société entière, la création d'outils, de vêtements, les cadavres congelés ont permis de renseigner des modes de vie primitifs. Peut-être afin d'envisager un approfondissement de ses expériences de la vie, de ses expériences de pensées un peu furieuses l'homme a-t-il besoin d'envisager l'exercice comme un témoignage de sa propre condition, ça devient le cas des sociétés antiques quand les villes et les académies sortent de la terre. Évidemment certains facteurs jouent sur l'intérêt des textes, aussi bien théorique que personnel, la pierre est moins obsolescente qu'une peau, un papier. Chaque objet, peu importe qu'il soit constitué de matière ou non possède son champ au lexique, la richesse en elle-même peut faire l'objet d'un registre la connaissance humaine, c'est cette raison qui écartent les textes divers de la littérature qu'on réserve aux scientifiques. Pour en revenir à l'écrit lié aux capacités cognitives de l'homme, on peut considérer que les interactions fondamentales des neurones sont déjà un échange de matière dissolue, qu'il s'agit de cristalliser, avec plus ou moins de réussite, et de réception sur un support qui permet de faire laisser la place pour faire émerger d'autres sujets, d'autres existences. L'intelligence de l'homme rend nécessaire l'archive et la matérialité pour maintenir l'Unité qui manque à notre être et à l'État, même si des créatures tentaculaires abstraites comme la hiérarchie et l'ineffable vaporeusité de l'être entrainent des crises de débats parfois exagérés. D'autant plus que la langue est une technique de contrôle d'opinion, il faut envisager de prendre un certain recul sur les sensations instinctives qui sont propres à nos connaissances et nos préjugés, tout cela dans le but de relativiser sa mort.