Bonjour, je dois faire mon anthologie et j'ai choisis le thème de l'ivresse.
J'ai déjà trouvé plusieurs poèmes sur l'ivresse dût à l'alcool, c'est pourquoi je demande votre aide pour m'aider à trouver des poèmes sur l'ivresse dût a quelque chose d'autre (amour, bonheur..)
Merci d'avance pour votre aide
Merci beaucoup pour la réponse, le poème est bien mais il n'est pas assez centré sur l'ivresse je trouve
Baudelaire "Enivrez-vous", 33ème poème des
Petits Poème en prose Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Qu'as-tu trouvé d'autre?
Pense aussi à la "muse verte" ou "Fée verte " pour l'absinthe …
Le poison
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.
L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers…
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.
Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remords,
Et charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort!
Charles Baudelaire, Recueil 'Spleen et idéal'
- La buveuse d'absinthe de Maurice Rollinat
- Absinthe Raoul Ponchon
- Lendemain de Charles Cros
- Absinthe de Albert Giraud
- Le Vin des amants de Baudelaire
- Le parfum de Baudelaire
- Vendanges de Verlaine
- Celui qui boit de Ronsard
- Bacchante triste de Renée Vivien
- Bacchanale de Heredia
- Oraison du soir de Rimbaud
- Sonnet ivre de Jean Richepin
- La cigale et le poète de Tristan Corbière
Je fais une anthologie poétique sur l'ivresse
J'AI DEJA TROUVE DES POEMES SUR L'ALCOOL
Aidez moi a en trouver sur l'Ivresse d'amour, de joie, bonheur et d'autres si vous trouvez
Merci d'avance si vous pouvez m'aider 😀
Ce thème a déjà été abordé sur le site pour une anthologie …
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/44051-anthologie-poetique-sur-le-theme-de-livresse.htmlQuand tu descendras les trottoirs de l’ivresse…
quand tu descendras les trottoirs de l’ivresse
n’oublie pas de regarder en arrière
la rage du vent roule sur les automobiles
tu poursuivras cette marche le corps délesté
de tout ce qui te suit à la trace
rien vraiment ne meurt enfoui dans les yeux
ce sont les oreilles qui se couvrent de mains
tu ne goûtes que le sel si tu restes en place
il faut aller plus loin que ce coin de rue
descendre vers l’effloraison des lumières
ou nier cette guirlande aux devantures de néon
tu jetais toujours le magazine une fois parcouru
lisant quelquefois mais saisissant trop vite le quoi
encore que dans tes yeux se mourait un goût de suie
Michel BEAULIEU, Paysage, précédé de ADN, 1971 Éd. du Jour
Matinée d'ivresse
Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! chevalet féerique ! Hourra pour l'oeuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira pas eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendu à l'ancienne inharmonie. Ô maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L'élégance, la science, la violence ! On nous a promis d'enterrer dans l'ombre l'arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, - ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, - cela finit par une débandade de parfums.
Rires des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d'ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.
Petite veille d'ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifié. Nous t'affirmons, méthode ! Nous n'oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.
Voici le temps des ASSASSINS.
Rimbaud
Oui je sais c'est mon message mais ca ne reponds a ce que je demande
PAS SUR L'ALCOOL !!!
BEN !! C'est moi qui fait sur l'ivresse c'était mon idée !
bensouss, bon jour,
Je ne comprends pas ton message qui est le premier sur ce site.
Pouvons-nous t'aider ?
Floreale, ce message était destiné uniquement à benjicrems dans le sens ou je suis dans son lycée et que c'etait moi qui avait eu l'idée 🙂
Je m'en doutais un peu …
Alors, quel va être le thème de ton anthologie ? Parce que sur le thème de l'ivresse, il y a eu de nombreuses propositions si tu centres sur ce thème seul. Et tu peux faire une sélection personnelle et au moment de rédiger la préface … ne communique plus … 🙂
Bonjour !
Je fais moi aussi une anthologie sur le thème de l'ivresse. J'ai déjà trouvé plusieurs poèmes, mais il m'en faut de siècles différents, or la plupart datent des XIXe et XXe siècles.
Pour des siècles antérieurs, j'ai seulement trouvé :
- Celui qui boit de Ronsard (XVIe)
- Baiser de du Bellay (XVIe) (pensez-vous qu'il corresponde vraiment à mon thème ?)
- Bacchus d'André Chenier ( XVIIIe)
Mon problème principal est que je n'arrive à trouver d'analyse pour aucun d'entre eux, or j'ai du mal à comprendre "Celui qui boit", et c'est encore pire pour "Bacchus". Peut-être pourriez-vous m'éclairer ? ^^ (je dois faire un paragraphe de caractérisation pour chaque poème, en plus de la préface).
Et sinon, connaissez-vous d'autres poèmes qui pourraient me convenir ? (je suis assez pressée…)
Merci d'avance !
L'ivrogne et sa femme de La Fontaine
Merci pour votre réponse.
En fait, j'avais écarté cette fable car j'avais pensé qu'elle ne traitait pas vraiment de l'ivresse mais plutôt simplement de l'alcool/l'alcoolisme. Pensez vous que ce soit vraiment sur l'ivresse ? (et pourquoi ?)
Et pourriez-vous m'expliquer "celui qui boit" (quelle forme d'ivresse est traitée…) et "bacchus" ? Cela m'aiderait vraiment beaucoup.
Merci encore !
Sur le poème de Ronsard : on peut s'enivrer de mauvais alcool
https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1997_num_85_316_4893
On peut, au sens figuré, être épris des yeux de Cassandre.
Quelle que soit l'ivresse, la mort nous en délivre mais il vaut mieux être ivre d'amour.
Merci 🙂 Donc en gros, Ronsard compare l'ivresse de l'alcool (premier quatrain) à celle de l'amour (deuxieme) et il dit qu'il vaut mieux l'amour ? (désolée d'insister mais j'ai vraiment du mal avec celui-ci ^^).
Et donc, pensez-vous que la fable de La Fontaine soit vraiment sur l'ivresse ? (par exemple parce qu'elle montre que l'homme ivre peut croire à n'importe quoi ?) Ce serait pratique, je n'aurais pas à m'embêter avec "Bacchus", que je ne comprends pas et n'apprécie pas tellement…
(Sinon, j'ai aussi trouvé "Chanson à boire I" de Nicolas Boileau, mais j'ai l'impression que, comme la fable, ce n'est pas sur l'ivresse mais seulement sur l'alcool…)
Ivresse a plusieurs acceptions.
Reformuler ce que l'on croit avoir compris d'un poème est pour le moins réducteur et hasardeux.