Décrire un paysage de printemps

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjours je suis en 2nd, j'ai un texte en prose poétique de 30 lignes.
nous devons décrire un paysage de printemps en associant des sentiments personnels à la nature ( j'ai pensé à l'amour et la joie ) il faut faire une description subjective du lieu
merci d'avance BAT
🙂
Bonjour Baptiste,

Qu'attends-tu de nous exactement ?
Ton sujet convoque explicitement le lyrisme, tu devrais jeter un oeil de ce côté là :

https://www.etudes-litteraires.com/vocabulaire/lyrisme
merci j'aimerais savoir comment mettre en relation les sentiments a exprimer et la description du paysage

voici les critères

Description : caractéristiques de la saison, détails 4pts
Vocabulaire des sentiments (utilisation possible du je ) 4pts
Vocabulaire riche, varié : pas de répétition, pas de / il y a / être /avoir / chose 4pts
Description qui suit une organisation 2pts
Procédés rhétoriques : figures de style, travail sur les phrases, la ponctuation ect 6pts

🙂

BAT
j'aimerais savoir quand mettre en relation les sentiments a exprimer et la description du paysage
Comment cela, "quand" ?
Mais tu fais comme tu le sens… Quand tu le souhaites.
Pourvu que cela soit fait !
j'ai changé c'était comment 🙄
Le paysage de la Nature doit refléter ou agir sur ton paysage "intérieur" (tes pensées, tes émotions, ton esprit, etc.) ; chez les romantiques, on appelle cela un paysage-état d'âme. Ainsi, une mer calme reflètera par exemple une paix intérieure alors qu'un océan agité correspondra à un esprit en proie à de douloureux sentiments, à la colère, etc.

C'est donc à toi de créer un univers dans lequel le paysage fait écho ou influe sur l'intériorité de ton personnage (ou de toi-même).

Je te laisse par exemple regarder cet extrait de La Nouvelle-Héloïse de Rousseau, pour te faire une idée :
[…] Après m’être promené dans les nuages, j’atteignais un séjour plus serein, d’où l’on voit dans la saison le tonnerre et l’orage se former au-dessous de soi ; image trop vaine de l’âme du sage, dont l’exemple n’exista jamais, ou n’existe qu’aux mêmes lieux d’où l’on en a tiré l’emblème.
Ce fut là que je démêlai sensiblement dans la pureté de l’air où je me trouvais la véritable cause du changement de mon humeur, et du retour de cette paix intérieure que j’avais perdue depuis si longtemps. En effet, c’est une impression générale qu’éprouvent tous les hommes, quoiqu’ils ne l’observent pas tous, que sur les hautes montagnes, où l’air est pur et subtil, on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l’esprit ; les plaisirs y sont moins ardents, les passions plus modérées. Les méditations y prennent je ne sais quel caractère grand et sublime, proportionné aux objets qui nous frappent, je ne sais quelle volupté tranquille qui n’a rien d’âcre et de sensuel. Il semble qu’en s’élevant au-dessus du séjour des hommes, on y laisse tous les sentiments bas et terrestres, et qu’à mesure qu’on approche des régions éthérées, l’âme contracte quelque chose de leur inaltérable pureté. On y est grave sans mélancolie, paisible sans indolence, content d’être et de penser : tous les désirs trop vifs s’émoussent, ils perdent cette pointe aiguë qui les rend douloureux ; ils ne laissent au fond du cœur qu’une émotion légère et douce ; et c’est ainsi qu’un heureux climat fait servir à la félicité de l’homme les passions qui font ailleurs son tourment. Je doute qu’aucune agitation violente, aucune maladie de vapeurs pût tenir contre un pareil séjour prolongé, et je suis surpris que des bains de l’air salutaire et bienfaisant des montagnes ne soient pas un des grands remèdes de la médecine et de la morale.[…]
(I, 23, "De Saint-Preux à Julie)
Attention, il ne s'agit néanmoins pas de copier Rousseau!
merci à toi d'avoir pris le temps de m'expliquer 😀