Que faire après un M2 de lettres classiques ?

La filière littéraire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Je suis actuellement en M2 de lettres classiques et je m'interroge sur mon avenir: j'ai commencé ces études afin d'enseigner. Depuis un peu plus d'un an, je suis enseignant contractuel dans un lycée et cette première expérience m'a montré que le métier n'est pas fait pour moi. Je ne veux pas non plus faire de recherche. Que faire?
Comme je ne sais pas vraiment quels autres métiers existent dans le domaine des lettres, je viens demander votre aide.
J'aime beaucoup les livres (comme tout littéraire!) et j'ai donc pensé à travailler en bibliothèque, ou en librairie, mais j'ai l'impression qu'il faut pour cela faire des formations spécifiques et je n'ai pas vraiment les moyens financiers de poursuivre des études. Que me conseilleriez-vous?
J'avoue que je suis assez désespérée et que mon emploi au lycée me pèse beaucoup (alors que je ne travaille que 5h par semaine!).
J'attends donc vos suggestions avec impatience.
Merci d'avance.
Je ne peux pas beaucoup t'aider mais les lettres sont liées à l'histoire, particulièrement les lettres classiques, qui pourrait certainement te trouver un débouché un peu plus passionnant. Il y a aussi le domaine le journalisme, rentable et sûr, où la qualité rédactionnelle est exigée. L'Etat forme aussi de nombreux fonctionnaires, lesquels passent des concours. Le domaine social, un peu " fourre-tout " n''en est pas moins une issue hors des lettres, lesquelles te serviront quand même au niveau de la psychologie et des rapports humains.

Sur TF1, il n'y a pas si longtemps de cela, j'ai visionné un reportage sur les littéraires travaillant dans les banques. Ils sont très recherchés pour leur esprit d'analyse, de déduction et de synthèse. Ceci peut paraître surprenant et invraisemblable mais nous pouvons jongler avec des chiffres (la légende dit pourtant que nous ne savons pas résoudre des calculs avec des inconnues et des fractions…).

Tu peux aussi devenir écrivain ou doctorant (une année supplémentaire d'étude (DEA si je crois bien) qui te permettrait de réfléchir et préparer ton projet).
J'ai du mal à voir ce que cela suppose de devenir écrivain, mais je pense qu'il faut avoir les moyens financiers pour se consacrer à l'écriture, ce qui n'est pas mon cas. En outre, ça ne s'improvise pas comme ça: il doit y avoir des tonnes de gens qui pensent être des génies et qui envoient leurs manuscrits dans des maisons d'édition sans que ce ne soit jamais publié. Pour ce qui est du doctorat, je n'y pense même pas parce que j'ai déjà du mal à faire mon master 2 (je suis arrivée au stade du dégoût, je n'ai qu'une seule envie: en avoir fini). De plus, en lettres classiques, il est presque impossible d'avoir un financement, cela suppose donc de travailler encore en faisant ses études et je n'en ai plus envie (c'est la 4e année où je suis obligée de le faire et j'en ai marre…)
Pour le travail en bibliothèques, lis ce sujet : https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/5255-quelles-etudes-pour-devenir-bibliothecaire.html
L'édition est un milieu plus aléatoire, il faut beaucoup s'imposer. Pour le travail en librairie, il faut plutôt privilégier la communication. Vois si tu peux trouver un petit boulot ou un stage dans ces milieux pour te faire une idée.
Comme tu as un profil LC, renseigne-toi aussi sur les carrières dans les archives, dans le patrimoine (consulte les sites des ministères — de la culture en particulier). Généralement, les concours qui mènent à des métiers d'encadrement (catégorie A) demandent une solide culture générale. Les concours de catégorie B requièrent des connaissances plus techniques. Les métiers de catégorie C, moins bien rémunérés, consistent plus simplement en l'exécution de tâches (ex. magasinier). A ton niveau universitaire je te conseille les concours de cat. A, voire B.
Je me permets de rebondir sur une réponse qui t'a déjà été faite, et que j'aimerais expliciter un peu plus : l'intégration des LSH en entreprise.

Le reportage dont on te parlait (qui au passage a été diffusé au JT de France 2) concernait l'Opération Phénix. Elle vise à rapprocher les entreprises des universités. De grandes boîtes proposent des postes en CDI à des diplômés en recherche en sciences humaines dans des domaines qui n'ont rien à voir avec leur discipline d'origine, en considérant qu'ils ont des compétences à offrir, avec un salaire de cadre d'en moyenne 30 k€/an. En contrepartie, l'engagé s'engage à suivre un M2 pro métiers des entreprises à la sorbonne durant une année, pendant laquelle il n'est qu'à 80% de son salaire (ce qui n'est pas non plus négligeable…).

Ca parait joli sur le papier, alors où est le problème me direz-vous… Les places sont chères, voilà tout. Comme partout, c'est la crise, les entreprises ont moins de postes à proposer… Mais elles en ont quand même. C'est un parcours du combattant pour intégrer cette formation. Mais ça en vaut la peine. Personnellement, je fais partie des 15 embauchés de cette année, et je me félicite chaque jour d'avoir fait ce choix. J'apprends un métier passionnant, loin des lettres certes (dans le marketing et la communication), mais je mets à profit mes compétences, et j'en développe de nouvelles, au sein d'une entreprise dans laquelle je me sens bien et qui m'a parfaitement intégrée. Et en parallèle, je ne suis certes pas fascinée par la compta, mais j'ai la chance de compter sur une promo géniale, avec qui c'est un plaisir de travailler.

J'ai un peu détaillé mon expérience pour toi, mais aussi pour les nombreuses autres personnes qui doutent de leur possibilité d'intégrer le domaine privatif. C'est difficile, pas impossible. Et c'est intéressant (il n'y a pas que l'enseignement qui peut être enthousiasmant !) !

Bon courage pour la suite !
Morgane T a écrit :Je me permets de rebondir sur une réponse qui t'a déjà été faite, et que j'aimerais expliciter un peu plus : l'intégration des LSH en entreprise.

Le reportage dont on te parlait (qui au passage a été diffusé au JT de France 2) concernait l'Opération Phénix.
Non, non, ce n'était pas ce reportage-là que j'ai vu.