Bonjour.
J'ai une question sur la valeur du subjonctif plus-que-parfait dans le contexte joint ci-bas.
Selon mes humbles connaissances, le subjonctif plus-que-parfait est utilisé pour exprimer, dans une proposition subordonnée, une action, virtuelle, antérieure à celle exprimée par le verbe de la principale qui est au passé.
(Veuillez excuser mon expression maladroite… mais, j'espère, quand même, que ce soit compréhensible.)
Mais, dans le texte suivant, il me semble que les deux verbes subjonctifs(eût vécu, fût venu) n'expriment point l'antériorité, ni la simultanéité, mais plutôt une postériorité par rapport au verbe principal.
Merci.
J'ai une question sur la valeur du subjonctif plus-que-parfait dans le contexte joint ci-bas.
Selon mes humbles connaissances, le subjonctif plus-que-parfait est utilisé pour exprimer, dans une proposition subordonnée, une action, virtuelle, antérieure à celle exprimée par le verbe de la principale qui est au passé.
(Veuillez excuser mon expression maladroite… mais, j'espère, quand même, que ce soit compréhensible.)
Mais, dans le texte suivant, il me semble que les deux verbes subjonctifs(eût vécu, fût venu) n'expriment point l'antériorité, ni la simultanéité, mais plutôt une postériorité par rapport au verbe principal.
Une pensée surtout le faisait bondir : c’est que, pendant cette traversée, où, dans son ignorance du lieu où on le conduisait, il était resté si calme et si tranquille, il aurait pu dix fois se jeter à la mer, et, une fois dans l’eau, grâce à son habileté à nager, grâce à cette habitude qui faisait de lui un des plus habiles plongeurs de Marseille, disparaître sous l’eau, échapper à ses gardiens, gagner la côte, fuir, se cacher dans quelque crique déserte, attendre un bâtiment génois ou catalan, gagner l’Italie ou l’Espagne, et de là écrire à Mercédès de venir le rejoindre.Pourriez vous m'éclairer s'il vous plaît ?
Quant à sa vie, dans aucune contrée il n’en était inquiet : partout les bons marins sont rares ; il parlait l’italien comme un Toscan, l’espagnol comme un enfant de la Vieille-Castille ; il eût vécu libre, heureux avec Mercédès, son père, car son père fût venu le rejoindre ; tandis qu’il était prisonnier, enfermé au château d’If, dans cette infranchissable prison, ne sachant pas ce que devenait son père, ce que devenait Mercédès, et tout cela parce qu’il avait cru à la parole de Villefort : c’était à en devenir fou ; aussi Dantès se roulait-il furieux sur la paille fraîche que lui avait apportée son geôlier.
Merci.



