Analyse grammaticale

Langue française

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Bonjour,

Dans la phrase : "les chevaux partirent au galop et Meaulnes ne sut pas d'abord si le cocher s'efforçait de les retenir ou au contraire les excitait à fuir."

"Si le cocher… retenir" : prop. sub. inter. indirecte ; COD de "sut"
"Ou au contraire… fuir" : idem

"Ou au contraire excitait" : prop. sub. inter. indirecte ; COD de "sut"
"les à fuir" : prop. sub. infinitive ; COI de "excitait"


Quelle analyse retenir ?

Merci beaucoup !
éclat du soleil a écrit :Bonjour,

Dans la phrase : "les chevaux partirent au galop et Meaulnes ne sut pas d'abord si le cocher s'efforçait de les retenir ou au contraire les excitait à fuir."

"Si le cocher… retenir" : prop. sub. inter. indirecte ; COD de "sut"
"Ou au contraire… fuir" : idem

"Ou au contraire excitait" : prop. sub. inter. indirecte ; COD de "sut"
"les à fuir" : prop. sub. infinitive ; COI de "excitait"


Quelle analyse retenir ?

Merci beaucoup !
Bonjour,
Je retiendrais la première analyse.
Les chevaux partirent au galop /et Meaulnes ne sut pas d'abord/ si le cocher s'efforçait de les retenir /ou au contraire les excitait à fuir."
Pas de proposition infinitive, mais seulement des infinitifs compléments des verbes s'efforçait, puis excitait.
Pour qu'on ait une proposition infinitive, il faut que l'infinitif ait un sujet qui ne soit qu'à lui.
Bonjour,
Je me demandais si dans cette phrase "Suzanne resta seule auprès de la mère avec le caporal qui, cette fois, ne manifestait plus aucun espoir."
le "cette fois" est un complément circonstanciel de temps ou autre chose?
Bonjour.

Complément circonstanciel de temps.
Il ne s'agit pas d'un lieu.
Bonjour, oui excusez-moi, je voulais bien dire de temps.
Bonjour, je sèche concernant la fonction grammaticale du groupe prépositionnel "entre tous" dans la phrase suivante :
Didier aime, entre tous, son professeur de physique
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider.
Bonsoir.

C'est un complément circonstanciel, complément de phrase.
Le Tlf (article ENTRE, II, C) décrit ainsi ce complément :
Entre introduit un complément désignant un ensemble auquel s'opposent un élément ou une fraction des éléments de cet ensemble (entre = parmi) ].
https://www.cnrtl.fr/definition/entre
Le Robert, pour sa part, le définit ainsi : "En tirant, en extrayant d'un ensemble".
Je ne pense pas qu'il y ait de nom précis pour désigner la nuance de circonstance qu'il exprime, mais si l'on y tient absolument, on pourrait peut-être parler de "complément circonstanciel d'extraction".
Je vous remercie pour votre réponse très claire et documentée.
Bonjour, je n'arrive pas à définir la nature de cette proposition:

il commença à se plaindre d'être resté jusqu'à ce jour sans obtenir sa confiance. D'être resté jusqu'à ce jour, est-ce une subordonné circonstancielle ou infinitive ou bien autre chose selon vous?

Merci d'avance
Un COI de se plaindre.
Bonjour,

Groupe CC de cause de se plaindre.
Pas de subordonnée infinitive car le sujet de "il commença" est ausi celui qui accomplit l'action de "se plaindre" et "d'être resté".
Donc on ne peut pas parler de proposition subordonnée? Juste un COI?
Oui, COI.
Pas CC à mon avis, puisque non déplaçable et non supprimable.
D'accord merci beaucoup
Bonjour à toutes et à tous

Quelle est la nature et la fonction de "en" dans cette phrase:


"Ma mère n'en finissait pas de s'habiller"
Peut-on le supprimer? merci
en finir est une locution verbale. On n'analyse pas en séparément (comme pour s'en aller)
On peut le supprimer : Ma mère ne finissait pas de s'habiller.
AvrilBaby a écrit :Bonjour,

Je vous pose cette question car les conventions d'analyse de l'adverbe semblent varier.
J'avais lu dans une grammaire que l'adverbe pouvait avoir trois fonctions possibles: celle de modifier un verbe, un adjectif ou un autre adverbe.

On peut aussi parler d'adverbe de manière, de temps, etc.

Mais une fois qu'on a dit cela, il n'y a plus place pour parler de la fonction "complément circonstanciel de manière" par exemple.
Or on considère souvent que l'adverbe a la fonction de complément circonstanciel.

Et voilà que je tombe sur un texte qui semble différencier adverbe et complément (voir doc ci-dessous p.82 B. b.):

https://manuelsanciens.blogspot.fr/2013/04/enseignement-de-la-grammaire.html

Du coup, je me demande qu'elle est la manière orthodoxe d'analyser l'adverbe au niveau de la fonction: par exemple "lentement": "modifie le verbe" ou complément circonstanciel de manière, ou le deux ? Etc.

Merci d'avance !
Pour moi, il n'y a qu'une seule manière d'analyser un adverbe :
1/ on précise sa nature d'adverbe : "de temps", "de manière", etc.
2/ on indique sa fonction, soit : "modifie" le verbe "x", l'adjectif "y" ou l'adverbe "z".

Exemple : "Nous marchons lentement" => "lentement" :
- nature + genre + nombre = adverbe de manière, mot invariable.
- fonction = modifie le verbe "marchons". (Et PAS : modifie "le sens" du verbe, ce que j'estime être une hérésie des grammaires scolaires actuelles, car le "sens" du verbe lui-même, lui, n'est pas "modifiable" ! L'adverbe ne précise pas le "sens", mais il précise, en réalité, l'action exprimée par le verbe, en précisant "la manière" dont cette action est réalisée. Le "sens" du verbe "marcher", lui, reste intact et invariant.)

On peut aussi dire qu'il est un "complément circonstanciel", mais CE complément circonstanciel là a une fonction précise, qui est de "modifier" (ou de "préciser") un verbe, un adjectif ou un autre adverbe, donc il me semble préférable de conserver la dénomination classique de sa fonction, qui est "modifie"…, car pourquoi noyer dans le grand tout des "compléments circonstanciels" un mot qui a une fonction propre ?

Donc :
- "Nous roulons vers Lyon" : "Lyon" est complément [circonstanciel] de lieu du verbe "allons".
- "Nous roulons lentement vers Lyon" : "lentement" modifie le verbe "rouler".

La grammaire fut chose simple, au temps où on l'expliquait simplement, en restant au plus près du sens des mots utilisés pour l'expliquer.
En dehors du sens des mots qui "expliquent" la grammaire, tout n'est que convention, effectivement. Mais, pour autant, ces conventions ont généralement un fondement logique. Le "sens" et la "logique", pour moi, sont la seule "orthodoxie" à respecter.

J'ajoute que je viens de regarder la page du manuel de grammaire que vous nous citez ici (manuel ancien) et que cela me paraît clair, si on lit de manière précise ce qui y est écrit :

"Il parle fortement" vs "Il parle d'une voix forte"
Ce manuel fait donc remarquer très judicieusement que les deux – adverbe et complément de manière – présentent une "analogie DE SENS", "malgré la DIFFÉRENCE DES FONCTIONS grammaticales" !
Cette remarque vise à faire comprendre à l'élève qu'un adverbe de manière peut parfois "jouer le rôle du complément circonstanciel" qu'on POURRAIT, donc, utiliser tout aussi bien.
"Jouer le rôle de…" n'étant pas "remplacer l'original" !

Nous pouvons effectivement dire :
"Nous roulons lentement vers Lyon" ou "Nous roulons à vitesse réduite vers Lyon"…
Dans le premier cas, vous avez un adverbe qui modifie le verbe, dans le second cas vous avez un complément de manière ("à vitesse réduite") du verbe… ou "de la phrase" si l'on tient à cette formulation que je trouve absurde, car tout mot ajouté dans une phrase, de facto, "complète" la phrase – soit encore une lapalissade bien inutile à faire apprendre aux élèves.

Ensuite, eh bien… c'est selon le choix de l'auteur, qui dispose de diverses possibilités de dire "comment nous roulons".
Tu réponds à une question de plus de 4 ans…
Anne345 a écrit :en finir est une locution verbale. On n'analyse pas en séparément (comme pour s'en aller)
On peut le supprimer : Ma mère ne finissait pas de s'habiller.
Encore que sans le "en", le sens puisse être ambigu : "Ma mère mettait une éternité à s'habiller" ou "Ma mère n'achevait pas son habillage et s'arrêtait avant". 😉
Dans cette phrase:
Ma mère ne finissait pas de s'habiller.

je ne pense même pas qu'il y ait ambiguïté: il me semble qu'il est certain qu'elle ne finissait pas ce qu'elle avait commencé…