Analyse grammaticale

Langue française

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Sur les dix mille euros, mille ont été versés à une bonne oeuvre"
Où sont les pronoms ?.
Il y a le pronom numéral mille, équivalent du GN "mille euros", sujet de "ont été versés".
"A quoi réfléchis-tu encore ? Cela ne sert à rien de ruminer ces évènements !"
Comme pronom je vois "tu" (pronom personnel sujet), "quoi" (pronom interrogatif*), cela (pronom démonstratif).
Il y a aussi rien, pronom indéfini.
Est-ce que c'est possible pronom interrogatif représentant (car il représente "ces évènements") ?
Pas de pronom interrogatif, "Est-ce que" est une locution adverbiale interrogative.
En revanche, c' est un pronom démonstratif neutre (= cela), sujet de "est".
"Tout le monde est fier d'eux. J'en suis sûr"
Je vois "tout" (pronom indéfini ?), "eux" (?), "j" (pronom personnel sujet) et "en" (pronom relatif représentant)
.
"tout" n'est pas ici un pronom, mais déterminant indéfini introduisant un GN.
eux est un pronom personnel, complément de l'adjectif "fier".
en n'est pas un pronom relatif, mais un pronom personnel ( =de cela).
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider svp avec mes phrases supra?

Merci
Je vous conseille donc vivement de veiller aux gestes et attitudes du début de l'entrevue
comment analysera-t-on la partie de veiller aux gestes et attitudes du début de l'entrevue au niveau de la morphologie?
surtout en ce qui concerne la place de de qui est marqueur d'infinitif et non préposition.
Peut-il introduire un groupe? Si non, le laisse-t-on tomber dans l'analyse et considère-t-on l'ensemble comme simple groupe infinitif?

Merci
Pour ce qui est de la fonction, il s'agit bien d'un COD, comme le montre sa pronominalisation :
Je vous conseille de veiller…= Je vous le conseille.
Le "de" est ici ce qu'on appelle un complémenteur permettant d'introduire ce groupe infinitif COD ayant veiller pour noyau.
Merci, "complémenteur" équivaut donc à l'autre appellation (que je connais) "marqueur d'infinitif"?
Oui.
Un autre exemple est à: Il lui apprend à nager. = Il le lui apprend.
Merci.

Si l'on voulait analyser l'intérieur du GI :
veiller aux gestes et attitudes du début de l'entrevue
au niveau syntaxique :

=> aux gestes et attitudes du début de l'entrevue
serait COI (introduit par la préposition à)

au niveau morphologique :
serait simple GN (et non GP), car on ne considère plus l'article contracté comme préposition mais comme déterminant.

Est-ce bien cela?
Il y aurait donc une certaine tension entre les deux analyses, en raison de la prise en compte différente de la préposition dans les deux cas…
C'est une raison pour laquelle certains réservent la notion de groupe prépositionnel aux groupes donc le noyau est une préposition mais pas aux groupes introduits par une préposition.
De plus au est la forme contractée par enclise de la proposition à et de l'article défini masculin singulier le.

Je suis étonnée que dans une "analyse morphologique" tu ne descendes pas jusqu'au morphème…
Merci. Nous sommes donc d'accord sur l'analyse : GN et non GP?
Je suis étonnée que dans une "analyse morphologique" tu ne descendes pas jusqu'au morphème…
C'est que je ne suis pas encore assez costaud…
C'est aussi la raison pour laquelle j'aime fréquenter le forum… 😉

Mais il est donc vrai également qu'il y a une certaine tension entre les deux niveaux syntaxique et morphologique?
Dans le premier on analyse bien avec la présence de la préposition (COI), tandis que dans le dernier on l'ignore en raison de la contraction par enclise?
Je ne vois pas de contradiction, d'opposition, ou de tension (?). En analyse en constituants immédiats, on va "éclater" au en à + le, à étant préposition et "le"' dans le groupe nominal.
Mais peut-être parce que je n'ai pas compris ce que tu entendais exactement par analyse syntaxique et analyse morphologique…
analyse morphologique
la nature du mot (= les 11 catégories de Grevisse) ou du groupe (nominal etc…)
analyse syntaxique
la fonction du mot ou du groupe dans la phrase.
opposition
Je vous conseille donc vivement de veiller aux gestes et attitudes du début de l'oraison.

Au niveau d'une analyse syntaxique, je demande à quoi je veille et la réponse est un COI, qui présuppose la présence d'une préposition.

Au niveau d'une analyse morphologique (ici au niveau du groupe):
on va "éclater" au en à + le, à étant préposition et "le"' dans le groupe nominal
c'est ici que règne pour moi la confusion : la préposition 'contractée' par enclise avec l'article n'introduit plus un groupe prépositionnel. C'est en ceci qu'il me semblait qu'il y avait opposition avec l'analyse syntaxique du même groupe, où la présence de la préposition est bien prise en compte… Voilà tout…
Que tu le baptises groupe prépositionnel ou groupe nominal introduit par une préposition, ou groupe nominal, la préposition est toujours là, explicite ou sous-jacente, et la fonction est toujours COI.
Oui… Je trouve que tu te compliques un peu trop la vie, là ! 🙂
la préposition est toujours là,
explicite
dans ce cas-là on l'appelle un GP
elle est visible au niveau du groupe et facilite l'identification comme COI (ici) au niveau de la syntaxe.

ou sous-jacente
donc implicite.
Et ma question était si on pouvait dans ce cas-là l'appeler encore GP?
Si non, on l'appellera donc avec plus de justesse GN (la préposition étant implicite, mais pas analysé telle quelle)
Elle n'est donc pas visible au niveau du groupe et ne facilite pas l'identification comme COI au niveau syntaxique.

C'est tout ce que je voulais dire…

Oops, je viens de répondre avant de voir ta réponse Jehan, désolé.
Laisse tomber le groupe prépositionnel, sauf, cas très rare, lorsque la préposition en est le noyau. Ce sera plus simple, et tu ne risqueras pas de confondre avec le groupe propositionnel = la proposition.
dac…

donc, un nom introduit par un article contracté vaut mieux être considéré comme GN, même si dans l'analyse syntaxique la préposition réapparaît?

Je suppose qu'il s'agit d'un silence confirmatif…

Dans la phrase ci-dessous :
Faute de quoi, au bout de cinq minutes on se retrouve tout étonné de sortir son carnet de chèques.
comment analyserait-on la partie en gras?

se retrouver : le sens ici comme "être"? Dans ce cas ce qui suit est attribut. Ou non, et ce serait un CCManière?
tout étonné de sortir son carnet de chèques : GAdjectifal avec deux compléments: adverbial et GP (P+GI)

Merci pour vos remarques.
"se retrouver" : oui avec un attribut, deux interprétations possibles, attribut du sujet ou du COD.
RAS pour le reste.
bon, ok.

Et maintenant la pièce de résistance :
Lenteur et calme sont d'une grande importance pour rompre le rythme précipité et tendu d'une vie affairée et pressée […].
là je pédale… Merci 😀
La seule difficulté me semble être l'attribut du sujet qui est un syntagme nominal introduit par une préposition : d'une grande importance…
d'une grande importance…
le de ici n'étant pas partitif?


Comment analyser les pseudo-compléments où la quantité est exprimé par un nom et non un adverbe de quantité?

P.ex.
Devant le cinéma, une foule de gens attendait impatiemment.
Groupe nominal?
Groupe adverbial?
Même si "beaucoup" est en soi un adverbe, "beaucoup de" est fonctionnellement un déterminant quantitatif composé… Un déterminant composé à base adverbiale.

Même si "une foule" est en soi un GN, "une foule de" peut s'interpréter également comme un déterminant quantitatif composé… Un déterminant composé à base nominale.

Ici, on a donc le GN "une foule de gens", dont gens est le nom noyau et "une foule de" le déterminant composé à base nominale.

Quant au d' de "d'une grande importance", difficile de le qualifier de partitif !