je trouve que les appellations des compléments circonstanciels sont très limitées
Ce n'est pas l'avis de tout le monde…
Dans sa
Grammaire critique du française, Wilmet note en effet :
Grevisse doit battre une espèce de record en collationnant, d'une édition à l'autre, vingt-neuf espèces de circonstanciels.
Et il poursuit en citant la
Grammaire Larousse du français contemporain qui, elle, ne s'en laisse pas conter :
"Ces distinctions, comme toutes celles qui sont fondées sur le critère du sens, dépendent surtout de l'ingéniosité de leur auteur. On peut d'ailleurs se demander s'il est utile de trouver une étiquette à chacune des nuances que peut exprimer le complément circonstanciel."
Merci !
Je trouve aussi qu'on s'y perd dans les compléments circonstanciels. 😐
Bonsoir,
Dans "Ne partez pas", où est le sujet au fait ? Il est implicite (vous) mais pas précisé réellement. C'est une phrase sans sujet ?
:/
Oui, le sujet "vous" est implicite, grâce à la terminaison -ez.
Donc il est bien là, même s'il est non exprimé.
Bonjour,
Dans "Nos canons avaient une portée supérieure aux leurs", le "leurs" est-il un déterminant possessif ou un pronom représentant ?
Merci d'avance ! 🙂
bonjour j'ai une question, mais je ne sais pas où doit poser; par exemple dans cette phrase on peut utiliser quel verbe:
j'espère que tu vas …………. le livre.
Simon UA a écrit :Bonjour,
Dans "Nos canons avaient une portée supérieure aux leurs", le "leurs" est-il un déterminant possessif ou un pronom représentant ?
Merci d'avance ! 🙂
Un déterminant possessif.
Le pronom personnel leur est invariable.
Je ne suis pas d'accord.
Ce n'est pas un déterminant, il n'est pas placé avant un nom qu'il détermine.
aux leurs est un pronom possessif.
Ne pas confondre avec le pronom personnel leur ( = à eux, à elles) qui, lui, s'écrit toujours sans S final.
Ce pronom possessif est l'équivalent est l'équivalent d'un GN.
le mien, les miens, le vôtre, les vôtres, le leur, les leurs…
aux leurs = "à leurs canons"
Oui, j'avais aussi l'impression qu'ici "leurs" remplaçait bien le mot "canons".
Et dans "Je vais leur parler", le "leur" est aussi un pronom ?
Encore merci de votre aide. 🙂
Oui, dans cet autre cas, c'est un pronom personnel COI.
C'est le pluriel de lui.
Il s'écrit toujours sans S.
Je vais lui parler. = Je vais parler à lui (ou à elle).
Je vais leur parler. = Je vais parler à eux (ou à elles).
En quelle classe es-tu donc, Bani ?
Seul le pronom personnel ne prend jamais la marque du pluriel ?
Oui, seul le pronom personnel ne prend jamais de S.
Puisqu'il a déjà en lui-même un sens pluriel par rapport au singulier lui,
pas la peine de signaler ce pluriel par un S final.
Elle lui parle. (à lui : singulier)
Elle leur parle. (à eux : pluriel)
En revanche, le déterminant possessif leurs est le pluriel de leur.
leur enfant (un seul enfant)
leurs enfants (plusieurs enfants)
Et le pronom possessif les leurs est le pluriel de le leur ou la leur.
Ce garçon, c'est le leur. (un seul garçon)
Cette fille, c'est la leur. (une seule fille)
Ces enfants, ce sont les leurs. (plusieurs enfants)
Bonjour à tous !
J'ai deux questions à vous poser.
— Très bien, dit-il. Pauvre homme ! c’est une bien excellente créature.
Et il laissa le concierge édifié par ces paroles,et ne sachant pas lequel il devait le plus admirer, du jeune maître oudu vieux serviteur.
— Dételez vite, et montez chez moi, dit Andrea à son groom.
En deux bonds, le jeune homme fut dans sa chambre et eut brûlé la lettre de Caderousse, dont il fit disparaître jusqu’aux cendres.
Concernant la première phrase en italique…
la virgue après '
paroles', la conjonction de coordination '
et', le deuxième pronom '
il', les deux '
du', et enfin la conjonction de choix '
ou' me font obstacles à en comprendre le sens.
À force de lire et relire cette phrase, je suis parvenu à l'analyser comme ceci :
Andrea(Il), ne sachant pas lequel des deux(du jeune maître ou du vieux serviteur) le concierge(il) devait le plus admirer, laissa le concierge édifié par ces paroles qui étaient nobles.
Qu'est-ce que vous pensez de mon analyse ; corrigez-moi, s'il vous plait.
Concernant la deuxième phrase en italique…
le passe simple '
fut' et le passé antérieur '
eut brûlé' me gênent à en comprendre le sens.
Selon moi, '
le jeune homme' est d'abord entré dans sa chambre et ensuite a brûlé la lettre ; donc l'action de
'être dans sa chambre' est antérieur à celle de '
brûler la lettre'.
Veuillez m'éclairer.
Merci, d'avance.
Ici,
édifié est à prendre dans le sens relevé par le TLFi :
♦ Avec l'emploi adj. du part. passé. Être édifié. Être satisfait, éclairé. Je suis édifié, je sais ce que je désirais savoir (Littré).
Le concierge est suffisamment éclairé par les paroles d'Andrea. Et du coup, le concierge trouve admirable aussi bien le jeune maître (Andrea) que le vieux serviteur (Caderousse) ; il ne sait lequel des deux admirer le plus ; il ne sait lequel du jeune maître ou du vieux serviteur admirer le plus. Cette expression signifie simplement qu'il les trouve tous les deux admirables.
Par rapport à ton analyse, Andrea n'a pas à savoir ou à ignorer qui le concierge devrait admirer plus l'un que l'autre. L'auteur nous dit simplement l'admiration du concierge pour les deux personnes causée par les explications d'Andrea.
Pour la deuxième question, l'emploi de "eut brûlé" permet d'insister plus sur le résultat obtenu rapidement (ça y est, les papiers sont brûlés) que sur l'action elle-même de "brûler" (il brûla les papiers). "Il fut" peut indiquer un état qui se prolonge et non pas une action instantanée ; le "il eut brûlé" n'est donc pas antérieur à ce "il fut" mais se situe pendant la durée de "il fut", et permet de savoir que le résultat fut entièrement atteint pendant cette durée ; les papiers ont été brûlés pendant qu'Andrea était dans la chambre. C'est la simple transposition au passé de cette phrase au présent :
il est dans sa chambre et a brûlé la lettre.
Dumas aurait cependant aussi bien pu écrire :
En deux bonds, le jeune homme alla dans sa chambre et brûla la lettre de Caderousse, dont il fit disparaître jusqu’aux cendres.
Ce sont de simples nuances d'écriture.
Bonjour, lamaneur !
Ton explication m'est on ne peut plus complète et facile à comprendre ; je t'en remercie.
Et, puisque tu es la, j'aimerais poser une question de plus sur
'que' dans :
- Monsieur l'abbé, puisque vous savez tout, vous savez que ce n'est pas moi, que c'est la Carconte ; ç'a été reconnu au procès, puisqu'ils ne m'ont condamné qu'aux galères.
- Vous avez donc fini votre temps, que je vous retrouve en train de vous y faire ramener ?
- Non, monsieur l'abbé, j'ai été délivré par quelqu'un.
- Ce quelqu'un-là a rendu un charmant service à la société.
Caderousse répondant par '
non', il me semble que le
'que' n'est point pronom interrogatif.
En ce cas, quelle est la fonction de cette conjonction
'que' ?
Introduit-elle, ici, la proposition complétive ou la proposition circonstancielle ?
Si c'est la proposition circonstancielle, quelle pourrait être la nuance de cette proposition circonstancielle ; '
parce que' par exemple ?
Merci encore.
Cordialement.
Vous avez donc fini votre temps, que je vous retrouve en train de vous y faire ramener ?
C'est une conjonction de subordination avec une valeur circonstancielle, usage courant dans la langue classique, très rare aujourd'hui, ici une valeur causale :
Vous avez donc fini votre temps,
puisque je vous retrouve en train de vous y faire ramener ?
Anne345 a écrit :C'est une conjonction de subordination avec une valeur circonstancielle, usage courant dans la langue classique, très rare aujourd'hui, ici une valeur causale […]
Grand merci, Anne ; maintenant cela m'est devenu clair !! 🙂
Amicalement.