Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 4 / 216

Oui, attribut du sujet "elles".
ce qu'elles sont = elles sont cela.
Parfait ! encore merci. 🙂
Une dernière question, et j'arrête de t'embêter. 😜

- Fier de ce que sa mère l'a chargé d'une mission, le petit enfant attend le facteur sur le qui-vive.
- Il mourut, accablé qu'il était par le poids des ans.

Peut-on réellement parler dans les deux cas de la même proposition subordonnée ?
Pour la première phrase, je verrais une conjonctive complétive apposée au pronom démonstratif "ce".
"de ……..mission" est assimilable à deux compléments apposés de l'adjectif, avec valeur causale : fier de cela, d'être chargé de mission.

Fier de ce que sa mère l'a chargé d'une mission, le petit enfant attend le facteur sur le qui-vive.

Pour la deuxième phrase, la relative n'est que la partie que j'ai soulignée; complément d'adjectif, elle a pour antécédent l'adjectif "accablé", épithète détachée du pronom "il". Elle a simplement une valeur de soulignement de l'état d'accablement… Le relatif qu' est attribut du sujet "il" de la relative.

- Il mourut, accablé qu'il était par le poids des ans.

(P.-S. : Tiens, tu as déjà changé ton avatar tout neuf ? 😉 )
Merci, Jehan !
Tout devient nettement plus clair maintenant.
J'allais en plus demander si la première ne serait pas plutôt une proposition subordonnée conjonctive complétive, introduite par la locution conjonctive "(de) ce que", mais tu m'as déjà répondu.
Fier (de) ce que sa mère l'a chargé d'une mission, le petit enfant attend le facteur sur le qui-vive.
Ce qui est souligné serait alors complément de l'adjectif "fier" !

(Oui, je trouvais l'ancien trop "gore" à mon goût ! 😀)
Tu as raison. Avant de te lire, m'étant ravisé, j'avais d'ailleurs édité mon message dans ce sens… Je penche effectivement plutôt pour une complétive apposée au pronom "ce".
Oui, c'est bon, Jehan. Merci ! 🙂
J'ai oublié de mentionner une phrase (assez facile à analyser, je pense) :
5. C'est (tout) ce qu'il y a !
→ Proposition subordonnée relative prédicative, régime du présentatif "c'est".
Salut !

Parfois(un peu souvent…), les phrases courtes me sont plus difficiles à comprendre que celles de longues(celles longues ?).

Voici deux extraits de 'Les Misérables' :
<Marius pauvre>

Il en est de la misère comme de tout. Elle arrive à devenir possible. Elle finit par prendre une forme et se composer. On végète, c’est-à-dire on se développe d’une certaine façon chétive, mais suffisante à la vie. Voici de quelle manière l’existence de Marius Pontmercy s’était arrangée :
Il était sorti du plus étroit; le défilé s’élargissait un peu devant lui. A force de labeur, de courage, de persévérance et de volonté, il était parvenu à tirer de son travail environ sept cents francs par an. […]
[…] Depuis il avait fait des efforts inouïs pour saisir sa trace et tâcher d’arriver à lui dans ce ténébreux abîme de la misère où Thénardier avait disparu. Marius avait battu tout le pays; il était allé à Chelles, à Bondy, à Gournay, à Nogent, à Lagny. Pendant trois années il s’y était acharné, dépensant à ces explorations le peu d’argent qu’il épargnait. Personne n’avait pu lui donner de nouvelles de Thénardier; on le croyait passé en pays étranger.
Dans la première partie soulignée…
1) Ce 'Il', est-il le sujet impersonnel ou remplace-t-il Marius ?
2) Si c'est le sujet impersonnel, qu'est-ce que signifie "Il en est" ?
Est-ce égal à "Il y a" par hasard ?
3) Quelle est la nature de 'de la' : l'article partitif ou 'from the' ou autre ?
Si c'est l'article partitif, peut-on remplacer 'de la misère' par le pronom personnel 'Elle' ?
4) "Comme de tout", qu'est-ce que cela signifie, "comme partout' par hasard ?
5) Si on redit, en utilisant d'autres mots, "Il en est de la misère comme de tout" ?


Dans la deuxième partie soulignée…
Je veux savoir ce que c'est le 'de' de 'de nouvelles'.
Je sais que, dans une tournure négative, on utilise 'de' au lieu de 'des'.
Mais, ici, il me semble que la négation ne porte sur le COD(nouvelles) mais porte sur l'infinitif(donner).
Si c'est le cas, est-ce toujours la même chose ?



Tout en sachant que mes questions sont trop longues et donc vous seraient assez génantes, je vous prierais de m'aider.

Merci, d'avance.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :
Il en est de la misère comme de tout.
1) Ce 'Il', est-il le sujet impersonnel ou remplace-t-il Marius ? Impersonnel
2) Si c'est le sujet impersonnel, qu'est-ce que signifie "Il en est" ? L'expression "il en est de… comme de…" indique la ressemblance, l'égalité. Il en est de la misère comme de tout= la misère est comme toute chose
Est-ce égal à "Il y a" par hasard ? non
3) Quelle est la nature de 'de la' : l'article partitif ou 'from the' ou autre ? de : préposition, la : article défini
Si c'est l'article partitif, peut-on remplacer 'de la misère' par le pronom personnel 'Elle' ? on pourrait dire comme d'elle, mais à contion de savoir à qui ou quoi ce "elle" fait référence : Il en est de sa fille comme d'elle
4) "Comme de tout", qu'est-ce que cela signifie, "comme partout' par hasard ?
5) Si on redit, en utilisant d'autres mots, "Il en est de la misère comme de tout" ?


Personne n’avait pu lui donner de nouvelles de ThénardierJe veux savoir ce que c'est le 'de' de 'de nouvelles'.
Je sais que, dans une tournure négative, on utilise 'de' au lieu de 'des'.
Mais, ici, il me semble que la négation ne porte sur le COD(nouvelles) mais porte sur l'infinitif(donner).
Si c'est le cas, est-ce toujours la même chose ? la négation porte sur le verbe « avait pu ». Il s’agit du remplacement de l’article indéfini des par de (forme réduite de l’article indéfini) dans une proposition négative
Tout est devenu clair.

Merci mille fois Anne pour tes explications parfaites, et je te souhaite une belle soirée !
Bonjour,

juste une mini-question :

Dans une CCManière, comment analysera-t-on les parties ci-dessous :

Pierre a claqué la porte

de manière/façon spectaculaire : locution adverbiale ou groupe prépositionnel?
sans tristesse : groupe prépositionnel
en vouant tout le monde à la Géhenne : groupe prépositionnel ou simplement gérondif sans analyse?
rempli de fureur : groupe adjectival ou locution adverbiale?

Merci pour vos lumières
Une locution est un ancien groupe devenu figé. Ni de manière/façon spectaculaire, ni rempli de fureur ne sont figés, ce ne sont donc pas des locutions.

en vouant tout le monde à la Géhenne : groupe dont le noyau est un gérondif. Mais il est introduit pas une préposition, donc groupe prépositionnel.
Bonjour !
Je veux comprendre le sens de la phrase soulignée en l'analysant correctement :
Chrétien de Troyes multiplie les personnages dans Le Conte du Graal, le plus long de tous ses romans malgré son inachèvement. L’ermite vient combler les manques du héros car il révèle à Perceval les réponses à ses questions, il précise ce que contient le Graal et, dès lors, le sacralise.

Le Graal devient la coupe qui contient l'hostie, source de la vie de Roi Pêcheur.

L’auteur choisit d'inscrire le texte dans une dimension religieuse chrétinne, une symbolique annoncée dès le prologue avec le portrait élogieux de Philippe de Flandre, emblématique des valeurs spirituelle.
1) 'Là', c'est où ? c'est 'sur la surface du Graal' ? ou 'dans Le Conte du Graal' ?

2) 'Dans une dimension religieuse chrétinne', est-ce le complément du nom('le texte') ou le complément circonstanciel du verbe('inscrire') ?

3) 'Une symbolique', quelle est sa fonction dans la phrase ? apposition explicative de 'le texte' ? ou autre ?

4) 'Avec le portrait', de quel verbe est-ce le complément ? 'annoncée avec le portrait' ou 'inscrire avec le portrait' ?

5) 'emblématique', quelle est sa fonction dans la phrase ? apposition de 'le portrait' ? ou autre ? et… pourquoi ici utilisé sans article ?


Voilà les raisons(la raison?) pour lesquelles(la quelle?) je ne comprends pas le sens de la phrase.

Veuillez m'aider, s'il vous plait…
Bonjour Hwang,

1) 'Là', c'est où ? c'est 'sur la surface du Graal' ? ou 'dans Le Conte du Graal' ?


"Là" se réfère au texte, voire au passage précis du texte qu'on est en train de discuter.

2) 'Dans une dimension religieuse chrétienne', est-ce le complément du nom('le texte') ou le complément circonstanciel du verbe('inscrire') ?
C'est la seconde solution :
"inscrire qqc dans une dimension + adjectif"
C'est un vocabulaire un peu à la mode. Voir d'autres exemples ici.

3) 'Une symbolique', quelle est sa fonction dans la phrase ? apposition explicative de 'le texte' ? ou autre ?
C'est plutôt une apposition à la "dimension religieuse chrétienne" dont on vient de parler.

4) 'Avec le portrait', de quel verbe est-ce le complément ? 'annoncée avec le portrait' ou 'inscrire avec le portrait' ?
Première solution. Se rapporte à "annoncée". En fait, on aurait pu avoir "annoncée par le portrait …"

5) 'emblématique', quelle est sa fonction dans la phrase ? apposition de 'le portrait' ? ou autre ? et… pourquoi ici utilisé sans article ?
"Emblématique" est adjectif, donc n'a pas d'article. Il semble se rapporter au "portrait élogieux".
N'est-ce pas Philippe de Flandre qui est emblématique des valeurs spirituelles ?
C'est aussi possible. À mon avis, impossible d'en décider. C'est soit lui, soit le portrait élogieux qu'on en fait, qui en principe devrait se confondre avec lui.
Tout est devenu clair ; j'ai compris le sens.

Grand merci, lamaneur et Anne ! 🙂
Bonjour,

Dans "Personne ne bouge sans mon ordre", le "sans mon ordre" peut-il être considéré comme un groupe circonstanciel ? Est-ce qu'il a une fonction ?

Merci d'avance !
Nature :
C'est bien évidemment un groupe prépositionnel.

Fonction :
Le complément circonstanciel d'accompagnement ne concerne que les animés (et répond aux questions avec qui ? sans qui ?), donc il s'agit ici d'un complément circonstanciel de moyen (qui répond à la question sans quoi ?).
J'aurais dit manière. Il répond plus à la question " Comment ? " que " A l'aide de quoi ? " ou " au moyen de quoi ? "
En fait, pour être tout à fait honnête avec toi, je trouve que les appellations des compléments circonstanciels sont très limitées et j'estime que sans mon ordre ne devrait être ni de moyen, ni de manière… C'est plus "un complément circonstanciel de dépendance".