Jehan a écrit :Un participe passé épithète détachée n'est pas forcément suivi d'un complément d'agent.
C'est simplement la possibilité d'en avoir un qui permet de l'identifier comme participe passé et non comme adjectif.
iétudeslittéraires a écrit :=> c'est un participe employé comme adjectif.
ok, mais alors se pose pour moi la question de la réponse de Jehan qui dit (si j'ai bien compris…) que dans ce cas, quand le participe passé peut être suivi d'un complément d'agent, qu'il est bien participe et non (utilisé comme) adjectif…
C'est toi qui ajoutes à la réponse deJehan ce que j'ai mis en rouge.
Tu confonds encore nature et fonction.
Quand il y a ou peut y avoir un complément d'agent, c'est un participe (nature).
Quand il assure la fonction d'un adjectif, épithète ou attribut, on peut préciser que le participe est utilisé comme adjectif, mais cela ne change pas sa nature.
Merci,
je tacherai de faire une petite synthèse pour voir ce que j'ai compris…
J'aurais encore les deux phrases ci-dessous si possible :
Quant aux méthodes dites alternatives qui permettraient de supprimer l’expérimentation animale, les vivisectionnistes leur reprochent d’être trop imparfaites. A leurs yeux, il est bien souvent indispensable de voir comment un nouveau produit agit dans et sur un organisme tout entier, beaucoup plus complexe qu’une cellule ou qu’un organe isolé.
Très bien, mais d'abord… Toi, comment analyserais-tu ?
Quels sont les éléments qui te posent plus particulièrement problème ?
Les voici :
Quant aux méthodes dites alternatives
Quant à : rôle dans la syntaxe?
dites : adjectif (participe possible?)
les vivisectionnistes leur reprochent
leur : la préposition "à" ne fait-elle pas doublon au début de la phrase "quant à"?
il est bien souvent indispensable de voir comment un nouveau produit agit
comment analyser un impersonnel : introducteur? sujet apparent et réel?
comment … : quelle relation avec "de voir" : conjonctive?
Quant aux méthodes dites alternatives, les vivisectionnistes leur reprochent…
Il s'agit d'une locution prépositive, introduisant un complément de propos.
Elle équivaut à pour ce qui est de… en ce qui concerne..
Grevisse la classe dans ce qu'il appelle les "introducteurs", elle met en relief le thème de la phrase. Grevisse note qu'elle s'accompagne généralement d'une redondance (voir ta remarque au sujet du "leur"; cf. Quant à moi, je…)
Et dites en fonction épithète liée est plutôt un participe , on pourrait le compléter par un complément d'agent pour préciser par qui ces méthodes sont dites alternatives.
Il est bien souvent indispensable de voir comment un nouveau produit agit…
L'adverbe interrogatif comment introduit une subordonnée interrogative indirecte, COD de l'infinitif "voir".
Quant à la tournure impersonnelle, sujet réel : "de voir comment un nouveau produit agit"
Sujet grammatical : "Il".
Adjectif attribut du sujet : indispensable.
HELP
Bonjour chers spécialistes de la grammaire française.
Je suis tombée sur un os, le voici :
Analyser la phrase :
Seront-ils comme moi plus tard, à regarder les enfants jouer et rire et à regretter l'insouciance des instants d'aujourd'hui?
Ma question est :
en dépit de la subordonnée infinitive peut on dire que la phrase entière interrogative est indépendante?
MERCI de votre aide.
Seront-ils comme moi plus tard, à regarder (les enfantsjouer et rire) et à regretter l'insouciance des instants d'aujourd'hui?
Aïe, la colle !
Si l'on définit la proposition indépendante comme une proposition qui ne dépend d'aucune autre proposition et
ne contient aucun terme dont dépendrait une autre proposition , alors,
ce n'est pas une indépendante.
Attendons des avis plus éclairés, je ne suis pas grammairienne.
Merci pour votre rapidité!
Je n'étais pas sûre de la seconde propriété que vous évoquez :
"ne contient aucun terme dont dépendrait une autre proposition"
J'ai trouvé cela dans une grammaire… Vaut ce que ça vaut.
Mais en plus, il me semble que la proposition indépendante est ce qu'on appelle une phrase simple, et dans ton exemple, ce n'est pas vraiment le cas.
Seront-ils comme moi plus tard, à regarder [les enfants jouer et rire ] et à regretter l'insouciance des instants d'aujourd'hui ?
Une phrase ne peut pas être indépendante. Elle est simple (une seule proposition) ou complexe (plusieurs propositions) .
Ta phrase est une phrase complexe puisqu'elle contient deux propositions, une proposition principale et deux subordonnées infinitives, donc sans terme introducteur, coordonnées.
Une proposition indépendante n'est ni principale ni subordonnée. Mais elle peut être coordonnée à une autre proposition, principale ou indépendante, ou simplement juxtaposée. L'ensemble constituant alors une phrase complexe. Ce n'est que si elle est seule dans sa phrase que la phrase est une phrase simple.
Merci Anne345 pour ce rappel.
Cela étant, si la phrase est simple, ne peut-on dire qu'elle est constituée d'une proposition indépendante.
Enfin, ce ne sont que des mots.
D'accord donc si j'ai bien compris…
Une indépendante est :
-Seule
-composée (juxt ou coor)
-ou enclavée dans une phrase complexe
-N'est ni principale ni subordonnée
-Ne contient ni principale ni subordonnée
Pouvez vous confirmer?
MERCI BEAUCOUP!!!
Je dirais plutôt les choses ainsi.
-La proposition indépendante peut former une phrase simple.
Jean joue dans le jardin.
-Deux indépendantes ou pluspeuvent être juxtaposées ou coordonnées. On a alors une phrase complexe.
Jean joue dans le jardin, Pierre joue dans sa chambre et Paul fait ses devoirs. (3 propositions indépendantes)
-Une indépendante ne devient principale que si elle est suivie d'une subordonnée.
Jean joue dans le jardin que j'aperçois de ma fenêtre.
-En aucun cas, elle n'est subordonnée.
Merci, gabiana, c'est clair, c'est net, je comprends ! 🙂
D.D.E.
La concentration urbaine est un des phénomènes les plus significatifs mais aussi les plus angoissants de notre temps.
C'est basique comme question, mais comment analyse-t-on un grammaticalement un groupe nominal avec un superlatif en 2 morceaux…? merci
Groupe nominal attribut du sujet, mais je suppose que ce n'est pas ta question.
Dans le groupe, deux épithètes au superlatif liées coordonnées .
"Il acheta une voiture qu'on lui cassa le jour même"
Deux propositions indépendantes coordonnées par le pronom relatif "que"
ou
une proposition principale "il acheta une voiture"
et une proposition subordonnée relative "qu'on lui cassa le jour même"
Je dirai plutôt la première proposition, qu'en pensez-vous?
S'il y a un pronom relatif, il y a une subordonnée relative, donc il y a aussi une principale. Et donc 2ème solution.