Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 18 / 216

« que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : deux verbes conjugués donc deux propositions.

Analyse non homogène. Tu fais une analyse logique, les propositions, ou une analyse par groupe de mots ?
"mot" est une apposition à tilleul.
Une complétive introduite par un relatif ? Fais attention…

Ceci n'est pas une correction, juste des pistes pour te relire, corriger et compléter.

« Le long de chaque muraille, règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuille , malgré les observations grammaticales de ses hôtes » Balzac

« Le long de chaque muraille » : GN, CC de lieu
(Si tu fais une analyse logique, inutile de faire une analyse par groupes fonctionnels.
Ne mélange pas les différents niveaux d'analyse.)


«Le long de chaque muraille, règne une étroite allée » : proposition principale. (Le CC de lieu fait partie de la principale.)
« qui mène à un couvert de tilleuls, mot » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » / complément de l’antécédent « allée »
« que madame Vauquer […]prononce obstinément tieuille » : proposition subordonnée complétiverelative(forcément !) introduite par le pronom relatif « que » / complément de l’antécédent "mot".
« quoique née de Conflans » : proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la conjonction de coordination « quoique » / CC de concession du verbe « prononce ».
« malgré les observations grammaticales de ses hôtes » : GN introduit par la préposition « malgré » / CC de concession du verbe « prononce »

Je ne sais pas quoi faire du mot "mot"…(proposition principal très elliptique "c'est le mot que madame…"?
Le nom "mot" est en apposition au nom "tilleuls"… Il fait donc partie de la relative où figure ce nom.
Bonjour.

Je veux analyser cette phrase :
"Julien, s'exagérant cette expérience, croyait à Mlle de La Molela duplicité de Machiavel".

1. 'La duplicité de Machiavel' est attribut du COI 'à Mlle de La Mole'.

2. 'A Mlle de La Mole' est complément du nom 'la duplicité de Machiavel'.

3. ou autres….

Comment analyser les deux parties soulignées ?
Aidez-moi, s'il vous plait !

Merci, d'avance.
Ici, croire a un sens proche d' attribuer
On attribue (par croyance, par estimation personnelle) une qualité ou un défaut à quelqu'un.
Donc "une duplicité proche de Machiaviel" est COD de croyait.
Et "à Mlle de la Mole" un complément d'attribution, COS de croyait.

Il ne serait question d'adjectif attribut de l'objet que si le COD désignait la personne :
Je crois Mlle de la Mole très machiavélique…
Ton explication est on ne peut plus claire ; j'ai bien compris. 🙂

Grand merci, Jehan.

Amicalement.
Aujourd'hui, on dirait plutôt :
"X prêtait à Mlle de La Mole la duplicité de Machiavel"
Merci Jehan pour ces précisions. 🙂 Et merci aussi à Anne345 pour les pistes 🙂

Nouvelle analyse:

Ce projet, pour qu’il soit réalisé correctement, réclame toute notre énergie.

Deux verbes conjugués, donc deux propositions.

1. ce projet /…/ réclame toute notre énergie": proposition principale. (tronçonnée?)
2. "pour qu'il soit réalisé correctement": proposition subordonnée circonstancielle de but / attribut du sujet "projet"
illiade a écrit :Merci Jehan pour ces précisions. 🙂 Et merci aussi à Anne345 pour les pistes 🙂

Nouvelle analyse:

Ce projet, pour qu’il soit réalisé correctement, réclame toute notre énergie.

Deux verbes conjugués, donc deux propositions.

1. ce projet /…/ réclame toute notre énergie": proposition principale. (tronçonnée?)
2. "pour qu'il soit réalisé correctement": proposition subordonnée circonstancielle de but / attribut du sujet "projet"
Je pense que c'est mieux ainsi, non?
Tu as bien fait de corriger…
C'était vraiment une drôle d'idée de considérer comme un attribut une subordonnée circonstancielle de but qui est en fait CC de but de la proposition principale.
Je ne comprends pas comment tu as raisonné…
Je n'arrivais pas à me décider sur le lien:
-est-ce que la proposition est liée au nom projet? C'est le projet qui doit être réalisé
-est-ce que la proposition est liée au verbe?

Finalement je me suis dit que c'est le verbe ici qui est plus important que le nom et que je n'avais jamais vu ailleurs de proposition subordonnée attribut du sujet 😜

C'est toujours une grande victoire quand j'arrive à me corriger! 😂
lamaneur a écrit :Aujourd'hui, on dirait plutôt :
"X prêtait à Mlle de La Mole la duplicité de Machiavel"
Bonjour, lamaneur.
En continuant ma lecture, j'ai rencontré cette phrase (soulignée) :
Alors, pour achever le charme, il la croyait une Catherine de Médicis. Rien n'était trop profond ou trop scélérat pour le caractère qu'il lui prêtait.
Et, j'essaie, comme un exercice, de réécrire la partie en gras comme ceci :
le caractère qu'il lui croyait.

Est-ce que j'ai bien fait ? 😀

Jehan a écrit : Il ne serait question d'adjectif attribut de l'objet que si le COD désignait la personne :
Je crois Mlle de la Mole très machiavélique…
Bonjour, Jehan.
En continuant ma lecture, j'ai rencontré cette phrase (soulignée) :
Alors, pour achever le charme, il la croyait une Catherine de Médicis. Rien n'était trop profond ou trop scélérat pour le caractère qu'il lui prêtait.
J'ai analysé la partie en gras comme ceci :
- la : COD du verbe 'croyait'.
- une Catherine de Médicis : attribut du COD 'la'.
Si c'est ainsi, l'attribut de l'objet est un nom.
Cette tournure est-elle archaïque ?
Comment dit-on ces jours-ci ?

Amicalement. 🙂
Hwang(moijesuisneant) a écrit :Et, j'essaie, comme un exercice, de réécrire la partie en gras comme ceci :
le caractère qu'il lui croyait.

Est-ce que j'ai bien fait ? 😀
Très bien ! Mais comme il y avait déjà un croyait" dans la phrase d'avant, Dumas a préféré varier les plaisirs !

Hwang(moijesuisneant) a écrit : En continuant ma lecture, j'ai rencontré cette phrase (soulignée) :
Alors, pour achever le charme, il la croyait une Catherine de Médicis.
Cette tournure est-elle archaïque ?
Non, ce n'est pas archaïque :
Je le croyais un as du volant, mais il vient d'emboutir sa voiture dans un platane.

L'archaïsme dans le message précédent, c'est la tournure croire un défaut (ou une qualité) à qqun.
Il s'agit d'un hors-sujet que vous supprimerez si nécessaire. Mais je voulais juste témoigner du bonheur éprouvé à la lecture de la qualité de cet échange, bonheur de simple passant que je ne résiste pas à partager en retour. Intelligence, effort et générosité, voilà qui réconcilie avec l'humanité. Bien à vous tous.
Bonjour,

dans la phrase ci-dessous, comment analyser les parties en gras? Merci
Pour ceux qui sont contre la vivisection, aucun progrès ne peut justifier les souffrances
d’un être vivant, ne fût-ce qu’un animal.
Pour ceux qui sont contre la vivisection :
complément à valeur circonstancielle marquant un rapport d'intérêt
ne fût-ce qu’un animal :
équivalent à même si ou bien que, subordonnée conjonctive de concession
le ne… que y ajoute une nuance de restriction.
ok, merci.
Quand vous dites "équivalent à même si ou bien que" est-ce qu'on peut toujours dire que formellement il s'agit d'une subordonnée conjonctive de concession, puisqu'elle n'est pas introduite à proprement parler par une telle conjonction?

Autre phrase :
De plus disent-ils, l’animal n’est pas un bon modèle de laboratoire: trop éloigné de l’homme, il n’assure pas de résultats totalement fiables.
D'une part comment analyser le discours direct sans guillemets et d'autre part la partie après le double point.
Merci
Pour ceux qui sont contre la vivisection, aucun progrès ne peut justifier les souffrances d’un être vivant, ne fût-ce qu’un animal.
Plutôt qu'une subordonnée de concession, je vois dans "ne fût-ce qu'un animal" une subordonnée de condition. On pourrait d'ailleurs écrire "ne serait-ce qu'un animal" ( = même si ce ne n'est qu'un animal" ).
De plus, disent-ils, l’animal n’est pas un bon modèle de laboratoire: trop éloigné de l’homme, il n’assure pas de résultats totalement fiables.
De plus, l'animal n'est pas un bon modèle de laboratoire : proposition indépendante.
disent-ils : proposition incise.
trop éloigné de l’homme, il n’assure pas de résultats totalement fiables. : proposition indépendante, juxtaposée à la proposition indépendante précédente.
De plus, l'animal n'est pas un bon modèle de laboratoire: proposition indépendante.
disent-ils: proposition incise.
trop éloigné de l’homme, il n’assure pas de résultats totalement fiables. : proposition indépendante, juxtaposée à la proposition indépendante précédente.
Donc trois propositions, deux indépendantes et une incise…?
C'est compliqué !

Il ne s'agit donc ni d'un discours direct ni d'un discours indirect?
Je trouve les indépendantes et les incises moins compliquées que d'éventuelles subordonnées, pour ma part.
Pour les indépendantes, vu l'incise, on peut parler à la rigueur de discours rapporté, mais cela ne change rien à l'analyse.
Merci,

est-ce que le fait qu'il y ait des guillemets ou non changerait l'analyse? Dans le premier cas, pourrait-on parler d'un discours direct et dans l'autre indirect?

Encore une autre phrase :
Tout d’abord, avancent-ils, l’animal est un proche parent de l’homme et, dans la plupart des cas, les nouvelles substances ou techniques doivent être longuement testées sur l’animal avant d’être utilisées, avec toutes les garanties nécessaires, pour l’homme.
En particulier l'analyse du passif doivent être longuement testées sur l’animal
Considère-t-on cela comme un groupe adjectival (longuement testées sur l'animal) ou comme un passif qu'on n'analyse pas (être longuement testées) et comment analyser alors sur l'animal?

Merci
"être testé" : infinitif présent passif, puisqu'on parle de l'action et non de son résultat.
"Sur l'animal" : CC de moyen.