Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 17 / 216
Mais oui, c'est vrai, je ne sais pas dans la foulée de l'analyse, je n'y pense plus: les verbes d'états n'ont jamais de COD! Va bien falloir que je le mémorise ce truc, c'est pareil, je confonds souvent épithète et attribut parce que je reformule la phrase en ajoutant le verbe "être" pour vérifier et souvent, ben, je trouve que ça colle et donc je mets attribut… 🙄
Merci beaucoup Jehan.
Pourquoi ne veux-tu pas nous dire quel cours tu suis ou quel concours tu prépares ? Cela aiderait parfois à te faire des réponses plus précises ou plus adaptées.
Si tu ne veux pas le faire aux yeux de tous, encore que je ne vois pas ce qui pourrait le justifier, tu peux envoyer un message privé.
Merci pour le message privé, Illiade. Dont acte !
J'en profite pour rectifier une de mes corrections, qui à vrai dire me semblait insatisfaisante.
Dans le Grevisse, j'ai trouvé, à propos de la locution prépositive
sous peine de, ces remarques :
Sous peine de indique, à propos de tel acte, quelle est sa conséquence, soit peine (selon la loi), soit risque (dans la langue générale). La locution est suivie d’un infinitif ou, moins couramment (sauf chez les juristes), d’un nom.
Donc, pour "
Sous peine de perdre le marché", on pourrait plutôt parler d'un CC de "conséquence risquée"… Mais comme je l'ai dit plusieurs fois, il est vain de chercher une "étiquette" précise pour absolument tous les CC.
Voici ma nouvelle phrase à analyser, (on devait en choisir une dans l'Astrée,):
"Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir."
Analyse logique des propositions :
Proposition principale : « j’y envoyai un homme pour s’en enquérir. »
Proposition subordonnée circonstancielle de temps : « Les premiers jours s’écoulèrent »
Proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la locution conjonctive « sans que » : « sans que j’y prisse garde »
Proposition complétive de la subordonnée « mais voyant »« que je n’en avais point de nouvelle »
Proposition subordonnée circonstancielle de cause : « mais voyant »
Analyse grammaticale des pronoms « en » et « y »
1. Y : pronom personnel neutre / COD du verbe « prisse »
2. En : pronom personnel de la 3ème personne du sing / COI du verbe « avais »
3. Y : adverbe de lieu / CC de lieu (destination) du verbe « envoyai »
4. En : pronom personnel de la 3ème personne du singulier / COD du verbe « enquérir »
Je note de nouveau la phrase c'est plus simple pour la lecture:
"Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir." (Honoré d’Urfé)
Analyse des verbes :
S’écoulèrent : verbe s’écouler, 1er groupe, 3ème personne du pluriel, passé simple de l’indicatif, verbe pronominal intransitif, voix active.
Prisse : prendre, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, subjonctif de l’imparfait, verbe transitif direct, voix active.
Voyant : voir, 3ème groupe, présent du gérondif, verbe transitif direct, voix active.
Avais : avoir, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, imparfait de l’indicatif, verbe transitif direct, voix active.
Envoyai : envoyer, 1er groupe, 1ère personne du singulier, passé simple de l’indicatif, verbe transitif, voix active.
Les premiers jours s'écoulèrent sans que j'y (1) prisse garde, mais voyant que je n'en (2) avais point de nouvelle, j'y (3) envoyai un homme pour s'en (4) enquérir.
Proposition principale : «mais voyant (…) j’y envoyai un homme pour s’en enquérir. »
Proposition subordonnée circonstancielle de tempsC'est aussi une principale, puisqu'elle a elle aussi une subordonnée !: « Les premiers jours s’écoulèrent » (Ce n'est évidemment pas une subordonnée circonstancielle : elle n'est introduite par aucune conjonction de subordination.)
Proposition subordonnée circonstancielle de concessionmanière de la principale, introduite par la locution conjonctive « sans que » : « sans que j’y prisse garde »
Proposition complétive de la subordonnée « mais voyant»du participe passé épithète détachée "voyant" : « que je n’en avais point de nouvelle »
Proposition subordonnée circonstancielle de cause : « mais voyant» (Impossible, il n'y a aucun verbe conjugué, et "mais" n'est pas une conjonction de subordination, mais de coordination !)
"mais voyant (….) j'y envoyai un homme pour s'en enquérir" : deuxième proposition principale, coordonnée à la principale précédente par "mais".
1. Y : pronom personnel neutre / COD du verbe « prisse »COI de la locution verbale "prisse garde"(Le pronom y n'est jamais COD ! Il signifie "à cela", c'est donc indirect.)
2. En : pronom personnel de la 3ème personne du sing / COI du verbe « avais » Oui.
3. Y : adverbe de lieu pronom adverbial/ CC de lieu (destination) du verbe « envoyai »
4. En : pronom personnel de la 3ème personne du singulier / CODCOI du verbe « s'enquérir » (C'est bien sûr un COI comme le premier "en" = "de cela". )
Analyse des verbes :
S’écoulèrent : verbe s’écouler, 1er groupe, 3ème personne du pluriel, passé simple de l’indicatif, verbe pronominal intransitif, voix active.
Prisse : prendre, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, subjonctif de l’imparfaitimparfait du subjonctif, verbe transitif direct, voix active.
Voyant : voir, 3ème groupe, présent du gérondifparticipe présent, verbe transitif direct, voix active.
Avais : avoir, 3ème groupe, 1ère personne du singulier, imparfait de l’indicatif, verbe transitif direct, voix active.
Envoyai : envoyer, 1er groupe, 1ère personne du singulier, passé simple de l’indicatif, verbe transitif, voix active.
Merci Jehan pour ces corrections. 🙂
Voici ma deuxième proposition d'analyse:
p 186:« Elle se nommait Lériane, et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais. »
Analyse logique des propositions :
« Elle se nommait Lériane »: proposition principale
« mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais. » : proposition principale coordonnée à la première par la conjonction de coordination « mais »
« et déjà était bien fort avancée en son âge » : proposition indépendante, coordonnée à la première par la conjonction de coordination « et »
« toutefois d’une humeur assez complaisante » : proposition subordonnée circonstancielle elliptique (verbe être omis) / CC de manière du verbe « fût ».
Analyse grammaticale de la proposition : « mais au reste la plus fine et rusée qui fût jamais »
Mais : conjonction de coordination
Au reste : locution adverbiale / CC de manière du verbe « fût »
La plus fine te rusée: Groupe adjectival au superlatif absolu fermium singulier / attribut du sujet « Elle»
Qui : pronom relatif mis pour « elle » / sujet du verbe « fût »
Fût : être, 3ème groupe, 3ème personne du singulier, imparfait du subjonctif, verbe attributif, voix active.
-----------------------------------------
P 187 : « Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer, de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon qui ne se trompa point, et toutefois ce fut lui qui paya plus chèrement nos erreurs. »
Analyse logique des propositions :
« Et cette créance » : GN apposé à la proposition participiale
« jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier » : Proposition participiale / sujet du verbe « convièrent »
« convièrent bientôt Lériane de l’aimer » proposition principale
« de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon » : proposition principale
« qui ne se trompa point » proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui » complément de l’antécédent « Damon »
« Et toutefois ce fut lui » proposition principale, coordonnée
« qui paya plus chèrement nos erreurs » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » mis pour « lui ».
Analyse des points difficiles :
Y : pronom adverbial / COI du verbe « eut »
Jointe : participe passé employé comme adjectif, épithète détachée du nom « créance ».
de ce jeune chevalier, :GN masc. sing. / complément commun des noms « beauté » et « perfections »
ce : pronom démonstratif de la 3ème personne du singulier, masculin / sujet du verbe « fut »
Vous allez me le demander donc j'explique: ce n'est pas un devoir, c'est pour m'entraîner. Je crois que malgré mes erreurs, j'y prends goût! 🆒
Vous allez me le demander donc j'explique: ce n'est pas un devoir, c'est pour m'entraîner.
Non, je n'allais pas te le demander, puisque tu l'avais déjà dit.
Vu tes pas plutôt hésitants en analyse, vu les grosses erreurs basiques que tu commets encore, je me demande s'il est bien judicieux, pour t'entraîner, de t'attaquer à des phrases aussi tarabiscotées que celles-ci.
Plutôt que de te corriger en détail, je préfère analyser moi-même, tu pourras comparer avec ton analyse. Première partie :
Elle se nommait Lériane, et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et ruséequi fût jamais.
Trois verbes conjugués (en gras) donc trois propositions.
Elle se nommait Lériane : proposition indépendante (Cette proposition n'a pas de subordonnées qui dépendent d'elle).
et déjà était bien fort avancée en son âge, toutefois d’une humeur assez complaisante, mais au reste la plus fine et rusée : proposition principale, coordonnée à la proposition indépendante qui précède par la conjonction "et".
qui fût jamais : proposition subordonnée relative, complément du groupe adjectival "la plus fine et rusée".
Le verbe
était (verbe d'état) est suivi de trois groupes attributs du sujet "elle", trois groupes attributs coordonnés entre eux :
- "bien fort avancée en son âge" (groupe adjectival)
- "toutefois d'une humeur assez complaisante" (GN introduit par la préposition "d' ", coordonné au groupe adjectival précédent par l'adverbe de liaison "toutefois".
- "mais au reste la plus fine et la plus rusée" (groupe adjectival au superlatif, coordonné au groupe précédent par la conjonction de coordination "mais").
J'analyserai l'autre phrase plus tard, mais je peux déjà te faire remarquer qu'il n'y a pas de proposition participiale. Le participe passé ("jointe") est épithète détachée du nom "créance"…
Jehan a écrit :Vu tes pas plutôt hésitants en analyse, vu les grosses erreurs basiques que tu commets encore, je me demande s'il est bien judicieux, pour t'entraîner, de t'attaquer à des phrases aussi tarabiscotées que celles-ci.
Merci Jehan, je me suis dit que allier lecture et analyse était une bonne idée, je comprends que non! 🙂
Que me conseilles-tu pour m'entraîner? Je voudrais m'entraîner sur des phrases plus complexes que celles des livres du secondaire qui ne dépassent pas deux propositions à analyser.
Je trouve que ta méthode d'analyse est très claire, si je synthétise cela donne:
1. compter les verbes
2. analyser les propositions trouvées
3. analyser les groupes qui restent (sans verbe conjugué)
Je te remercie d'expliquer aussi clairement les analyses.
1. compter les verbes
2. analyser les propositions trouvées
3. analyser les groupes qui restent (sans verbe conjugué)
Il faut compter les verbes conjugués, nuance.
Il est ensuite indispensable de repérer les conjonctions de coordination et de subordination, ainsi que les pronoms relatifs, qui articulent éventuellement les propositions entre elles.
Il faut éventuellement rajouter au compte des verbes les infinitifs et les participes quand ils ont un sujet distinct du sujet du verbe conjugué (pour identifier les éventuelles subordonnées participiales et infinitives).
Cela, c'est l'analyse logique.
On peut aussi analyser par groupes de mots.
On peut enfin faire l'analyse grammaticale de chaque mot.
Ce sont les trois niveaux d'analyse d'une phrase.
C'est excellement résumé et détaillé dans la petite Grammaire de Robert & Nathan, que je t'ai d'ailleurs peut-être déjà conseillée.
Il me semble que tu peux trouver des phrases raisonnablement complexes sans être trop touffues dans des textes et des romans plus contemporains… Mais bon, tu fais ce que tu veux !
Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer, de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon qui ne se trompa point, et toutefois ce fut lui qui paya plus chèrement nos erreurs.
Analyse logique des propositions :
« Et cette créance » : GN apposé à la proposition participiale
« jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier » : Proposition participiale / sujet du verbe « convièrent »
« convièrent bientôt Lériane de l’aimer » proposition principale
"Et cette créance, jointe à la beauté et aux perfections de ce jeune chevalier, convièrent bientôt Lériane de l’aimer" : proposition principale.
« de sorte qu’il n’y eut que le pauvre Damon » : proposition principalesubordonnée conjonctive, introduite par la locution conjonctive "de sorte qu' ", CC de conséquence de la principale.
« qui ne se trompa point » proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « qui » complément de l’antécédent « Damon » Oui.
« Et toutefois ce fut lui » proposition principale, coordonnée à la précédente par "et".
« qui paya plus chèrement nos erreurs » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » mis pour « lui ». Oui.
Analyse des points difficiles :
Y : pronom adverbial /COI du verbe « eut »
En fait, ce pronom n'est pas séparément analysable.
Il fait partie du verbe impersonnel "y avoir", utilisé comme présentatif.
Jointe : participe passé employé comme adjectif, épithète détachée du nom « créance » Oui.
de ce jeune chevalier, :GN masc. sing. / complément commun des noms « beauté » et « perfections » Oui.
ce : pronom démonstratif de la 3ème personne du singulier, masculinneutre / sujet du verbe « fut »
Merci Jehan, j'avais pris note du livre de grammaire que tu m'avais recommandé. J'en ai acheté un en pensant que j'avais une bonne mémoire et je me suis trompé, j'ai pris le Repère pratique de chez Nathan et qui s'intitule: la grammaire française. 😀
Ma nouvelle phrase et ta méthode:
Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription, et se regardaient les uns les autres, comme se voulant demander si quelqu’un de la troupe ne savait point ce que c’était, et s’il n’avait point vu ceci autrefois. P 130
Verbes conjugués : demeurèrent / se regardaient / savait / était/ avait vu
Cas du participe présent : voulant => sujet (les bergers et bergères) =une proposition participiale.
Subordonnant et conjonction : et / comme /si / ce que / et
Trois propositions indépendantes et coordonnées entre elles :
« Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription » proposition principale
« et se regardaient les uns les autres »proposition indépendante coordonnée à la principale par la conjonction de coordination "et"
« et s’il n’avait point vu ceci autrefois »proposition subordonnée circonstancielle de condition coordonnée à la précédente par la conj. de coord. "et"
comme se voulant demander /si quelqu’un de la troupe ne savait point/ ce que c’était
Proposition principale : ce que c’était (ce que : pronom relatif neutre / COD du verbe « était »)
Proposition subordonnée circonstancielle : « si quelqu’un de la troupe ne savait point » / CC de condition du verbe « était »
Proposition participiale / CC de justification du verbe « était »
J'ai apporté des modifications à mon analyse, en rouge donc 🙂
Je corrigerai plus tard, mais déjà :
Proposition principale : ce que c’était (ce que : pronom relatif neutre / COD du verbe « était »)
Sois plus attentif et plus logique…
Depuis quand une proposition principale peut-elle être introduite par un pronom relatif ?
Un pronom
relatif introduit une
relative…
Ici, d'ailleurs, il s'agit d'un pronom
interrogatif, introduisant une subordonnée
interrogative indirecte, qui équivaudrait en discours direct à la phrase interrogative "qu'est-ce que c'était ?"
Et combien de fois faut-il te répéter que
le verbe être n'a jamais de COD ?
Plutôt que de te corriger en détail, je préfère te donner mon analyse, que tu pourras comparer avec la tienne… Ne confonds pas le "si" exprimant la condition et le "si" interrogatif indirect, équivalent d'un "est-ce que" en discours direct.
Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription, et se regardaient les uns les autres, comme se voulant demandersi quelqu’un de la troupe ne savait pointce que c’était, et s’il n’avait point vu ceci autrefois.
Ces bergers et bergères demeurèrent étonnés de voir cette inscription : proposition indépendante (puisque aucune subordonnée ne dépend d'elle).
et se regardaient les uns les autres : proposition principale, coordonnée par "et" à la proposition indépendante précédente. Proposition principale, puisqu'elle est suivie d'une subordonnée, et même de plusieurs qui s'emboîtent. Voir la suite.
comme se voulant demander
Difficile à analyser : c'est en fait l'équivalent de "
comme s'ils voulaient se demander".
Subordonnée de comparaison hypothétique.
Le verbe conjugué des subordonnées de comparaison est fréquemment sous-entendu.
si quelqu’un de la troupe ne savait point : subordonnée interrogative indirecte, introduite par la conjonction interrogative "si", COD du verbe à l'infinitif "se demander".
ce que c’était: subordonnée interrogative indirecte, COD de "(ne) savait (point)", introduite par le pronom interrogatif neutre "ce que".
(Et comme le verbe de cette subordonnée est "être", la fonction de ce pronom dans la subordonnée, ce n'est évidemment pas COD comme tu avais dit, mais attribut du pronom sujet " c' ")
et s’il n’avait point vu ceci autrefois. : subordonnée interrogative indirecte, introduite par la conjonction interrogative "s' ", COD du verbe à l'infinitif "se demander", et coordonnée à la première interrogative indirecte par la conjonction "et".
Je te remercie pour ton analyse et tes corrections.
Voici ma nouvelle proposition d'analyse, j'ai délaissé L'Astrée au profit du Père Goriot, c'est la deuxième phrase du roman.
Cette pension, connue sous le nom de la Maison-Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement. (Balzac, Le père Goriot)
Proposition principale tronçonnée par un groupe nominal : « cette pension[…] admet également des hommes et des femmes"
« Connue sous le nom de la Maison-Vauqer »: groupe nominal introduit par un participe passé employé comme adjectif / le groupe est complément de l’antécédent « cette pension ».
« des jeunes gens et des vieillards » : groupe nominal / épithète détachée du COD « des hommes et des femmes »
« sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement » : proposition subordonnée consécutive négative introduite par la locution conjonctive « sans que » (C'est une proposition subordonnée circonstancielle) / complément circonstanciel de conséquence de la proposition principale.
J'écris en rouge les termes impropres de ton analyse.
La principale n'est aucunement tronçonnée par le groupe "nominal".
Le groupe que tu cites fait partie de la principale, aucune raison de le mettre à part.
Ce groupe n'est pas nominal. Le noyau de ce groupe n'est pas un nom, mais le participe passé "connue", complété par un groupe prépositionnel à noyau nominal.
Tu parles d' "antécédent" à propos de "Cette pension".
On ne parle d'antécédent que pour le mot précédant un pronom relatif…
Or, aucun pronom relatif, aucune subordonnée relative ici.
Tu fais souvent de drôles de mélanges !
Le groupe "connue sous le nom de Pension-Vauquer", encadré par deux virgules, est tout bêtement épithète détachée de "Cette pension".
Tu parles ensuite d'épithète détachée pour "des jeunes gens et des vieillards". Non, ce sont simplement deux GN coordonnés, juxtaposés aux deux autres GN coordonnés "des hommes et des femmes" qui précèdent.
Ces quatre GN sont tous quatre COD de "admet".
Les deux derniers GN ne qualifient pas les deux premiers !
L'analyse de la subordonnée consécutive négative est correcte.
Merci, encore, Jehan, pour tes lumières! 🙂
La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)
Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
Analyse :
« La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?)
« où s’exploitent la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ». La proposition est complément du nom "la maison"
j'ai modifié mon analyse de la phrase 1 en fonction de ta première remarque.
Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
Analyse :
« Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
« à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » complément du GN « rue Neuve-Sainte-Geneviève » / CC de lieu du verbe « est située »
« que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »
Je corrigerai plus en détail plus tard…
Déjà des remarques : une subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination ou par une locution conjonctive. Elle n'est pas introduite par un pronom relatif ou une "locution pronominale" (? !) … Un pronom relatif introduit bien évidemment une subordonnée relative. Et une relative est complément de son antécédent, pas de toute la principale.
Une subordonnée complétive n'est évidemment pas non plus introduite par un pronom relatif…
Tu confonds le que relatif COD et la conjonction de subordination que.
Et ne pas confondre les complétives (en général COD du verbe) avec les subordonnées circonstancielles.
Je reprends mon analyse, je souligne les erreurs et je corrige en vert.
La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)
Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
Analyse :
« La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?)
« où s’exploitent la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ». La proposition est complément du nom "la maison" (son antécédent)
Hier, j'ai modifié mon analyse de la phrase 1 en fonction de ta première remarque.
Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
Analyse :
« Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
« à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » locution adverbiale "à l'endroit où" / CC de lieu du verbe « est située »
« que les chevaux la montent ou la descendent rarement » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que »proposition subordonnée circonstancielle introduite par la conjonction de subordination"que" / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »CC de manière du verbe "s'abaisse"
La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. (Balzac)
Phrase 1 : La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à Madame Vauquer.
Analyse :
« La maison […]appartient à Madame Vauquer » proposition principale. (on peut dire qu’elle est tronçonnée ici ?)
Tronçonnée ? Personnellement je ne dirais rien.
« où s’exploite la pension bourgeoise » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où » complément de l’antécédent « la maison ».
Oui
Phrase 2 : Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
Analyse :
« Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève » : proposition principale
« à l’endroit
//où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude »
Proposition subordonnée circonstancielle introduite par une locution pronominale « à l’endroit où » locution adverbiale "à l'endroit où" / CC de lieu du verbe « est située »=>
Non. A l'endroit fait partie de la principale, et la relative commence à où, et complète l'endroit. On pourrait parler de relative déterminative
« que les chevaux la montent ou la descendent rarement » :
proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » proposition subordonnée circonstancielle introduite par la conjonction de subordination"que" / complément du GN « par une pente si brusque et si rude »CC de manière du verbe "s'abaisse"=>Non. Si… que ; tellement… que introduisent des propositions subordonnées conjonctives de conséquence. Vois le sens. La pente est raide. Le résultat : Les chevaux ont du mal à emprunter cette rue.Merci Gabiana pour ces précisions.
Voici un nouvel essai toujours du Père Goriot
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_P%C3%A8re_Goriot
«
Le long de chaque muraille, règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuille , malgré les observations grammaticales de ses hôtes » Balzac
«
Le long de chaque muraille » : GN, CC de lieu
« règne une étroite allée » : proposition principale
« qui mène à un couvert de tilleuls » : proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « qui » / complément de l’antécédent « allée »
« que madame Vauquer […]prononce obstinément tieuille » : proposition subordonnée complétive introduite par le pronom relatif « que » / complément de l’antécédent
« quoique née de Conflans » : proposition subordonnée circonstancielle de concession introduite par la conjonction de coordination « quoique » / CC de concession du verbe « prononce ».
«
malgré les observations grammaticales de ses hôtes » : GN introduit par la préposition « malgré » / CC de concession du verbe « prononce »
Je ne sais pas quoi faire du mot "mot"…(proposition principal très elliptique "c'est le mot que madame…"?