Merci !!
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 146 / 216
Ana24 a écrit :Dans la phrase suivante, d' et de est une préposition ou un déterminant ?Bonjour.
Au est bien un déterminant (article défini contracté ?)
Au pied des murs une bordure d'herbes folles et de ronces [….]
En ce qui concerne de et d',il s'agit ici de prépositions introduisant des compléments de nom.
Après la préposition de, l'article indéfini pluriel (des) s'efface.
[lien invalide]
Bonjour,
Encore un souci d'analyse logique :
Je sais / qui vous avez vu.
proposition principale / proposition subordonnée interrogative indirecte, COD de savoir
Cet enfant sait / sur qui il peut se reposer.
proposition principale / proposition subordonnée relative, COD de savoir
J'ai choisi proposition subordonnée relative mais je n'arrive pas à me l'expliquer grammaticalement (et je la confonds toujours avec la proposition subordonnée interrogative indirecte).
Merci
Encore un souci d'analyse logique :
Je sais / qui vous avez vu.
proposition principale / proposition subordonnée interrogative indirecte, COD de savoir
Cet enfant sait / sur qui il peut se reposer.
proposition principale / proposition subordonnée relative, COD de savoir
J'ai choisi proposition subordonnée relative mais je n'arrive pas à me l'expliquer grammaticalement (et je la confonds toujours avec la proposition subordonnée interrogative indirecte).
Merci
Bonjour,
Après le verbe savoir, s’il n’a pas de groupe nominal COD, on trouve ordinairement une complétive introduite par que ou une interrogation indirecte introduite par un pronom, un adjectif, un adverbe interrogatif…
Exemples :
[Je sais parfaitement la leçon] [ que j’ai apprise]=>proposition principale + proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif que, complément de l’antécédent leçon.
[Je sais] [que tu travailles] => proposition principale + subordonnée conjonctive COD.
[Je sais] [ qui tu es] => proposition principale + interrogative indirecte COD de je sais .
[Tu sais] [sur qui tu peux compter.]
=> idem
[Je connais des gens] [sur qui tu peux compter] => proposition principale + proposition relative complément des l’antécédent gens.
Il me semble qu’en considérant ces exemples, tu dois pouvoir décider si ce que tu as écrit est juste ou non.
Après le verbe savoir, s’il n’a pas de groupe nominal COD, on trouve ordinairement une complétive introduite par que ou une interrogation indirecte introduite par un pronom, un adjectif, un adverbe interrogatif…
Exemples :
[Je sais parfaitement la leçon] [ que j’ai apprise]=>proposition principale + proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif que, complément de l’antécédent leçon.
[Je sais] [que tu travailles] => proposition principale + subordonnée conjonctive COD.
[Je sais] [ qui tu es] => proposition principale + interrogative indirecte COD de je sais .
[Tu sais] [sur qui tu peux compter.]
=> idem
[Je connais des gens] [sur qui tu peux compter] => proposition principale + proposition relative complément des l’antécédent gens.
Il me semble qu’en considérant ces exemples, tu dois pouvoir décider si ce que tu as écrit est juste ou non.
Mon analyse était donc fausse, merci pour votre aide :
Cet enfant sait / sur qui il peut se reposer.
proposition principale + interrogative indirecte COD de savoir
Je dois me replonger dans ma grammaire…
Cet enfant sait / sur qui il peut se reposer.
proposition principale + interrogative indirecte COD de savoir
Je dois me replonger dans ma grammaire…
Voilà ce que je comprends :
Si que ou qui ont un antécédent, c'est une subordonnée relative.
Si que n'a pas d'antécédent, c'est une subordonnée conjonctive.
Si qui n'a pas d'antécédent, c'est une subordonnée interrogative.
Et peut-on avoir une interrogative avec que et une conjonctive avec qui ?
Si que ou qui ont un antécédent, c'est une subordonnée relative.
Si que n'a pas d'antécédent, c'est une subordonnée conjonctive.
Si qui n'a pas d'antécédent, c'est une subordonnée interrogative.
Et peut-on avoir une interrogative avec que et une conjonctive avec qui ?
-Une proposition qui n’est pas relative avec qui, oui.
Qui n’est pas alors le pronom relatif, mais le pronom interrogatif et cette complétive particulière prend le nom d’interrogative indirecte.
Exemple : Je me demande [qui a sonné].
- une interrogative avec que, oui.
Que est également pronom interrogatif.
Exemple : Que fais-tu ?
Une interrogation indirecte, non.
On dira : « On se demande ce que tu fais »
Qui n’est pas alors le pronom relatif, mais le pronom interrogatif et cette complétive particulière prend le nom d’interrogative indirecte.
Exemple : Je me demande [qui a sonné].
- une interrogative avec que, oui.
Que est également pronom interrogatif.
Exemple : Que fais-tu ?
Une interrogation indirecte, non.
On dira : « On se demande ce que tu fais »
Qui étant un pronom relatif ou interrogatif, il ne peut pas introduire une conjonctive.
Si qui n'a pas d'antécédent, il n'introduit pas forcément une interrogative indirecte.
Tout dépend du verbe de la principale.
Il peut aussi introduire une relative substantive à fonction de COD :
Embrassez qui vous voudrez.
Et dans ce cas c'est un pronom relatif.
Le pronom interrogatif que ne peut introduire seul une subordonnée interrogative indirecte.
On emploie la locution pronominale ce que.
Que fait Pierre ? > Je demande ce que fait Pierre.
Si qui n'a pas d'antécédent, il n'introduit pas forcément une interrogative indirecte.
Tout dépend du verbe de la principale.
Il peut aussi introduire une relative substantive à fonction de COD :
Embrassez qui vous voudrez.
Et dans ce cas c'est un pronom relatif.
Le pronom interrogatif que ne peut introduire seul une subordonnée interrogative indirecte.
On emploie la locution pronominale ce que.
Que fait Pierre ? > Je demande ce que fait Pierre.
Jehan, ai-je écrit autre chose ?
Je sais bien que je tape sur mon téléphone qui me joue parfois des tours…
Je sais bien que je tape sur mon téléphone qui me joue parfois des tours…
Je ne répondais pas pour "corriger" ton message…
Je ne l'avais pas encore vu quand j'ai posté.
Je répondais à Paulang qui avait écrit entre autres :
D'accord, nos réponses font tout de même en grande partie double emploi.
Mais bon, le principal, c'est qu'elles ne se contredisent pas.
Je ne l'avais pas encore vu quand j'ai posté.
Je répondais à Paulang qui avait écrit entre autres :
Si qui n'a pas d'antécédent, c'est une subordonnée interrogative.Je lui a dit que dans ce cas, oui, cela pouvait être une subordonnée interrogative indirecte, mais que cela pouvait être aussi une relative substantive COD.
D'accord, nos réponses font tout de même en grande partie double emploi.
Mais bon, le principal, c'est qu'elles ne se contredisent pas.
Je continue mes recherches (et vos explications me sont précieuses, merci) et je tombe sur cette phrase :
Peut-on savoir ce qui vous tracasse ? Principale suivie d’une relative indéfinie.
Je crois comprendre que le terme de relative indéfinie signifie que la relative est introduite par la locution relative ce qui et qu’elle devient complément d’objet direct de pouvoir savoir de la principale.
Mais pouvoir savoir n’est-il pas un verbe de questionnement ? Ne devrait-il donc pas introduire une interrogative indirecte ?
Peut-on savoir ce qui vous tracasse ? Principale suivie d’une relative indéfinie.
Je crois comprendre que le terme de relative indéfinie signifie que la relative est introduite par la locution relative ce qui et qu’elle devient complément d’objet direct de pouvoir savoir de la principale.
Mais pouvoir savoir n’est-il pas un verbe de questionnement ? Ne devrait-il donc pas introduire une interrogative indirecte ?
Peut-on savoir ce qui vous tracasse ? = Peut-on savoir la chose qui vous tracasse.
La relative est "qui vous tracasse" avec comme antécédent le COD "ce" ou "la chose".
Peut-on savoir qui vous aimez ? Là, on a bien un interrogative indirecte.
La relative est "qui vous tracasse" avec comme antécédent le COD "ce" ou "la chose".
Peut-on savoir qui vous aimez ? Là, on a bien un interrogative indirecte.
Bonsoir.
Pas d'accord avec Lamaneur…
Il s'agit bien d'une subordonnée interrogative indirecte, COD de l'infinitif "savoir".
La locution pronominale interrogative Qu'est-ce qui (discours direct) devient ce qui en discours indirect.
Qu'est-ce qui vous tracasse ? > Peut-on savoir ce qui vous tracasse ?
https://www.clg-monet-magny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Les_propositions_subordonnees_relatives_et_interrogatives_indirectes-2.pdf
Pas d'accord avec Lamaneur…
Il s'agit bien d'une subordonnée interrogative indirecte, COD de l'infinitif "savoir".
La locution pronominale interrogative Qu'est-ce qui (discours direct) devient ce qui en discours indirect.
Qu'est-ce qui vous tracasse ? > Peut-on savoir ce qui vous tracasse ?
https://www.clg-monet-magny.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Les_propositions_subordonnees_relatives_et_interrogatives_indirectes-2.pdf
Hum, le corrigé est donc erroné. Il me semble avoir compris vos explications. M E R C I
Jehan a écrit :Pas d'accord avec Lamaneur…Je veux bien, la terminologie grammaticale n'est pas mon fort.
Il s'agit bien d'une subordonnée interrogative indirecte, COD de l'infinitif "savoir".
Il me semble néanmoins qu'il y a plusieurs étiquettes pour une même structure.
Dans le document que tu cites, j'observe qu'on classe "Fais ce que tu veux" dans les relatives indéfinies et "J'ignore ce qui se passe" dans les propositions subordonnées interrogatives indirectes, alors que pour moi, la structure de base est la même. Qu'on lui donne un nom différent simplement parce que le verbe exprime l'interrogation (ou similaire) est à mon avis stérile : quelle différence de structure entre "je fais ce que tu veux" et "j'ignore ce que tu veux" ?
Bon, il va falloir que je révise !
Oui. C’est bien une interrogation indirecte.
La grammaire Riegel précise effectivement que pour ces subordonnées introduites par ce qui ou ce que il est parfois difficile de distinguer la relative périphrastique de l'interrogative indirecte, mais que le sens (interrogatif ou non ) du verbe principal est déterminant pour trancher.
On peut aussi rétablir le discours direct.
Dans Fais ce que tu veux, aucune interrogation dans "Fais".
Dans J'ignore ce que tu veux, il y a bien une interrogation sous-jacente.
Et l'on peut rétablir la question directe : Qu'est-ce que tu veux ? Je l'ignore.
On peut aussi rétablir le discours direct.
Dans Fais ce que tu veux, aucune interrogation dans "Fais".
Dans J'ignore ce que tu veux, il y a bien une interrogation sous-jacente.
Et l'on peut rétablir la question directe : Qu'est-ce que tu veux ? Je l'ignore.
En fait, si l'on développe, comme l'a fait Lamaneur, on arrive effectivement à une relative complément de l'antécédent la chose (= ce).
Jehan a écrit :La grammaire Riegel précise effectivement que pour ces subordonnées introduites par ce qui ou ce que il est parfois difficile de distinguer la relative périphrastique de l'interrogative indirecte, mais que le sens (interrogatif ou non ) du verbe principal est déterminant pour trancher.Oui, on tranche pour l'étiquette, mais ça n'éclaire pas pour la structure.
On peut aussi rétablir le discours direct.
Jehan a écrit :Dans Fais ce que tu veux, aucune interrogation dans "Fais".Le rétablissement de la question directe est très artificiel.
Dans J'ignore ce que tu veux, il y a bien une interrogation sous-jacente.
Et l'on peut rétablir la question directe : Qu'est-ce que tu veux ? Je l'ignore.
Dans "j'ignore ce que tu veux et ne veux pas le savoir", je ne demande pas "Qu'est-ce que tu veux ?" !
Jehan a écrit :La grammaire Riegel précise effectivement que pour ces subordonnées introduites par ce qui ou ce que il est parfois difficile de distinguer la relative périphrastique de l'interrogative indirecte, mais que le sens (interrogatif ou non ) du verbe principal est déterminant pour trancher.Je me permets modestement d'ajouter des infos que j'ai glanées au fil de mes recherches :
Les subordonnées interrogatives dépendent d'un verbe qui contient dans son sens une question (demander, etc.) ou une valeur négative (ignorer, etc.).
Je me demande quelle sera sa réaction.
J'ignore qui il a rencontré.
Personne ne comprend comment elle a pu obtenir ces renseignements.