Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 148 / 216

Oui, une majorité de propositions juxtaposées… Une succession d'actes multiples, ce qui donne l'impression d'un personnage envahissant et sans gêne. Il n'y en a que pour lui !
La baronne, peu à peu, s'endormait. (…) Son mari se pencha sur elle, et posa doucement, dans ses mains croisées sur l'ampleur de son ventre, un petit portefeuille en cuir.

Réécrivez ce texte en une seule phrase complexe, contenant une proposition subordonnée relative.
Eh bien, propose d'abord quelque chose…
Jehan a écrit :Il y en a bien trois, vu qu'il y a trois conjonctions de subordination.
Ce qui complique les choses et ne facilite pas le soulignement demandé, c'est que l'une des subordonnées est enclavée dans une autre. Celle que j'ai écrite en rouge est enclavée dans la verte.
en use de manière qu'il fautque les conviés, s'ils veulent manger,mangent ses restes.
Ah oui pardon, j'ai lu trop vite ! 😜
Damoison a écrit :La baronne, peu à peu, s'endormait. (…) Son mari se pencha sur elle, et posa doucement, dans ses mains croisées sur l'ampleur de son ventre, un petit portefeuille en cuir.

Réécrivez ce texte en une seule phrase complexe, contenant une proposition subordonnée relative.
Pour aider Damoison, qui n'a pas l'air trop inspiré…
La phrase pourrait commencer par :
Le mari de la baronne se pencha sur elle….
Tu insères ensuite, entre deux virgules, une relative explicative introduite par qui; puis tu écris le reste de la phrase.
Bonsoir, j’ai du mal sur une étude de propositions subordonnées circonstancielles de condition dans cet extrait :
« Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont du mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’a la tête; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. »
Montesquieu, De l’Esprit des lois, 1748
Consigne :
Relevez les propositions subordonnées circonstancielles de condition dans cet extrait.
A. Par quelle conjonction sont-elles introduites ?
B. Quels temps et mode de conjugaison sont utilisés dans leur propositions principales ?
C. Que signifient ces phrases complexes sur la position de Montesquieu concernant l’esclavage ?

Voici ce que j’ai réussi à faire, mais je pense que c’est faux :

Que nous avons eu / que je dirais / ceux de l’amerique / ceux de l’afrique / qui le produit par des esclaves / jusqu’à la tete / qu’il est presque impossible de les plaindre

C’est juste le relevé des propositions mais je pense que c’est faux. Je vous prie de bien vouloir m’aider, je vous en serais très reconnaissant.
Bonsoir, j’ai beaucoup de mal sur cet exercice sur les subordonnées. Voici la consigne :
Relevez les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles de ce texte et précisez la circonstance sur laquelle elles renseignent (temps, cause, manière ou conséquence)
Je suis éphémère et point trop mécontent citoyen d’une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l’extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville. Ici, vous signaleriez les traces d’aucun monument de superstition. La morale et la langue sont réduites à leur plus simple expression, enfin !
Ces millions de gens qui n’ont pas besoin de se connaître amènent si pareillement l’éducation, le métier et la vieillesse, que ce cours de vie doit être plusieurs fois moins long que ce qu’une statistique folle trouve pour les peuples du continent »
Arthur Rimbaud, « Ville », Illuminations, 1886.
J’ai rien fait, j’ai toujours eu beaucoup de mal sur les propositions et pour arranger le tout, ça fera l’objet d’une note demain matin
Bonsoir.
EmirK a écrit :
« Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. »
Consigne :
Relevez les propositions subordonnées circonstancielles de condition dans cet extrait.
A. Par quelle conjonction sont-elles introduites ?
B. Quels temps et mode de conjugaison sont utilisés dans leur propositions principales ?
C. Que signifient ces phrases complexes sur la position de Montesquieu concernant l’esclavage ?

Voici ce que j’ai réussi à faire, mais je pense que c’est faux :

Que nous avons eu / que je dirais / ceux de l’amerique / ceux de l’afrique / qui le produit par des esclaves / jusqu’à la tete / qu’il est presque impossible de les plaindre
Effectivement, c'est faux. Les propositions subordonnées circonstancielles de condition ne sont pas introduites par la conjonction "que", et encore moins par un pronom relatif comme "qui".
Et dans une proposition, il doit y avoir un verbe conjugué.
Dans ce texte de Montesquieu, tu as deux subordonnées de condition, elles sont introduites par la conjonction si.
Les vois-tu ?
Je suis éphémère et point trop mécontent citoyen d’une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l’extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville. Ici, vous signaleriez les traces d’aucun monument de superstition. La morale et la langue sont réduites à leur plus simple expression, enfin !
Ces millions de gens qui n’ont pas besoin de se connaître amènent si pareillement l’éducation, le métier et la vieillesse, que ce cours de vie doit être plusieurs fois moins long que ce qu’une statistique folle trouve pour les peuples du continent
En ce qui me concerne, dans ce texte de Rimbaud, je ne vois que deux subordonnées conjonctives circonstancielles.
Une subordonnée de cause et une subordonnée de conséquence.

Quelles conjonctions ou quelles locutions conjonctives peuvent introduire une subordonnée de cause ou de conséquence ? Voir ici :
https://www.kartable.fr/ressources/francais/cours/lexpression-de-la-cause-et-de-la-consequence/15996

En trouves-tu dans le texte de Rimbaud?
Merci de votre réponse, pour l'exercice 1 je crois voir les deux propositions subordonnées circonstancielles de condition : "Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les negres esclaves"
Et "si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves"
C'est correct ?
Si oui, il reste deux questions :
1) Quels temps et mode de conjugaison sont utilisés dans leurs propositions principales ?
2) Que signifient ces phrases complexes sur la position de Montesquieu concernant l'esclavage ?

1) Je dirais : imparfait/indicatif
2) AUCUNE IDÉE VRAIMENT

Quant au second exercice, du coup, je pense que la prop sub conj de conséquence serait : "parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l'extérieur des maisons" pour la cause je ne trouve pas (même avec votre précieux lien)
pour l'exercice 1 je crois voir les deux propositions subordonnées circonstancielles de condition : "Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les negres esclaves"
Et "si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves"
C'est correct ?
Oui. Mais il faut enlever les deux propositions relatives qui s'y trouvent enclavées.
Si j'avais à soutenir le droit (…) de rendre les nègres esclaves
si l'on ne faisait travailler la plante (…) par des esclaves
Quels temps et mode de conjugaison sont utilisés dans leurs propositions principales ?
Je dirais : imparfait /indicatif
Non, l'imparfait de l'indicatif (avais, faisait) est utilisé dans les subordonnées.
Dans leurs propositions principales, on utilise dirais, serait. Quel temps et quel mode est-ce ?
Pour la question 2… Disons que Montesquieu est contre l'esclavage, mais qu'il utilise l'ironie pour le faire comprendre. S'il avait à défendre l'esclavage, dit-il, il devrait avoir ces arguments-là (trouver des remplaçants aux peuples qu'on a exterminés, diminuer le coût de la main-d'œuvre). Et bien sûr, Montesquieu n'est pas d'accord avec ces arguments !
Quant au second exercice, du coup, je pense que la prop sub conj de conséquence serait : "parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l'extérieur des maisons" pour la cause je ne trouve pas (même avec votre précieux lien)
Mon "précieux lien" - relis bien - ne classe pas parce que dans les conjonctions qui introduisent la conséquence, mais dans les conjonctions qui introduisent la cause.
Pour la conséquence, le lien donne entre autres cette phrase exemple :
Les feuilles sont tombées si vite qu'on a l'impression que l'automne est déjà fini.
On y trouve un que annoncé par un si.
Dans le texte de Rimbaud, tu devrais trouver une phrase ainsi construite.
Bonjour,

J'ai un énorme doute quant à la fonction de "leur" et "le bonsoir" dans cette phrase suivante:

"Si je leur souhaitais le bonsoir aujourd'hui".

Mon analyse: "leur" serait COD car il est remplaçable et supprimable… (contrairement au COI)…

Tandis que "le bonsoir", lui, serait seulement un GN…?

Merci beaucoup,
Xira a écrit :J'ai un énorme doute quant à la fonction de "leur" et "le bonsoir" dans cette phrase suivante:

"Si je leur souhaitais le bonsoir aujourd'hui".

Mon analyse: "leur" serait COD car il est remplaçable et supprimable… (contrairement au COI)…

Tandis que "le bonsoir", lui, serait seulement un GN…?

Bonsoir

Ne pas confondre nature et fonction.
Nature de "le bonsoir" : GN (groupe nominal)
Fonction de "le bonsoir" : COD du verbe "souhaitais".
Le pronom "leur" signifiant "à eux" , il n'est évidemment pas COD, mais COI de "donne".
Ou plus précisément COS (complément d'objet second) puisque l'autre complément est un COD.
Merci beaucoup pour votre réponse précise.

Si je suis votre logique, dans la phrase "Ils me disent de me reposer, continua-t-il".
La fonction de "me" est d'être COS ?
Car reposer est COD: Ils me disent quoi ? de me reposer.

Dans cette seconde phrase: "Etienne le regardait, regardait le sol qu'il tachait de la sorte".
"le" est COD ?
Car Etienne regardait quoi ? Le.
Oui, le me de ils me disent est COS.
Ce n'est pas "reposer" seul qui est COD, c'est le groupe infinitif "de me reposer".

Pour la seconde phrase, le est bien COD.
Étienne le regardait = Il regardait Paul (par exemple).
Il regardait qui ? Paul.
Étienne le regardait = Il regardait le buffet (par exemple).
Il regardait quoi ? Le buffet.
Très bien, merci beaucoup.
Bonsoir!

Je dois analyser une phrase assez compliquée pour mon cours de grammaire avancée.

La voici:

« C’étaient ordinairement dans ces soirées que mes amis me faisaient parler de mes voyages. » (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)

- Il s’agit ici d’une phrase à voix emphatique usant de la méthode du clivage (mécanisme d’extraction utilisant « c’est….que »)

D'après-vous, s'agit-il d'une phrase simple ou complexe? Certains grammairiens considèrent que nous avons une subordonnée relative introduite par le pronom relatif « que ». Cependant, ici, l’antécédent (et l’élément extrait), n’est pas un groupe nominal mais bien un syntagme prépositionnel : « ordinairement dans ces soirées ».

- Ma question est : Comment pourrait-on alors comprendre la relation entre la p1 (C’étaient ordinairement dans ces soirées ») et la p2 (« que mes amis me faisaient parler de mes voyages. »)? Peut-on parler de subordination? Le morphème que représente ici un pronom relatif ou une conjonction?

Merci énormément de votre aide !
Certains grammairiens considèrent que nous avons une subordonnée relative introduite par le pronom relatif « que ».
Pas ici en tout cas.
Il y a deux verbes, assurément et une composition de la phrase qui la rend complexe.
Mais cette tournure c'est …que , destinée à mettre en relief un nom est particulière au français. Et à mon sens, il est vain de vouloir analyser ce gallicisme.
Si on a une relative, quel est son antécédent ?
Bonjour,

C'est une nouvelle fois pour une questions de langue (évidemment…).
Dans la phrase suivante: "Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine"

- "Derrière la porte" est complément circonstanciel de lieu du verbe rester ?
- "à peine" est complément circonstanciel de manière du verbe apercevoir ?

Dans cette seconde phrase:
"On commença la récitation des leçons. Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude, et, à deux heures, quand la cloche sonna, le maître d'études fut obligé de l'avertir, pour qu'il se mît avec nous dans les rangs."

- "la récitation des leçon" est COD du verbe commencer ?
- "de toutes ses oreilles" est complément circonstanciel de manière du verbe écouter ?
- "quand la cloche sonna" est complément circonstanciel de temps ?
Oui, à toutes les questions.
xie xie (merci) pour ta réponse, Laoshi.

Dans la phrase suivante:
Il y eut un rire éclatant des écoliers qui décontenança le pauvre garçon, si bien qu'il ne savait s'il fallait garder sa casquette à la main, la laisser par terre ou la mettre sur sa tête.

Comment analyserais-tu les "la" ?

De plus, dans la phrase suivante:
"Le nouveau, prenant alors une résolution extrême, ouvrit une bouche démesurée et lança à pleins poumons, comme pour appeler quelqu'un, ce mot : Charbovari."
On ne peut pas dire que "pour appeler quelqu'un" est un complément circonstanciel de but du verbe "lancer" ?


De plus, dans la phrase suivante,
"Débarrassez-vous donc de votre casque, dit le professeur, qui était un homme d'esprit." Peut-on dire que " un homme d'esprit" est un COD de était ?