@ Paulang: Il me semble que le manque d'eau est une sécheresse, mais que l'assèchement est le résultat d'une action volontaire.
Sinon, effectivement, enlever le complément revient à dire une lapalissade.
Peut-on vraiment trancher ? Accepte-t-on les lapalissades ?
Notons que "assèchement" peut signifier le fait d'être à sec, que cela résulte d'une action volontaire ou non. Quand le processus n'est pas volontaire, le verbe correspondant est le pronominal s'assécher, "devenir sec". Un ruisseau peut très bien s'assécher en été, sans que personne n'y soit pour rien. Et l'on parlera bien alors, pour décrire son état, de l'assèchement du ruisseau.
Ben oui, mais c'est bien, dans tous les cas, le manque d'eau qui en est la cause et non l'inverse.
j'entends bien que la sécheresse -et non l’asséchement- peut être la cause d'un impôt sécheresse, mais surement pas du manque d'eau. Peut-être viendra-t-il un jour à nos dirigeants l'idée de provoquer un asséchement pour justifier cet impôt. 🙂
Mais assèchement s'écrit avec un accent grave, et non aigu.
Enfant bizarre a écrit :Non effectivement. Cette notion plus générale de complément de phrase nous arrange ainsi bien.
Il n'est pas gênant que l'on ne trouve pas ici la "circonstance", puisque la notion de "complément de phrase" a été inventée compte tenu des problèmes posés par les compléments circonstanciels, en particulier le caractère incomplet de toutes les listes de circonstances (même celle de 32 circonstances figurant dans l'édition de 1964 du
Bon usage !).
La graphie asséchement est ancienne.
L'assèchement, c'est donc, quoi qu'il en soit, ou bien le fait deretirer l'eauexprès, ou bien le résultat de l'absence d'eau, que celle-ci soit provoquée ou de cause naturelle !
Pour moi, il demeure donc absurde d'écrire que "l'assèchement provoque le manque d'eau.
Sauf si, éventuellement, on a asséché ICI exprès, et que ça entraînerait le manque d'eau AILLEURS.
Mais je vois mal…
Ça me semble d'autant plus absurde après la discussion que je viens d'avoir avec mon traiteur (rires gras !) tout à fait par hasard, en allant chercher une commande ce matin, et qui enfonce le clou..
Comme le temps chez nous est pluvieux depuis des lustres, je fais la conversation comme il se doit en parlant météo, et en terminant sur une dernière banalité : "Les agriculteurs vont être contents !"
Et… il me rétorque que non, vu que ça ne suffira pas à reconstituer les nappes phréatiques, qu'il est lui-même fils d'agriculteurs et sait ce qu'il dit, qu'ils "assèchent le sol", etc. Bref… mon oreille se tend, soudain intéressée en entendant ce verbe : il m'explique que, du reste, les agriculteurs, eux, "assèchent les champs"pour pouvoir cultiver plus rapidement, en me décrivant très exactement, à ma surprise amusée, le processus que j'ai copié-collé ici hier : on pompe l'eau des champs et la redirige vers des fossés, pas même pour irriguer ailleurs, mais pour évacuer directement l'eau vers l'océan… en gros.
Après ce nouvel enrichissement de mon petit intellect perso, la phrase incriminée "L'assèchement des sols provoque le manque d'eau pour l'agriculture" me paraît, donc, encore plus… sujette à caution !
Tout dépend, bien sûr, du contexte : si l'on parle du Bangladesh, l'assèchement (naturel), SOIT l'absence d'eau, nuit aux cultures… Tandis que chez nous, on retire l'eau du sol pour cultiver tranquille…
Mais, de toute façon, le terme "assèchement" implique que l'eau soit absente : ou bien elle "manque", ou bien on l'a virée ! Mais les deux sont déjà contenus dans le terme "assèchement" qui, s'il est un résultat, est le résultat du manque d'eau, évaporée sous le soleil ou pompée par des agriculteurs pressés de cultiver, et pas sa cause…
C'est donc bien… une lapalissade, me semble-t-il ? Ou, en tout cas, une absurdité sémantique.
Je proposerais donc, pour en revenir à cette phrase : "L'assèchement des sols signifie que l'eau manque pour l'agriculture."
Bonsoir!!
J'ai quelques doutes sur l'accord du "des" comme article partitif.
S'il est suivi d'un adjectif dois-je utiliser "des" ou "de". Exemple: et ce jeune femme, dont de/des lâches filles ont peur, n'est qu'une aimable femme.
merci d'avance.
Bonsoir Marco 153,
Il faut écrire :
Et cette jeune femme, dont de lâches filles ont peur, n'est qu'une aimable femme.
Mais je ne sais pas dire pourquoi.
Marco153 a écrit :Bonsoir!!
J'ai quelques doutes sur l'accord du "des" comme article partitif.
S'il est suivi d'un adjectif dois-je utiliser "des" ou "de". Exemple: et ce jeune femme, dont de/des lâches filles ont peur, n'est qu'une aimable femme.
merci d'avance.
Il ne s'agit pas de l'article partitif, mais de l'article indéfini pluriel.
En langage soutenu,
des se transforme en
de quand le substantif est précédé d'un adjectif épithète.
Bonsoir,
Comment analyse-t-on "association loi de 1901" ?
Merci.
Soit on considère qu'il s'agit d'un nom composé et on n'analyse pas, soit on rétablit les ellipses : Association (régie par la) loi (de) 1901 et il n'y a pas de difficulté.
Bonjour et merci, Anne.
Il n'y a pas de trait d'union entre les mots composant un nom composé ?
Pas toujours, par exemple pomme de terre.
L'apprentissage du français est sans fin… :/
Merci à vous et bonne nuit…
Sans fin, non, je ne crois pas quand même.
Il est vrai qu’on apprend tous les jours.
Mais cela ne vaut-il pas pour la plupart des langues ? Et pour beaucoup d’ autres domaines ?
Bonjour, dans "le petit traité de la ponctuation" de jacques Drillon, l'auteur dit que dans l'exemple qui suit:
""Il était généreux quoi qu' il fût économe."
La proposition : " quoiqu'il fût économe." est une subordonnée relative déterminative.
Pourtant, si on efface cette subordonnée, ]ça donne: "Il était généreux." La phrase ne perd donc pas son sens, donc la subordonnée: "quoiqu'il fût économe" devrait être une relative explicative, non?
Merci de m'avoir lu, encore merci à ceux qui me répondront.
Bien le bonjour.
Bonjour.
l'exemple qui suit: ""Il était généreux quoi qu' il fût économe."
Il ne s'agit pas d'une subordonnée relative, mais d'une subordonnée
conjonctive de concession, introduite par la conjonction
quoique (= bien que)
Cela m'étonne vraiment que Drillon ait ici mal recopié ce vers de Victor Hugo, écrivant "
quoi qu'" en deux mots au lieu de
quoiqu', qu'il ait oublié la virgule qui précède, et qu'il ait commis en outre cette grosse erreur d'analyse !
Alex semble avoir une version réduite de l'ouvrage de Drillon, puisqu'il cite "le
petit traité de la ponctuation". 😉
Dans la version
complète, page 194, "quoique" est bien écrit en un mot. On y parle de subordonnée déterminative, mais pas de relative.
En revanche, et cela est surprenant, il ne met pas de virgule, justement pour illustrer que quand la subordonnée est déterminative, il n'en faut pas.
À sa décharge, il n'attribue pas la citation à Hugo !
Il justifie sa position en disant :
On peut dire les choses autrement — et peut-être ne sera-ce pas inutile. Avec «puisque», «parce que», « quand », « lorsque », etc., si les deux actions sont pensées simultanément, la virgule est superflue; si la seconde arrive plus tard, comme un correctif rapporté, ou si son sens l'oppose fortement à la première, alors il en faut une.