Le correcteur peut aussi arrêter de lire la copie s'il relève trop de fautes dès la première page.
Bac de français 2011, séries S et ES - Dissertation
614 réponses · Page 16 / 31
En effet il peu arrêter de lire mais c'est rare. Tout dépend du correcteur et du nombre de copie qu'il a eu à corriger avant la tienne.
Pour ma part j'ai fait un plan comme peu d'entre vous on fait. Certains me disent que c'est bien, la plupart disent qu'il fallait thèse/antithèse/synthèse.
I.Le roman, peinture de son époque
II. L'auteur inscrit au coeur de son époque
III. Les personnages décrivent une réalité
Des avis? Critiques?
Et par dessus tout, j'ai utiliser la question du sujet pour ma problématique… Est-ce grave? Sanctionné?
Pour ma part j'ai fait un plan comme peu d'entre vous on fait. Certains me disent que c'est bien, la plupart disent qu'il fallait thèse/antithèse/synthèse.
I.Le roman, peinture de son époque
II. L'auteur inscrit au coeur de son époque
III. Les personnages décrivent une réalité
Des avis? Critiques?
Et par dessus tout, j'ai utiliser la question du sujet pour ma problématique… Est-ce grave? Sanctionné?
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/29892-bac-de-francais-2011-series-s-et-es-dissertation-p21.html
C'est le message ecrit en gras
Quelqu'un pourrait me donner son avis svp?
Merci beaucoup et bonne journée!!
C'est le message ecrit en gras
Quelqu'un pourrait me donner son avis svp?
Merci beaucoup et bonne journée!!
Bonjour à tous les férus de lettres.
Voici ma dissertation que j'ai faite hier. En attendant vos avis.
Introduction :
"Le roman est un miroir que l'on promène le long d'un chemin" → écrivains qui nous décrivent la société.
Les premiers romans : Satyricon et les épopées Homériques.
Axes et problématique
Plan et déloppement :
I- le roman : un moyen efficace pour refléter une société ou une période historique
1°) l'écrivain à sa table de travail : il écrit en connaissance de cause
→ recherches préliminaires (Germinal de Zola : fouille du bassin houllier du Nord)
→ intérêt pour l'actualité (Le Rouge et le Noir de Stendhal : l'affaire Berthet)
2°) le réalisme
→ définition de ce registre littéraire
→ fiction qui se rapproche du réel (Une Vie de Maupassant/Madame Bovary de Flaubert : description de la bourgeoisie provinciale : ennui, morosité)
→ vie de l'auteur rendue fiction : autofiction (Du Coté de chez Swann in À la Recherche du Temps perdu de Marcel Proust : fiction plus que réel, description de la haute bourgeoisie provinciale : sorties, premières amours)
3°) l'engagement de l'auteur
→ citations de Jean-Paul Sartre l'écrivain est " un homme parmi les hommes", il est "en situation avec son époque, chaque parole a des retentissements" (Préface du premier numéro des Temps Modernes)
→ il est le flambeau du peuple qu'il représente et défend par son intelligence supérieure
→ engagement sur un fait historique (en idéalisant la foule en liesse contre le Coup d'État de Napoléon III dans la Fortune des Rougon, Zola se place de leur coté et s'oppose de même)
→ sur la vie d'une société (L'Assommoir de Zola : ravages de la misère et de l'alcool, turpitudes du monde ouvrier)
II- les limites du genre romanesque comme descriptif de l'Histoire ou d'une société
1°) le manque d'objectivité de l'auteur
→ la plume de l'écrivain est marquée par les pensées de l'auteur
→ il peut soit accentuer un défaut et blâmer plus qu'il ne faudrait
→ ou il peut louer outre mesure (La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette : ses idées sont imprégnées de la Préciosité et des codes classiques, il ne faut pas montrer ce qui est "laid", elle fait l'éloge de la cour d'Henri II mais passe sous silence les avantages sociaux de la noblesse et la difficulté de la vie du Tiers-État sous l'Ancien Régime)
2°) il ne nous offre qu'une partie réduite de l'Histoire
→ il choisit une période historique intéressante à ses yeux (La Curée de Zola : le monde du Second Empire, les travaux d'Haussmann, les spéculations financières)
→ ou il choisit un fait historique qui peu faire écho à la situation de la France au moment de l'écriture du roman (Quatrevingt-Treize de Victor Hugo : les guerres de Vendée de 1793 ont une résonance avec la situation en France à la Commune)
→ la période représentée est donc courte et n'apprend pas grand chose de l'Histoire de la France, juste un événement très précisément par la vie des personnages.
III- la lecture ne devrait-elle pas au contraire simplement nous déconnecter du réel et nous émerveiller
1°) la fiction romanesque sans lien au réel
→ respect d'une des bases principales du roman : créer une histoire fausse
→ l'auteur nous emporte dans d'autres sphères
→ lieux paradisiaques (Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre : la splendeur de l'île Maurice, la douceur des habitants, la beauté des paysages naturels, la symbiose entre la Nature et l'Homme)
2°) des paysages bucoliques et des histoire touchantes
→ nous conter des histoires atypiques, simples
→ nous présenter un cadre sans faste mais qui dénotte avec nos habitudes (La mare au diable de George Sand : les vies touchantes du Père Maurice ou de Marie, les scènes campagnardes de la vie berrichonne, la mare au diable lieu de la rencontre des amoureux)
→ des scènes de la vie campagnardes qui se rapprochent des tableaux de Jean-François Millet comme son Angélus.
Conclusion :
Récapitulatif des axes
Hormis le roman d'autre genre ont une utilité :
- le conte peut nous émerveiller et nous faire rêver
- l'apologue peut servir les idées de l'auteur (Candide de Voltaire)
- le théâtre peut représenter des faits historiques (le drame romantique comme Lorenzaccio ou la tragédie comme Phèdre)
Voici ma dissertation que j'ai faite hier. En attendant vos avis.
Introduction :
"Le roman est un miroir que l'on promène le long d'un chemin" → écrivains qui nous décrivent la société.
Les premiers romans : Satyricon et les épopées Homériques.
Axes et problématique
Plan et déloppement :
I- le roman : un moyen efficace pour refléter une société ou une période historique
1°) l'écrivain à sa table de travail : il écrit en connaissance de cause
→ recherches préliminaires (Germinal de Zola : fouille du bassin houllier du Nord)
→ intérêt pour l'actualité (Le Rouge et le Noir de Stendhal : l'affaire Berthet)
2°) le réalisme
→ définition de ce registre littéraire
→ fiction qui se rapproche du réel (Une Vie de Maupassant/Madame Bovary de Flaubert : description de la bourgeoisie provinciale : ennui, morosité)
→ vie de l'auteur rendue fiction : autofiction (Du Coté de chez Swann in À la Recherche du Temps perdu de Marcel Proust : fiction plus que réel, description de la haute bourgeoisie provinciale : sorties, premières amours)
3°) l'engagement de l'auteur
→ citations de Jean-Paul Sartre l'écrivain est " un homme parmi les hommes", il est "en situation avec son époque, chaque parole a des retentissements" (Préface du premier numéro des Temps Modernes)
→ il est le flambeau du peuple qu'il représente et défend par son intelligence supérieure
→ engagement sur un fait historique (en idéalisant la foule en liesse contre le Coup d'État de Napoléon III dans la Fortune des Rougon, Zola se place de leur coté et s'oppose de même)
→ sur la vie d'une société (L'Assommoir de Zola : ravages de la misère et de l'alcool, turpitudes du monde ouvrier)
II- les limites du genre romanesque comme descriptif de l'Histoire ou d'une société
1°) le manque d'objectivité de l'auteur
→ la plume de l'écrivain est marquée par les pensées de l'auteur
→ il peut soit accentuer un défaut et blâmer plus qu'il ne faudrait
→ ou il peut louer outre mesure (La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette : ses idées sont imprégnées de la Préciosité et des codes classiques, il ne faut pas montrer ce qui est "laid", elle fait l'éloge de la cour d'Henri II mais passe sous silence les avantages sociaux de la noblesse et la difficulté de la vie du Tiers-État sous l'Ancien Régime)
2°) il ne nous offre qu'une partie réduite de l'Histoire
→ il choisit une période historique intéressante à ses yeux (La Curée de Zola : le monde du Second Empire, les travaux d'Haussmann, les spéculations financières)
→ ou il choisit un fait historique qui peu faire écho à la situation de la France au moment de l'écriture du roman (Quatrevingt-Treize de Victor Hugo : les guerres de Vendée de 1793 ont une résonance avec la situation en France à la Commune)
→ la période représentée est donc courte et n'apprend pas grand chose de l'Histoire de la France, juste un événement très précisément par la vie des personnages.
III- la lecture ne devrait-elle pas au contraire simplement nous déconnecter du réel et nous émerveiller
1°) la fiction romanesque sans lien au réel
→ respect d'une des bases principales du roman : créer une histoire fausse
→ l'auteur nous emporte dans d'autres sphères
→ lieux paradisiaques (Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre : la splendeur de l'île Maurice, la douceur des habitants, la beauté des paysages naturels, la symbiose entre la Nature et l'Homme)
2°) des paysages bucoliques et des histoire touchantes
→ nous conter des histoires atypiques, simples
→ nous présenter un cadre sans faste mais qui dénotte avec nos habitudes (La mare au diable de George Sand : les vies touchantes du Père Maurice ou de Marie, les scènes campagnardes de la vie berrichonne, la mare au diable lieu de la rencontre des amoureux)
→ des scènes de la vie campagnardes qui se rapprochent des tableaux de Jean-François Millet comme son Angélus.
Conclusion :
Récapitulatif des axes
Hormis le roman d'autre genre ont une utilité :
- le conte peut nous émerveiller et nous faire rêver
- l'apologue peut servir les idées de l'auteur (Candide de Voltaire)
- le théâtre peut représenter des faits historiques (le drame romantique comme Lorenzaccio ou la tragédie comme Phèdre)
Sérieusement, quel est l'intérêt de publier 3 fois ton plan qui est certes bon, mais dans lequel on va te reprocher une nouvelle fois une ouverture passe-partout ? Ça ne sert à rien de demander 30 avis différents hein, attends sagement les résultats et tu seras fixé sur le niveau de ta composition ! 🙂
Sérieusement, quel est l'intérêt de publier 3 fois ton plan qui est certes bon, mais dans lequel on va te reprocher une nouvelle fois une ouverture passe-partout ?J'ajouterais : troisième partie trop éloignée du sujet.
Bonjour à tous !
J'ai choisi un plan thématique et non dialectique qui semble ici bien inadapté. EN effet, la problématique c'est pas de savoir SI la lecture nous permet de connaître la société et la période historique OU NON, mais dans quelle mesure. Autrement dis, une seule thèse possible : oui la lecture permet de connaitre l'histoire et la société. Reste à déterminer dans quel point de vue.
Voici grosso modo le plan que j'ai utilisé:
I - Bien que le roman repose sur la fiction, l'intrigue, qui s'inscrit dans un contexte historique particulier, permet au lecteur de voyager dans une période historique et de découvrir des sociétés
A - La volonté d'un ancrage réaliste (Flaubert, L'Education Sentimentale: roman de formation, corrélation entre l'histoire du héros, Frédéric Moreau et l'Histoire, ici Révolution de 1830) = faits historiques relatés
B - Le roman au service du vrai, orientation après 1715 au XVIIIème siècle, récit d'expérience fait par ceux qui l'ont vécue. (Manon Lescaut de Prévost, Lesage, Marivaux) = utilisation de la première personne = certaine conception du monde et de la société = révélateur d'un réalité sociale en mouvement donc connaissance de l'histoire à travers l'intrigue qui relève d'une certaine vision du monde
C - Connaissance de l'histoire qui n'est pas uniquement synonyme d'ancrage réel. Bien que fiction, intrigue qui laisse transparaître en filigrane une époque, un rapport au monde après analyse. (Ex: Pantagruel et Gargantua, géants affamés de savoir= soif de culture humaniste du siècle = l'homme au centre de la réflexion)
II - Les personnages témoignent aussi d'un ancrage dans l'Histoire, avec des caractéristiques propres
A - L'enfantement, création du personnage romanesques= transposition de personnes réelles + expérience personnelle. Roman = lieu où se reconfigure l'expérience personnelle, "loupe" sur l'existence humaine donc si l'on en croit que la société est un tout cohérent composé d'individus, le personnage avec ses caractéristiques propres nous renseigne sur la période historique et notamment le rapport à la société
B - Le "type" chez Balzac = tableau de la société dans son ensemble
C - Les personnages référentiels et les jugements que les personnages portent sur ceux (ex: Julien Sorel qui idolâtre Napoléon, représentant d'une génération entière)
III - Le roman au service même de l'Histoire: analyser, dénoncer, critiquer
A - L'analyse de Zola: le roman comme support d'une expérience scientifique (déterminisme) = connaissance de la société et en cela de la période historique car personnages évoluant dans un cadre spécifique qui les détermine
B - La dénonciation d'un système (Voyage au bout de la nuit, dénonciation de la société capitaliste etc…, …) = l'Histoire vécue par un héros qui s'indigne = connaissance d'une période historique car témoignage
C - La critique (ex: Contes Philosophiques de Voltaire) Roman = arme d'attaque et oeuvres révélatrices d'une réalité en mutations. Les lettres persanes → Voyages = découverte d'une société par le point de vue d'étrangers. Comparaisons, critiques… = Jugements avec recul.
Voilà j'attends les critiques, car comme tous je crois ici, j'ai pas vraiment confiance en ce que j'ai produit … !
J'ai choisi un plan thématique et non dialectique qui semble ici bien inadapté. EN effet, la problématique c'est pas de savoir SI la lecture nous permet de connaître la société et la période historique OU NON, mais dans quelle mesure. Autrement dis, une seule thèse possible : oui la lecture permet de connaitre l'histoire et la société. Reste à déterminer dans quel point de vue.
Voici grosso modo le plan que j'ai utilisé:
I - Bien que le roman repose sur la fiction, l'intrigue, qui s'inscrit dans un contexte historique particulier, permet au lecteur de voyager dans une période historique et de découvrir des sociétés
A - La volonté d'un ancrage réaliste (Flaubert, L'Education Sentimentale: roman de formation, corrélation entre l'histoire du héros, Frédéric Moreau et l'Histoire, ici Révolution de 1830) = faits historiques relatés
B - Le roman au service du vrai, orientation après 1715 au XVIIIème siècle, récit d'expérience fait par ceux qui l'ont vécue. (Manon Lescaut de Prévost, Lesage, Marivaux) = utilisation de la première personne = certaine conception du monde et de la société = révélateur d'un réalité sociale en mouvement donc connaissance de l'histoire à travers l'intrigue qui relève d'une certaine vision du monde
C - Connaissance de l'histoire qui n'est pas uniquement synonyme d'ancrage réel. Bien que fiction, intrigue qui laisse transparaître en filigrane une époque, un rapport au monde après analyse. (Ex: Pantagruel et Gargantua, géants affamés de savoir= soif de culture humaniste du siècle = l'homme au centre de la réflexion)
II - Les personnages témoignent aussi d'un ancrage dans l'Histoire, avec des caractéristiques propres
A - L'enfantement, création du personnage romanesques= transposition de personnes réelles + expérience personnelle. Roman = lieu où se reconfigure l'expérience personnelle, "loupe" sur l'existence humaine donc si l'on en croit que la société est un tout cohérent composé d'individus, le personnage avec ses caractéristiques propres nous renseigne sur la période historique et notamment le rapport à la société
B - Le "type" chez Balzac = tableau de la société dans son ensemble
C - Les personnages référentiels et les jugements que les personnages portent sur ceux (ex: Julien Sorel qui idolâtre Napoléon, représentant d'une génération entière)
III - Le roman au service même de l'Histoire: analyser, dénoncer, critiquer
A - L'analyse de Zola: le roman comme support d'une expérience scientifique (déterminisme) = connaissance de la société et en cela de la période historique car personnages évoluant dans un cadre spécifique qui les détermine
B - La dénonciation d'un système (Voyage au bout de la nuit, dénonciation de la société capitaliste etc…, …) = l'Histoire vécue par un héros qui s'indigne = connaissance d'une période historique car témoignage
C - La critique (ex: Contes Philosophiques de Voltaire) Roman = arme d'attaque et oeuvres révélatrices d'une réalité en mutations. Les lettres persanes → Voyages = découverte d'une société par le point de vue d'étrangers. Comparaisons, critiques… = Jugements avec recul.
Voilà j'attends les critiques, car comme tous je crois ici, j'ai pas vraiment confiance en ce que j'ai produit … !
marionc a écrit :Nous sommes d'accord. La propension à utiliser le plan dialectique est finalement un passe-partout pour ne pas réfléchir sur l'essence même du sujet. Espérons que les correcteurs accepteront la diversité des plans 🙂
J'ai choisi un plan thématique et non dialectique qui semble ici bien inadapté. EN effet, la problématique c'est pas de savoir SI la lecture nous permet de connaître la société et la période historique OU NON, mais dans quelle mesure. Autrement dis, une seule thèse possible : oui la lecture permet de connaitre l'histoire et la société. Reste à déterminer dans quel point de vue.
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir un avis sur mon plan (ci-dessous) et clarifier une chose :
fallait-il opter pour un plan dialectique ou analytique ?
Pour moi, la réponse est évidente : "dans quelle mesure" nécessite qu'on dégage les limites du sujet.
Je suis un peu perdu quand je lis tous les autres messages…
Ensuite, voilà mon plan :
I. Certes, le roman prend sa source d'inspiration dans le réel
A) Il s'inspire de faits historiques
B) Il s'appuie sur les mécanismes sociaux de son temps
C) Le lecteur est ainsi confronté à une vision du monde et de l'Homme
II. Mais le roman repose sur la fiction
A) Dépeint un monde qui déjoue les codes de la réalité et dont nous acceptons les règles
B) Fait évoluer des personnages fictifs
C) Dans une intrigue inventée de tts pièces
III. En fait, le roman est d'abord le lieu d'une création, d'une singularité esthétique
(là je sais qu'on va me crier dessus… mais pour moi il est nécessaire de rappeller que le roman est art, qu'il repose donc sur une esthétique, c'est d'ailleurs ce que suggérait Stendhal en parlant de "beauté mensongère" ==> fiction + esthétique (bien qu'il disait paradoxalement que "le roman est un miroir qui se promène sur une grande route"… je crois que tout l'enjeu de la dissert était là, pas vous ?)
A) Le lecteur est invité à vivre une transfiguration poétique du réel
B) Rencontre avec une écriture singulière
Voilà… Dans l'intro, j'ai commencé ma dissert. par une citation de Duhamel (et je crois que je ne suis pas le seul ! 🙂 ) : "Le romancier est l'historien du passé, alors que l'historien est le romancier du présent."
Que pensez-vous de ma reflexion ?…
Merci d'avance !
J'aimerais avoir un avis sur mon plan (ci-dessous) et clarifier une chose :
fallait-il opter pour un plan dialectique ou analytique ?
Pour moi, la réponse est évidente : "dans quelle mesure" nécessite qu'on dégage les limites du sujet.
Je suis un peu perdu quand je lis tous les autres messages…
Ensuite, voilà mon plan :
I. Certes, le roman prend sa source d'inspiration dans le réel
A) Il s'inspire de faits historiques
B) Il s'appuie sur les mécanismes sociaux de son temps
C) Le lecteur est ainsi confronté à une vision du monde et de l'Homme
II. Mais le roman repose sur la fiction
A) Dépeint un monde qui déjoue les codes de la réalité et dont nous acceptons les règles
B) Fait évoluer des personnages fictifs
C) Dans une intrigue inventée de tts pièces
III. En fait, le roman est d'abord le lieu d'une création, d'une singularité esthétique
(là je sais qu'on va me crier dessus… mais pour moi il est nécessaire de rappeller que le roman est art, qu'il repose donc sur une esthétique, c'est d'ailleurs ce que suggérait Stendhal en parlant de "beauté mensongère" ==> fiction + esthétique (bien qu'il disait paradoxalement que "le roman est un miroir qui se promène sur une grande route"… je crois que tout l'enjeu de la dissert était là, pas vous ?)
A) Le lecteur est invité à vivre une transfiguration poétique du réel
B) Rencontre avec une écriture singulière
Voilà… Dans l'intro, j'ai commencé ma dissert. par une citation de Duhamel (et je crois que je ne suis pas le seul ! 🙂 ) : "Le romancier est l'historien du passé, alors que l'historien est le romancier du présent."
Que pensez-vous de ma reflexion ?…
Merci d'avance !
On ne peut pas répondre avec certitude sur la suprématie de tel ou tel plan.
" Dans quelle mesure " signifie oui comme plusieurs sites internet le disent, " jusqu'à quel point ". On est donc amenés à s'interroger sur un aspect ( en l'occurrence , la capacité qu'ont les romans à nous apprendre un contexte historique ) qu'on peut nuancer, mais qu'on ne doit pas discuter ou surmonter ; Effectivement, on peut parler des limites dans une dernière partie pour affiner la question, mais " dans quelle mesure " , pris au sens même , ça ne veut pas dire " discutez ".
" Dans quelle mesure " signifie oui comme plusieurs sites internet le disent, " jusqu'à quel point ". On est donc amenés à s'interroger sur un aspect ( en l'occurrence , la capacité qu'ont les romans à nous apprendre un contexte historique ) qu'on peut nuancer, mais qu'on ne doit pas discuter ou surmonter ; Effectivement, on peut parler des limites dans une dernière partie pour affiner la question, mais " dans quelle mesure " , pris au sens même , ça ne veut pas dire " discutez ".
Pour la dissert, comme c’est « dans quelle mesure », c’est plutôt un plan thématique…
Du coup j’ai fait ça…
I/La lecture de romans favorise la connaissance d’une période
A/ Contexte historique et géographique (Gaudé : l’eldorado, avec l immigration, les frontières quasi imperméables_ Zola avec la fortune des rougon et le cp d’etat…)
B/ Une société dépeinte par l’écrivain (La Bruyère : Les Caractères, critique de l’égocentrisme de l’Homme_ La Fayette: Pcesse de Clèves: 1 jeune femme vertueuse au milieu d’une Cour aux moeurs équivoques_ Flaubert avec Emma , vie bourgeoise campagnarde médiocre et répétitive)
II/ Les romanciers représentent souvent 1 pan de leur société (analyse)
A/ Oeuvres Autobiographiques (Montaigne: Essais, anecdote avec les Brésiliens, critique de sa société_ Gary: Promesse de l’Aube, société polonaise dans l’entre deux guerres_ Proust: A la recherche du temps perdu_ mise en scène des lesbiennes et des homosexuels… sadomasochisme…)
B/ Critique ou louanges… (Voltaire: Candide, problème du Mal, stigmatise jésuites, philosophie optimiste_ Diderot: supplts voyages de bgville, critique de ce qui sera la colonisation, à travers parole de l’étranger_ Gide: Caves du Vatican, satire de la religion)
Dans le III j’ai fait le dépassement, qui sort un peu du sujet… :/
III/ Fiction ou action favorisent l’intêteret du lecteur pour la période décrite
A/ Narration emmène souvent le lecteur dans une autre époque (Barbusse: Le feu, témoignage d’un soldat de la 1ère guerre mondiale_ Lesage: Le diable Boiteux, donne à voir défauts d’habitants de Madrid au XVIII s, fresque satirique_ Stendahl: Le rouge et le noir, lecteur suit Julien Sorel dans son ascension sociale, et grâce à l’écriture, tente d’anticiper les décisions de celui-ci)
B/ Pas d’ennui devant des connaissances brutes, vu que narration (Montesquieu: Lettres persanes, correspondance fictive de 2 étrangers qui ne comprennent rien à la société occidentale, décrite longuement, ironie préserve de l’ennui_ Zola: Les misérables, scènes historiques, batailles réelles servent à présenter la vie d’un personnage, père de Marius ou Thénardier par exemple_ Tolstoï: La guerre et la paix, histoire de familles russes fictives durant les conquêtes napoléoniennes, blâme de l’empereur)…
Pour la ccl, j’ai cité Maupassant dans sa préface de Pierre et Jean; « Le réaliste, s’il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même ». Donc j’ai rataché à Balzac, qui était quand même le point de départ du sujet… Et pour l’ouverture, j’ai rappelé qu’un auteur peut travestir les faits, et que le lecteur doit donc garder un esprit critique…
Voila, , dites moi si sa tient la route s v p !!!
Du coup j’ai fait ça…
I/La lecture de romans favorise la connaissance d’une période
A/ Contexte historique et géographique (Gaudé : l’eldorado, avec l immigration, les frontières quasi imperméables_ Zola avec la fortune des rougon et le cp d’etat…)
B/ Une société dépeinte par l’écrivain (La Bruyère : Les Caractères, critique de l’égocentrisme de l’Homme_ La Fayette: Pcesse de Clèves: 1 jeune femme vertueuse au milieu d’une Cour aux moeurs équivoques_ Flaubert avec Emma , vie bourgeoise campagnarde médiocre et répétitive)
II/ Les romanciers représentent souvent 1 pan de leur société (analyse)
A/ Oeuvres Autobiographiques (Montaigne: Essais, anecdote avec les Brésiliens, critique de sa société_ Gary: Promesse de l’Aube, société polonaise dans l’entre deux guerres_ Proust: A la recherche du temps perdu_ mise en scène des lesbiennes et des homosexuels… sadomasochisme…)
B/ Critique ou louanges… (Voltaire: Candide, problème du Mal, stigmatise jésuites, philosophie optimiste_ Diderot: supplts voyages de bgville, critique de ce qui sera la colonisation, à travers parole de l’étranger_ Gide: Caves du Vatican, satire de la religion)
Dans le III j’ai fait le dépassement, qui sort un peu du sujet… :/
III/ Fiction ou action favorisent l’intêteret du lecteur pour la période décrite
A/ Narration emmène souvent le lecteur dans une autre époque (Barbusse: Le feu, témoignage d’un soldat de la 1ère guerre mondiale_ Lesage: Le diable Boiteux, donne à voir défauts d’habitants de Madrid au XVIII s, fresque satirique_ Stendahl: Le rouge et le noir, lecteur suit Julien Sorel dans son ascension sociale, et grâce à l’écriture, tente d’anticiper les décisions de celui-ci)
B/ Pas d’ennui devant des connaissances brutes, vu que narration (Montesquieu: Lettres persanes, correspondance fictive de 2 étrangers qui ne comprennent rien à la société occidentale, décrite longuement, ironie préserve de l’ennui_ Zola: Les misérables, scènes historiques, batailles réelles servent à présenter la vie d’un personnage, père de Marius ou Thénardier par exemple_ Tolstoï: La guerre et la paix, histoire de familles russes fictives durant les conquêtes napoléoniennes, blâme de l’empereur)…
Pour la ccl, j’ai cité Maupassant dans sa préface de Pierre et Jean; « Le réaliste, s’il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même ». Donc j’ai rataché à Balzac, qui était quand même le point de départ du sujet… Et pour l’ouverture, j’ai rappelé qu’un auteur peut travestir les faits, et que le lecteur doit donc garder un esprit critique…
Voila, , dites moi si sa tient la route s v p !!!
Freeze a écrit :On ne peut pas répondre avec certitude sur la suprématie de tel ou tel plan.L'éternel débat du sujet Moi je dis que de toute façon un plan dialectique doit comporter une synthèse sinon ça fait vraiment celui qui ne veut pas réfléchir sur "l'essence du sujet" comme tu le dis. Mais avec une synthèse justement je trouve que cela fait "réfléchi" (encore faut-il que la synthèse soit judicieuse).
" Dans quelle mesure " signifie oui comme plusieurs sites internet le disent, " jusqu'à quel point ". On est donc amenés à s'interroger sur un aspect ( en l'occurrence , la capacité qu'ont les romans à nous apprendre un contexte historique ) qu'on peut nuancer, mais qu'on ne doit pas discuter ou surmonter ; Effectivement, on peut parler des limites dans une dernière partie pour affiner la question, mais " dans quelle mesure " , pris au sens même , ça ne veut pas dire " discutez ".
Je reste sceptique sur le plan thématique (en fait surtout s'il ne comporte pas le rappel que le roman est une fiction) mais bon il pourra être apprécié du correcteur s'il est bien mené. 🙂
antoine15 a écrit :Pour la dissert, comme c’est « dans quelle mesure », c’est plutôt un plan thématique…Mouais… Bon j'arrête cette discussion de plan thématique/ dialectique. Disons que les deux passent s'ils sont intelligemment menés.
Du coup j’ai fait ça…
Qu'appelles-tu "surmonter" un sujet ? Est-ce apporter une nouvelle thèse ? Je crois que c'est ce que j'ai fait : ma troisième partie démontre que la fonction du roman n'est pas juste de rendre compte d'un contexte historique et d'une société et j'ai alors développé les fonctions du roman en reprenant les exemples que j'avais utilisés en explication de la thèse pour montrer que le but de l'auteur n'était pas que d'instruire le lecteur.
Ma troisième partie serait-elle hors-sujet ? Est-ce que cela fait "celui qui ne veut pas réfléchir sur "l'essence du sujet" ? J'ai fait une sorte de synthèse dans ma conclusion…
C'est vrai, je verrai bien le 11 Juillet mais il reste encore l'oral à passer et je préfèrerais me rassurer avant 🙂
Ma troisième partie serait-elle hors-sujet ? Est-ce que cela fait "celui qui ne veut pas réfléchir sur "l'essence du sujet" ? J'ai fait une sorte de synthèse dans ma conclusion…
C'est vrai, je verrai bien le 11 Juillet mais il reste encore l'oral à passer et je préfèrerais me rassurer avant 🙂
Nous sommes d'accord, il n'exsite pas de plan "type" pour la correction d'un sujet de dissertation.
Mais revenons au plan dialectique :
"Dans quelle mesure la lecture de romans permet-elle de connaître une période historique et une société ?" = Dans quelle mesure peut-on adhérer à cette opinion ? = Dites quelles en sont les limites = Discutez ce jugement
Tu te souviens, c'est "un philosophe qui a dit que (…)" . L'idée, je crois, c'est de remettre en question son jugement.
Les textes officiels décrivent ainsi le fonctionnement du plan dialectique : " Une proposition est présentée aux élèves, sous la forme d'un jugement ; ils sont invités à en dégager les arguments et à en apprécier le bien-fondé (thèse) ; puis il s'agit d'envisager les arguments qui divergent d'avec ce point de vue initial, voire s'y opposent (antithèse) ; dans un troisième temps enfin, les élèves prennent eux-mêmes position. (synthèse) " CNDP
De toutes les façons, le type de plan qu'on a choisi n'est pas le plus important, il suffit d'avoir une logique qui se tient, des arguments qui ne sortent pas du sujet.
Par contre, je voulais juste réagir sur l'idée que tu te faisais du plan dialectique ici sur ce sujet… ça n'a rien avoir avec un fourre-tout…
Mais revenons au plan dialectique :
"Dans quelle mesure la lecture de romans permet-elle de connaître une période historique et une société ?" = Dans quelle mesure peut-on adhérer à cette opinion ? = Dites quelles en sont les limites = Discutez ce jugement
Tu te souviens, c'est "un philosophe qui a dit que (…)" . L'idée, je crois, c'est de remettre en question son jugement.
Les textes officiels décrivent ainsi le fonctionnement du plan dialectique : " Une proposition est présentée aux élèves, sous la forme d'un jugement ; ils sont invités à en dégager les arguments et à en apprécier le bien-fondé (thèse) ; puis il s'agit d'envisager les arguments qui divergent d'avec ce point de vue initial, voire s'y opposent (antithèse) ; dans un troisième temps enfin, les élèves prennent eux-mêmes position. (synthèse) " CNDP
De toutes les façons, le type de plan qu'on a choisi n'est pas le plus important, il suffit d'avoir une logique qui se tient, des arguments qui ne sortent pas du sujet.
Par contre, je voulais juste réagir sur l'idée que tu te faisais du plan dialectique ici sur ce sujet… ça n'a rien avoir avec un fourre-tout…
C'est étrange, mais j'ai l'impression que peu de monde a tenu compte du début du sujet avec la théorie du philosophe qui en apprend plus grâce à Balzac qu'avec les historiens ou économistes… C'est pour cela que j'ai adopté une démarche plus analytique que dialectique… Mais bon, il est vrai que ne pas nuancer son propos est préjudiciable. Heureusement je l'ai fait dans ma conclusion :/
@antoine15
Première thèse classique et bien mais je doute juste d'une chose… c'est ton argument sur la société. Comme tu le présentes ici c'est plus une réflexion sur l'homme que la société (à mon avis même si je ne suis pas convaincu de ce que je dis )
Pour la deuxième thèse c'est pas mal aussi mais est-ce que Les Essais sont un roman ? Par contre le Candide = roman ne passe absolument pas. J'espère pour toi qu ele correcteur sera pas énervé de voir ça (ou que tu seras le premier à le mettre de sa pile).
Pour la troisième thèse c'est là que j'aurais rajouté un argument pour dire que le roman est une fiction. En fait oui c'est vrai la fiction attache le lecteur mais le principe d'une fiction est de créer ou déformer, et donc d'éloigner du réel historique et social.
Sinon j'aime bien ta conclusion. 🙂
Première thèse classique et bien mais je doute juste d'une chose… c'est ton argument sur la société. Comme tu le présentes ici c'est plus une réflexion sur l'homme que la société (à mon avis même si je ne suis pas convaincu de ce que je dis )
Pour la deuxième thèse c'est pas mal aussi mais est-ce que Les Essais sont un roman ? Par contre le Candide = roman ne passe absolument pas. J'espère pour toi qu ele correcteur sera pas énervé de voir ça (ou que tu seras le premier à le mettre de sa pile).
Pour la troisième thèse c'est là que j'aurais rajouté un argument pour dire que le roman est une fiction. En fait oui c'est vrai la fiction attache le lecteur mais le principe d'une fiction est de créer ou déformer, et donc d'éloigner du réel historique et social.
Sinon j'aime bien ta conclusion. 🙂
Il faut bien comprendre que le plan dialectique sont à manier lorsqu'il y a un problème lié au sujet, dans lequel 2 conceptions a priori paradoxales s'affrontent. Quand j'emploie le terme " surmonter " , c'est finalement résoudre la contradiction par une synthèse, dépasser le problème apparent.
Ta partie est surtout une synthèse qui passe partout, donc … Comme plusieurs fois répété dans le sujet, c'est assez mal vu, oui 🙂
Ta partie est surtout une synthèse qui passe partout, donc … Comme plusieurs fois répété dans le sujet, c'est assez mal vu, oui 🙂
antoine15 a écrit :C'est étrange, mais j'ai l'impression que peu de monde a tenu compte du début du sujet avec la théorie du philosophe qui en apprend plus grâce à Balzac qu'avec les historiens ou économistes… C'est pour cela que j'ai adopté une démarche plus analytique que dialectique… Mais bon, il est vrai que ne pas nuancer son propos est préjudiciable. Heureusement je l'ai fait dans ma conclusion :/Oui enfin la théorie du philosophe servait à introduire le sujet, et elle n'était pas le sujet. On aurait pu la couper sans que ça nuise au devoir…
Wolfr a écrit : Dans quelle mesure peut-on adhérer à cette opinion ? = Dites quelles en sont les limites = Discutez ce jugementL'équation est illogique . " Dans quelle mesure peut-on adhérer à cette opinion ", au sens du terme, ça veut dire : " Pourquoi peut-on dire que " .
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Freeze a écrit :Il faut bien comprendre que le plan dialectique sont à manier lorsqu'il y a un problème lié au sujet, dans lequel 2 conceptions a priori paradoxales s'affrontent. Quand j'emploie le terme " surmonter " , c'est finalement résoudre la contradiction par une synthèse, dépasser le problème apparent.Ah non par contre je ne suis pas d'accord. Une synthèse est bien vue. Le dernier devoir que j'ai fait c'était : "Vous vous demanderez si la tâche du romancier, quand il crée des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel". Ma synthèse d'alors ressemblait à celle que j'ai faite hier, et j'ai eu 18. Donc ce n'est pas mal vu.
Ta partie est surtout une synthèse qui passe partout, donc … Comme plusieurs fois répété dans le sujet, c'est assez mal vu, oui 🙂