Mise en relief : ce à quoi il s’intéresse, c’est au cinéma / c’est le cinéma

Langue française

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à toutes et à tous,

dans la phrase suivante:
Il s'intéresse au cinéma.

Pour mettre en relief le cinéma
On dit: Ce à quoi il s'intéresse, c'est au cinéma.
Ou Ce à quoi il s'intéresse, c'est le cinéma.
Ou bien toutes les deux phrases vont bien ici.

De même pour la phrase : Tu as besoin d'une télévision par câble.

Pour mettre en relief une télévision par cable, on dit:
Ce dont tu as besoin, c'est d'une télévision par câble.
ou Ce dont tu as besoin, c'est une télévision par câble. ?

Si on veut mettre en relief l'infinitif dans la phrase telle que:
En montagne, les promeneurs aspirent à profiter de l'air pur et de la nature.

on dit : En montagne, ce à quoi aspirent les promeneurs, c'est profiter de l'air pur et de la nature.
est-ce qu'on peut dire: En montagne, ce à quoi aspirent les promeneurs, c'est à profiter de l'air pur et de la nature. ?

enfin, pour mettre une partie de phrase en relief, qui est introduite par une préposition, quand la préposition peut être supprimée, quand elle est indispensable?

Merci
Bonjour.

La préposition se conserve dans tous les cas :

Il s'intéresse au cinéma.
C'est au cinéma qu'il s'intéresse.
Ce à quoi il s'intéresse, c'est au cinéma.


Tu as besoin d'une télévision par câble.
C'est d'une télévision par câble que tu as besoin.
Ce dont tu as besoin, c'est d'une télévision par câble.

En montagne, les promeneurs aspirent à profiter de l'air pur et de la nature.
En montagne, c'est à profiter de l'air pur et de la nature que les promeneurs aspirent.
En montagne, ce à quoi aspirent les promeneurs, c'est à profiter de l'air pur et de la nature.
Merci Jehan,

cependant, dans Nouvelle Grammaire du Français de Y. Delatour et al., certaines prépositions ne sont pas conservées, ou plus précisément seulement la préposition de se conserve dans les exemples donnés dans ce livre.
un autre exemple:
"J'ai été interrogé à l'examen sur les migrations internationales.
Les migrations internationales, c'est ce sur quoi j'ai été interrogé à l'examen.
Ce sur quoi j'ai été interrogé à l'examen, ce sont les migrations internationales."

Si on doit dire : Ce sur quoi j'ai été interrogé à l'examen, ce sont sur les migrations internationales.?

ou bien dans la langue familère, on peut omettre la préposition?

Merci de m'éclaircir ce point.
N'en déplaise à Jehan, il me semble qu'on est tout à fait fondé à dire :
- Ce à quoi il s'intéresse, c'est le cinéma,
- Ce dont tu as besoin, c'est une télévision par câble,
- En montagne, ce à quoi aspirent les promeneurs, c'est profiter de l'air pur de la nature.
Dans ces tournures, c'est … forme une apposition au pronom neutre ce, antécédent du pronom relatif.
Evidemment, on doit dire : Ce sur quoi j'ai été interrogé à l'examen, ce sont les migrations internationales, pour la même raison.
Au temps pour moi…
C'est vrai que c'est logique. Merci, Jacques.
Ceci dit, les phrases que tu proposais ne sont pas à rejeter; elles témoignent d'une sorte d' "attraction inverse" du relatif sur le groupe apposé à l'antécédent, et elles peuvent tout à fait se concevoir (sauf dans le dernier exemple proposé par Jinying).
Ah, je me disais aussi… 🙂
Bonjour,

J'ai déjà posé des questions relatives à la mise en relief, mais celle que je vous soumets est inédite je le jure!
En fait, j'hésite entre deux tournures:

Ce dont j'ai envie, c'est d'une bonne soupe.
Ce dont j'ai envie, c'est une bonne soupe.


Je préfère la première, mais n'y voyez-vous pous une forme de redondance de la préposition "de"?

Merci!
Bonjour, bonsoir,

Vous devriez trouver votre bonheur ici :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/29257-mise-en-relief-ce-a-quoi-il-sinterresse-cest-au-cinema-cest-le-cinema.html
Dans ce renvoi Jehan a écrit :
Tu as besoin d'une télévision par câble.
C'est d'une télévision par câble que tu as besoin.
Ce dont tu as besoin, c'est d'une télévision par câble.
Sans ignorer la rectification de Jacques qui a suivi, je me demande si la dernière proposition de cette démonstration n'est pas incomplète et ce faisant discutable.
On dira, me semble-t-il, pour former une phrase identique à la phrase contenant que :
C'est une télévision par câble dont tu as besoin.
De même :
C'est d'une bonne soupe que j'ai envie. et C'est une bonne soupe dont j'ai envie.
Moi j'aurais dit :

Ce dont tu as besoin, c'est une télévision par câble.
Au choix, mais sans redondance !
Une première erreur est d’employer dont avec un antécédent précédé de la préposition de. C’est le cas notamment dans une proposition principale qui commence par C’est lorsque la subordonnée est introduite par dont.
Exemple :
- C’est de cette voiture dont j’ai envie.

Pour éviter le pléonasme, si on emploie la préposition de devant l’antécédent dans la proposition principale, on emploie le pronom relatif que ensuite dans la subordonnée, et non pas dont. On peut aussi, tout simplement, enlever le de.
Exemples :
- C’est de cette voiture que j’ai envie.
- C’est cette voiture dont j’ai envie.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2904
Merci.
Paulang a écrit :C'est une télévision par câble dont tu as besoin.
De même :
C'est d'une bonne soupe que j'ai envie. et C'est une bonne soupe dont j'ai envie.
Attention aux nuances de sens.

C'est d'une bonne soupe que j'ai envie. J'ai envie d'une bonne soupe. Je pourrais avoir envie d'autre chose, mais là, je précise l'objet de mon envie : une soupe, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle soit bonne. Mise en relief par C'est….que.

C'est une bonne soupe dont j'ai envie.
Je parle d'une soupe particulière, que je désigne.
Désignation par le présentatif C'est : je la "montre" à l'interlocuteur.
Cette soupe précise que je vous montre, je vous dis qu'elle est bonne et que j'en ai envie.
Il me semble que, dans l'usage réel, la deuxième formule peut recevoir les deux significations : celle que tu dis, mais aussi celle que tu décris pour la première formule. Je ne sais pas si cette confusion est fautive.
Cela dit à, à l'oral, la nuance est mince entre "c'est d'une bonne soupe" et "c'est une bonne soupe" avec liaison du T. On peut facilement confondre.

Et je persiste à penser qu'il est incorrect de donner le même sens aux deux formulations…
Cela dit à, à l'oral, la nuance est mince entre "c'est d'une bonne soupe" et "c'est une bonne soupe" avec liaison du T. On peut facilement confondre.
Euh oui, mais phonétiquement le "que" ne se confond pas avec le "dont" ! Disons qu'à la limite, ce que tu dis explique les autres formulations carrément fautives :
c'est une bonne soupe que j'ai besoin
c'est d'une bonne soupe dont j'ai besoin.

(cette dernière est considérée comme fautive aujourd'hui mais ne l'était pas nécessairement jadis)
Si je peux me permettre, on peut recevoir la télévision par câble, mais ce n'est pas la télévision qui est par câble… 😉