Bonjour à tous !
Je dois apprendre des figures de style pour un contrôle. Seulement, même si les définitions sont différentes, certaines de ces figures de style me semblent difficiles à reconnaître dans des exemples… Pourriez-vous m'éclairer ?
Comment reconnaître/différencier : tautologie, redondance, pléonasme ?
Comment savoir s'il s'agit d'une homéotéleuthe ou d'une assonance/allitération ?
Comment différencier une prosopopée d'une personnification ? N'est-ce pas, sous certains aspects, la même chose ?
Une anacoluthe d'une énumération, et d'une asyndète ?
Merci par avance ! 🙂
Bonsoir.
Des termes pas toujours aisés à différencier nettement, c'est vrai…
La
tautologie concerne tout un membre de phrase : deux propositions qui disent la même chose de façon différente; les lapalissades sont des tautologies.
Un
pléonasme concerne un groupe de mots plus restreint :
monter en haut…
La
redondance est le défaut d'un discours comportant des éléments superflus, on répète plusieurs fois la même chose.
Définition trouvée
sur le site :
Une homéotéleute est la répétition d’un même son à la fin d’une phrase ou à la fin des mots d’une même phrase.
Tandis que les répétitions de sons de l'
assonance ou de l
'allitération, elles, ne concernent pas forcément la fin des mots ou des phrases.
Définitions trouvées sur le site :
https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/personnificationhttps://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/
La personnification ne se limite pas donc à la parole, à la différence de la prosopopée.
Elle ne s'applique pas à une personne, alors que la prosopopée fait éventuellement parler des personnes.
Ces figures de styles (et de rhétorique)! Comme si les plus grands mystères du monde étaient inclus en elles! 🙂
Ah, ça ! On a l'impression qu'elles se recoupent toutes d'une manière ou d'une autre, et c'est un vrai casse-tête que de les différencier sans faute…(et sans beaucoup de réflexion )
Je me suis toujours interrogé au sujet de l'engouement des lycéens - et de nos jours des collégiens de 3ème - pour ces figures de style! Peut-être faut-il y voir l'impression de "sécurité" que confère la possession de connaissances "positives" comparables à celles qu'offrent les sciences? Ou la perspective rassurante d'avoir "quelque chose" à dire sur le texte à présenter le jour de l'oral du Bac, surtout si c'est un poème? Je mourrai sans doute sans avoir la solution de l'énigme… Toujours est-il qu'une leçon sur le sujet est un succès assuré… 🙂
Pour ma part, ça doit être la peur de n'avoir rien à dire qui me pousse à bien les apprendre (en particulier, justement, en ce qui concerne la poésie) - et aussi mon interrogation prochaine 😉 Mais ça ne doit pas être la même raison pour tout le monde !
En 2nde, lorsque l'on étudiait
Salammbô, le professeur a demandé le nom de la figure de style qu'employait le personnage éponyme en rapportant les paroles des poissons sacrés tués et j'ai répondu qu'il s'agissait de la prosopopée, réponse qu'il a validée.
Je me suis toujours interrogé au sujet de l'engouement des lycéens - et de nos jours des collégiens de 3ème - pour ces figures de style! Peut-être faut-il y voir l'impression de "sécurité" que confère la possession de connaissances "positives" comparables à celles qu'offrent les sciences? Ou la perspective rassurante d'avoir "quelque chose" à dire sur le texte à présenter le jour de l'oral du Bac, surtout si c'est un poème?
C'est qu'à force d'en apprendre toujours plus depuis la cinquième, l'on a l'impression de s'en constituer une collection, comme .
Victor Hugo a écrit :Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
A priori, il s'agit de personnifications puisque est attribuée à un végétal et à un minéral une caractéristique propre à l'homme, le langage.
Mais si l'on s'attarde dessus, ne s'agit-il pas plutôt d'espèce de métonymies du mort qui se plaint - et là, on lit une prosopopée - du froid cadavérique ?
Il me semble que Jacques sous-tendait que l'on s'intéresse beaucoup à la technique de la langue… faute de mieux (?). 😀
Si je peux me permettre deux parallèles :
- la technique alimente beaucoup les conversations des amateurs au détriment de la pratique et de la réflexion sur la démarche,
- la technique est le critère à l'aune duquel les musiciens amateurs jugent ce qu'ils écoutent, au détriment de l'approche directe plus intuitive de ceux qui ne pratiquent pas.
Tout cela pour dire que la technique et les discussions qui tournent autour sont souvent des palliatifs pour ne pas dire des bouche-trous. Pour revenir à la littérature, je préfère me situer en simple lecteur qui apprécie la littérature sans me poser la question des arcanes et des recettes. D'où ma crainte - parfois - de trop approcher cette fameuse technique. 🙂
Ceci n'enlève évidemment à l'intérêt intrinsèque de la grammaire, de la rhétorique… et des figures de style ! 😉