Bac français 2010, séries S / ES - Dissertation + corrigé

Entraide scolaire

419 réponses · Page 18 / 21

Ah mince, il est vrai que j'ai hésité à faire les limites, mais je me suis dit que ça pouvait être interessant…
Pour ce qui est de La Ferme des Animaux j'ai voulu montrer que l'évocation d'un monde différent, lointain pouvait être une solution pour contourner la censure. Car dans La Ferme des Animaux chaque animal correspond à un membre de la société. Les cochons par exemple qui représente il me semble les révolutionnaires.
J'espère que ma note restera correct, malgré mes hors sujets… :S J'avoue que ça me fait un peu peur maintenant!
Merci.
En tout cas merci u_u comme je redouble, je n'accorde que peu d'importance au résultats, mais merci d'avoir commenter mon plan.
Ashuura a écrit :En tout cas merci u_u comme je redouble, je n'accorde que peu d'importance au résultats, mais merci d'avoir commenter mon plan.
De rien 🙂!
premiereS a écrit :
premiereS a écrit :Coucou,

Comme vous tous, je sors de cette épreuve de Français mais je suis sceptique concernant mon plan de dissert' =/ Comme d'habitude, j'ai mis deux heures à faire la question de corpus et j'ai du faire vite pour trouver un plan et des arguments, j'espère que je ne suis pas trop HS. Vous pouvez me donner un éclairage sur mon plan ?

Intro
"La fable et la vérité" de Florian + comparaison des lecteurs aux Athéniens dans un écrit de la Fontaine où ils sont captivés dès que l'orateur commence une histoire avec une anguille et une hirondelle

I/L'auteur use d'un détour pour se protéger certes de la Censure mais aussi pour capter l'attention du lecteur
1-Il se protège de la Censure (Montesquieu prétend n'être que le traducteur des Lettres Persanes, La Fontaine se cache derrière les animaux comme dans la "Cigogne et le Loup")
2-Mais il cherche aussi à attirer l'attention du lecteur avec un récit plaisant (La ferme des Animaux de Orwell au XXe siècle ou encore "Les Obsèques de la Lionne" dans le genre de la fable.)

II/ La distanciation due à l'évocation de ce monde très éloigné permet au lecteur de réfléchir

1-Par le rire (La Fontaine avec "La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Boeuf" montre dans un récit amusant la vanité de la grenouille, le lecteur rit et d'après Bergson le rire suppose une distanciation avec le défaut raillé donc le lecteur prend conscience de sa propre vanité (ou pas) et peut chercher à s'améliorer : on peut faire un parallélisme avec Molière et le "castigat ridendo mores")
2-Par le merveilleux/l'utopie (Candide avec l'épisode de l'Eldorado + les textes du corpus)
3-Par le pathétique (si le lecteur est touché par le fanatisme religieux de l'Inquisition au Portugal ou par le nègre de Surinam, les sentiments provoqués par le lointain peuvent aussi s'appliquer au société occidentale)

III/Cette vision du lointain ouvre un œil nouveau sur nos sociétés
1-Le regard naïf (Rica et Usbek sur Paris, les Français, le roi thaumaturge et le Pape magicien)
2-La parabole ("La colonie pénitentiaire" de Franz Kafka qui propose avec cette parabole "absurde" une vision pessimiste de l'institution judiciaire qui peut être étendue à la société entière)
3-L'anticipation (L'An 2440 Rêve s'il en fut jamais de Mercier)

J'ai énormément travaillé pour réussir cette épreuve et j'ai trouvé le sujet assez étrange de prime abord (presque trop facile) mais maintenant après avoir lu vos plans, je doute de plus en plus =(
Concernant la remarque suivant laquelle le II/ et le III/ se répétaient, j'ai considéré que la partie II relevait de la persuasion et la III essayait de nous convaincre, est-ce juste ?
Au risque de me répéter, quelqu'un peut-il me dire si mon plan répond au sujet de la dissertation ?
Bonjour,
Je pense que même si la mention des utopies et contre-utopies correspondait parfaitement au sujet, et s'avérait être une bonne source de réflexion, il ne fallait pas s'arrêter là, et que le sujet demandait des exemples plus vastes. Pour ce qui est de ta seconde partie, Ashura, l'énoncé de la question n'appelait a priori pas de plans dialectiques, comme tu pourras le constater dans les autres messages.

Je voulais au passage répondre à villerose : je pense également que ces trois types d'éloignement pouvaient être développés, ce qui donnait d'ailleurs lieu à de nombreux exemples. Après hésitation, j'ai même cité à un moment la reprise de mythes antiques dans le théâtre du XXème : après tout, évoquer ces mondes éloignés nous fait réfléchir sur notre quotidien. Cet exemple amène d'ailleurs une autre question : la distance que l'auteur souhaite mettre entre son univers et le lecteur. Dans Antigone, Anouilh, par des anachronismes, nous montre que le monde éloigné qu'il décrit n'est pas si écarté du nôtre, et que les conflits qu'il met en scène sont universels …
Enfin, je n'ai que vaguement esquissé ce point de vue, mais je pense qu'il respectait le sujet !

Edit : premièreS, à mon avis, oui, ton plan est réfléchi et intéressant.
Et désolé d'avoir répondu un peu tard pour Ashura !
Merci Voldikar =)

Je me sentais seul à avoir parler des procédés d'où découle la réflexion.
Merci Voldikar mais ce n'était pas tard du tout…
Voldikar a écrit :Bonjour,
Je pense que même si la mention des utopies et contre-utopies correspondait parfaitement au sujet, et s'avérait être une bonne source de réflexion, il ne fallait pas s'arrêter là, et que le sujet demandait des exemples plus vastes. Pour ce qui est de ta seconde partie, Ashura, l'énoncé de la question n'appelait a priori pas de plans dialectiques, comme tu pourras le constater dans les autres messages.

Je voulais au passage répondre à villerose : je pense également que ces trois types d'éloignement pouvaient être développés, ce qui donnait d'ailleurs lieu à de nombreux exemples. Après hésitation, j'ai même cité à un moment la reprise de mythes antiques dans le théâtre du XXème : après tout, évoquer ces mondes éloignés nous fait réfléchir sur notre quotidien. Cet exemple amène d'ailleurs une autre question : la distance que l'auteur souhaite mettre entre son univers et le lecteur. Dans Antigone, Anouilh, par des anachronismes, nous montre que le monde éloigné qu'il décrit n'est pas si écarté du nôtre, et que les conflits qu'il met en scène sont universels …
Enfin, je n'ai que vaguement esquissé ce point de vue, mais je pense qu'il respectait le sujet !

Edit : premièreS, à mon avis, oui, ton plan est réfléchi et intéressant.
Et désolé d'avoir répondu un peu tard pour Ashura !
Voldikar, Je vois que tu as l'air de maîtriser le sujet, est ce que ça te dérangerait de jeter un coup d'oeil sur mon plan qui est à la page précédente pour me dire ce que tu en penses? J'ai un peu peur du hors sujet… 😞 Et on m'a conforté dans ma peur avec le commentaire de villerose31, j'aimerais avoir plusieurs avis, si tu n'as pas le temps ce n'est pas grave… Merci!
Je pense que le sujet, dans sa formulation, n'amenait pas à faire un plan dialectique. Le "en quoi" proposait plutôt un plan didactique. Voici mon plan:

I. L'utilisation de contrées utopiques
→ Idéal, perfection du lieu qui fait naître l'envie chez le lecteur
→ Comportement des habitants en décalage avec ce qu'aurait fait le lecteur

II. Ce que cela permet à l'auteur
→ Critique implicite de sa société en comparaison avec l'idéal décrit
→ Revendication : l'utopie représentée correspond à ce vers quoi il faut tendre

III. La réflexion du lecteur

→ Découverte d'un ailleurs, ouverture du lecteur sur le monde : lutte contre l'obscurantisme
→ Confrontation de points de vue qui mène au relativisme des coutumes


Malheureusement, j'ai passé beaucoup de temps sur la question, donc mon analyse du sujet n'est pas très poussée. Du coup, je me suis limité aux Lumières et j'ai déduis que le "monde éloigné" devait être pris au sens propre, c'est à dire un LIEU. En y repensant, il me semble qu'il fallait comprendre que cela pouvait correspondre à une autre époque par exemple, ce qui aurait pu m'amener à citer les réécritures de mythes du XXème siècle… Je n'ai donc que très peu d'exemples.
Ashuura, moi aussi je pense que tu es un peu HS. Le grand I tient la route, mais la seconde partie un peu moins.
En fait, pour moi ton plan ne répond pas exactement à la problématique. Il fallait expliquer la thèse énoncée dans la question et non se demander si elle est vraie ou non (vue qu'on suppose qu'elle est juste)
Claire27, je ne prétends pas être expert du sujet, loin de là, mais je peux toujours te donner mon avis.
Pour la première partie, les idées ne sont pas fondamentalement fausses, mais elles sont détournées, utilisées dans une direction qui n'est pas celle que l'on aurait attendue. En effet, il ne fallait pas opposer des genres (puisque comme on te l'a très justement dit, la mention de mondes éloignés n'est pas spécifique à un type d'écrits en particulier), mais des thèmes : s'intéresser aux avantages des oeuvres qui évoquent un univers distant par rapport à ceux qui n'ont pas recours à ce stratagème, tout simplement. Dans cette optique, tes arguments pouvaient être réutilisés : en effet, parler de mondes éloignés peut être divertissant, toucher davantage de monde et être un frein à la censure.
En ce qui concerne ta seconde partie, si je comprends bien, tu t'es intéressé aux atouts de l'implicite ? Je suis d'accord avec tes idées, même si je cernerais peut-être mieux ton propos si tu écrivais une phrase avec un sujet et un verbe pour chaque sous-partie. Enfin, ce passage semble en tout cas être une bonne réponse au sujet.
Pour ce qui est de la troisième partie, en effet, elle s'écarte trop de la problématique. Néanmoins, évoquer les limites est à mon avis moins hors-sujet que de construire un plan dialectique. On peut simplement regarder ta troisième partie comme un complément, qui, sans être "très éloigné" du sujet, n'y répond pas.
Quant à l'ouverture, tu as eu je crois tort de restreindre le sujet aux utopies. Pour ma part, j'ai préféré ouvrir sur le réalisme : pourquoi ne pas s'intéresser au monde qui nous entoure pour mieux le comprendre, plutôt que d'aller chercher des mondes éloignés ? C'est une possibilité parmi, j'imagine, beaucoup d'autres.
J'ai fait la même ouverture sur l'idée que la manière la plus directe reste encore de montrer de manière réaliste voire crue la société dans laquelle on vit sans avoir à chercher un monde éloigné. Et j'ai ouvert sur les réalistes et naturalistes, Balzac avec la Comédie Humaine et Zola avec le cycle des Rougon Maquart.
Bonjour à tous, voilà mon plan est très différent de celui de beaucoup d'entre vous, du coup je voulais savoir si il est bon :
I)La description de la vie dans un monde lointain permet de montrer l'absurdité du nôtre.
les populations qui n'attachent pas beaucoup d'importance aux biens matériels et tout ça

II)Et donc de prouver que la culture Européenne n'est pas la seule valable dans le monde.
ethnocentrisme avec le voyage de bougainville et le supplément de diderot

III)Enfin cela permet de refuter les arguments d'autorités.
l'état et l'église puisque cela contourne la critique directe vu que c'est des mondes lointains
Voldikar a écrit :Claire27, je ne prétends pas être expert du sujet, loin de là, mais je peux toujours te donner mon avis.
Pour la première partie, les idées ne sont pas fondamentalement fausses, mais elles sont détournées, utilisées dans une direction qui n'est pas celle qu'on aurait attendu. En effet, il ne fallait pas opposer des genres (puisque comme on te l'a très justement dit, la mention de mondes éloignés n'est pas spécifique à un type d'écrits en particulier), mais des thèmes : s'intéresser aux avantages des oeuvres qui évoquent un univers distant par rapport à ceux qui n'ont pas recours à ce stratagème, tout simplement. Dans cette optique, tes arguments pouvaient être réutilisés : en effet, parler de mondes éloignés peut être divertissant, toucher davantage de monde et être un frein à la censure.
En ce qui concerne ta seconde partie, si je comprends bien, tu t'es intéressé aux atouts de l'implicite ? Je suis d'accord avec tes idées, même si je cernerais peut-être mieux ton propos si tu écrivais une phrase avec un sujet et un verbe pour chaque sous-partie. Enfin, ce passage semble en tout cas être une bonne réponse au sujet.
Pour ce qui est de la troisième partie, en effet, elle s'écarte trop de la problématique. Néanmoins, évoquer les limites est à mon avis moins hors-sujet que de construire un plan dialectique. On peut simplement regarder ta troisième partie comme un complément, qui, sans être "très éloigné" du sujet, n'y répond pas.
Quant à l'ouverture, tu as eu je crois tort de restreindre le sujet aux utopies. Pour ma part, j'ai préféré ouvrir sur le réalisme : pourquoi ne pas s'intéresser au monde qui nous entoure pour mieux le comprendre, plutôt que d'aller chercher des mondes éloignés ? C'est une possibilité parmi, j'imagine, beaucoup d'autres.
Je te remercie d'avoir pris du temps pour lire mon plan et de m'avoir répondu. 🙂
Pour le I c'est ce que je voulais dire, le fait qu'évoquer des mondes éloignés est plus divertissant, touche plus de monde et échappe à la censure. Effectivement je n'aurais pas du opposer les genres Je ne pensais pas que l'on pouvait évoquer un monde imaginaire dans des essais, je croyais que c'était juste un texte argumenté comme une thèse.
Pour le II
1) j'ai voulu dire d'abord que en utilisant la découverte d'un monde (comme par exemple dans Fénelon) les auteurs pouvaient exprimer totalement leurs idées en les introduisant dans une culture. En effet le personnage de Fénelon découvre l'île de Calypso et rencontre le frère du capitaine de navire. Celui ci va leur expliquer comment fonctionne leur pays. Les valeurs sont déjà ancrées dans la culture.
Pour le 2) j'ai mis en avant le fait de comparer le monde découvert avec notre société à nous. Dans les Lettres Persanes, le peuple décrit a "ses troupeaux confondus", "celui qui donnait croyait toujours avoir l'avantage"… Le lecteur va comparer l'union du peuple que découvre le personnage de Montesquieu avec notre monde individualiste, donc il y a comparaison du monde virtuel avec le monde actuel.

En tous les cas, merci de m'avoir répondu 😉
voila mon plan
si quelqu'un pouvait me donner son avis ce serait cool:

I) l'efficacité de l'utilisation d'un monde éloigné

1) dépaysement
2) le monde éloigné permet a l'auteur de donner les caractéristiques qu'il veut a ce monde
3)touche de manière détournée le lecteur
4)la distance permet une meilleur reflexion par rapport a une argumentation directe

II) Les limites

1) risque d'incompréhension
2) risque de manipulation du lecteur



voila c'est vrai que cela parait très simpliste par rapport à vos plans mais je m'étonne de voir des plans aussi poussés chez des S/ES
J'espère en rassurer quelques uns (dont moi) après avoir obtenu l'avis de 2 profs de français lycée des yvelines (wouh) les deux plans, thématique ou dialectique étaient recevables tant que le second, moins évident à trouver, est bien rédigé et est LOGIQUE par rapport à ce que vous voulez démontrer. Voilà, bonne soirée tout le monde!
Cramps a écrit :J'espère en rassurer quelques uns (dont moi) après avoir obtenu l'avis de 2 profs de français lycée des yvelines (wouh) les deux plans, thématique ou dialectique étaient recevables tant que le second, moins évident à trouver, est bien rédigé et est LOGIQUE par rapport à ce que vous voulez démontrer. Voilà, bonne soirée tout le monde!
J'ai reçu quant à moi pour me ( nous cramps ? 😉 )
rassurer des avis favorables également sur la possibilité
d'un plan dialectique , tant que la problématique
était reformulée en cette faveur dans l'introduction
et la reflexion bien menée -
mais ça ça me semble relativement logique !

En espérant que cela sera accepté par l'ensemble
des correcteurs 😉

Bonne soirée !
Et aux révisions pour l'oral ! 😉
Allélouia 😉 On verra bien le verdict!
Bonne soirée!
Salut, je peux avoir votre avis : pour le texte A j'ai dit que c'était un apologue, t. B : lettre et t. C que c'étais un conte philo. Est-ce que c'est faux?
Yanou a écrit :Salut, je peux avoir votre avis : pour le texte A j'ai dit que c'était un apologue, t. B : lettre et t. C que c'étais un conte philo. Est-ce que c'est faux?
pour la question c'est un autre sujet je crois! 😉 Tout est bon sauf l'apologue, j'ai été tentée mais étant donné que les aventures de télémaque s'étalent sur plusieurs livres on ne peut pas parler d'apologue!