Shym a écrit :Qui a parlé de la censure dans sa dissertation ?
J'en ai fait une phrase !
Que l'apologue ou l'argumentation indirecte (je ne sais plus), permettait de déjouer habilement la censure
Je suis d'accord avec ThildeBeaufils
merci bonoboss et londoner pour vos réponses mais je ne comprends pas pourquoi mon I est HS.
Je montre que comparé à l'argumentation explicite beaucoup plus de lecteur sont concernés. Le lecteur est plus réticent pour lire un essai qu'un conte par exemple, non ?
ThildeBeaufils a écrit :londoner a écrit :Le 200 ! J'ai eu le n°200 (HS, complètement, je sais, merci !)
Je vais faire un tour du côté des commentaires 😉 Voir ce qu'ils ont fait les petiots.
râté 😀 (pardon )
Non, jlai bien eu le n° 200 !
mais toi t'as eu le haut de page 21 !
A moins qu'il y ait eu une erreur de numérotation fatale… hum hum 😉
Shym a écrit :Qui a parlé de la censure dans sa dissertation ?
Moi aussi, une simple phrase
Lilia38 a écrit :Moi j'ai parlé de la censure dans la dissertation mais je n'ai du faire qu'une phrase dessus faute de temps.
J'espère que tout c'est bien passé pour vous !
Bien vu Ender, je vais méditer.
londoner a écrit :ThildeBeaufils a écrit :londoner a écrit :Le 200 ! J'ai eu le n°200 (HS, complètement, je sais, merci !)
Je vais faire un tour du côté des commentaires 😉 Voir ce qu'ils ont fait les petiots.
râté 😀 (pardon )
Non, jlai bien eu le n° 200 !
mais toi t'as eu le haut de page 21 !
A moins qu'il y ait eu une erreur de numérotation fatale… hum hum 😉
Ah mince… Je me sens l'âme puérile 🙂
Manouchka a écrit :Shym a écrit :Qui a parlé de la censure dans sa dissertation ?
J'en ai fait une phrase !
Que l'apologue ou l'argumentation indirecte (je ne sais plus), permettait de déjouer habilement la censure
Moi !
J'ai mis ça dans mon III, en disant que la référence à des mondes imaginaires ou lointains permettait d'éviter la censure dans le monde de l'auteur (exemple des Lettres Persanes où sous couvert de faire parler Usbek, Montesquieu critique la monarchie absolue)
euh moi aussi j'ai parlé de la censure mais vite dans mon intro à la première partie. je pense pas que ce soit très important.
Je trouve que le plan de bonoboss a l'avantage de se concentrer sur le lecteur mais je suis quand même étonné de voir que personne n'a vraiment essayé d'utiliser des connaissances approfondies sur la poésie et même le théâtre ! (je conviens que l'apologue était ici très utile)
Bonjour,
Comme la plupart d'entre vous, je sors moi aussi de mon épreuve de Français ; et en lisant ce sujet, je me suis demandé si je n'étais pas complètement à côté de la plaque…
J'ai à peu près lu tous les plans proposés sur ce topic, mais rien de proche de ce que j'ai mis. :x
Rappel du sujet : En quoi l’évocation d’un monde très éloigné du sien permet-elle de faire réfléchir le lecteur sur la réalité qui l’entoure ?
La notion de "monde très éloigné", je l'ai interprété à ma manière, à savoir un monde différent de celui dans lequel le lecteur vit. De ce constat, j'ai fait le plan suivant (de mémoire, je ne suis plus très sûr):
I) Existence de mondes parfaits.
a) Popularisé par Thomas More au XVIe siècle, lors du mouvement humaniste.
b) Repris par certains auteurs pour critiquer la société dans laquelle ils vivent.
=> Les Aventures de Télémaque, de Fénelon, qui pointe du doigt sa société et la critique via des questions rhétoriques. Le lecteur se rend compte que sa vie pourrait être meilleure.
c) "Monde parfait" =>Notion subjectif et abstraite : dans l'extrait de Candide du corpus, le Turc semble vivre dans le bonheur, alors qu'il n'est pas particulièrement riche ou autre. Le lecteur peut s'interroger sur sa situation présente.
II) Contre-utopies, qui peuvent permettre au lecteur de se rendre compte de la chance qu'il peut avoir.
a) Le meilleur des mondes, de Huxley : il a la chance d'être libre et de pouvoir penser.
b) 1984, de Orwell : un monde qui semble très lointain, mais qui remet en question le lecteur sur un avenir possible où tout serait contrôlé.
c) Le planète des singes, de Pierre Boulle : un monde qui met cette fois le lecteur en garde contre les progrès de la science.
III) Le monde des animaux (j'ai pas rédigé ça comme ça, mais c'est l'idée : j'ai justifié comme quoi un monde dans lequel les animaux parlent et sont doués de conscience semble invraisemblable, et donc, très éloigné de celui du lecteur)
a) Dès le XVIIe siècle, Les Fables de La Fontaine permettent notamment de contourner la censure.
Il me semble avoir ressorti la citation du Pâtre et du Lion : "il faut instruire et plaire / et conter pour conter me semble peu d'affaire"
b) Hugo, dans Fable ou Histoire, dénonce notamment le règne de Louis-Napoléon : le lecteur, qui ne s'intéresse pas forcément à l'Histoire, peut ainsi se forger sa propre réflexion.
c) La ferme des animaux, de Orwell : cette fois, on touche au roman. Mise en avant de certains comportements qui peuvent paraître bestials et insensés ; le lecteur ne s'en rend compte qu'après lecture de l'oeuvre.
J'ai dû faire une ouverture comme quoi les gens d'aujourd'hui s'intéressent de moins en moins à la littérature, et se posent donc moins de questions sur le monde qui les entoure.
C'est assez schématique tout ça, vu que j'ai écrit 13 pages (j'ai argumenté chacun de mes propos et exemples).
Qu'en pensez-vous ? :/
moi j'en ai fait une sous partie entiere *ca crain pas ?
bonjour!
après avoir lgtps hésité entre com et dissert j'ai opté pour cette dernière
voici grossièrement mon plan:
I cela permet de réfléchir car cela est dépaysant, le lecteur est plus enclin à s'immerger dans le récit
II une vision extérieure est différente de la notre permet d'ébranler bien des certitudes
tout cela en 12 pages j'ai peut etre été trop expansif '-_-
qu'en pensez vous ?
Je repost mon plan parce que personne ne veut me répondre… =(
Voici ma proposition de plan (j'ai fait deux parties parce que j'ai un peu trop planché sur la formulation "en quoi") :
Introduction :
Préface de Cromwell, Victor Hugo : le théâtre, et l'art en général, est un "point d'optique". Un miroir plat ne reflèterait la réalité que de façon pâle car l'on sait comme le rayon lumineux perd son intensité à force d'être réfléchi. Il faut donc que l'oeuvre modifie le réel pour mieux en saisir la totalité (miroir convexe qui rassemblerait les rayons en un même point). Mais alors est créé un autre monde. En quoi l'évocation d'un monde éloigné du sien permet-elle de faire réfléchir le lecteur sur la réalité qui l'entoure ? (Voilà pour la partie très scientifique =))
I - Critiquer le monde réel par l'évocation d'un monde éloigné pour solliciter la prise de conscience du lecteur des défauts et vices du monde réel
a) l'utopie i. e. monde idéal
Exemples surtout dans les textes du corpus
b) un monde exagéré, hyperbolique (formulation pas très exacte)
Candide et la dénonciation de la guerre (comparable aux atrocités des tableaux de Goya), L'Ingénu et l'indisponibilité constante du roi (Le Huron attend des heures devant le palais royal) et la casuistique des religieux, ecclésiastiques ; les romans picaresques tels Gil Blas de Santillane de Lesage ou Le Paysan Parvenu de Marivaux où les personnages sont confrontés à un monde qui les rejette totalement.
c) Les contemporains et plus particulièrement le roman existentialiste
Présentation d'un monde différent car vu à travers une conscience soumise aux fluctuations de son inconscient (découvert notamment par Freud). Exemples : j'ai fait personnellement une analyse complète de L'Etranger de Camus où l'on a précisément affaire à deux visions du monde : celle de Meursault et celle du procureur (combat rationnel\inconscient) ce qui provoque la remarque de Marie qui dit "ce n'était pas comme cela" (ou qqchose dans ce genre). Ceci suscite la réflexion du lecteur dans la mesure ou il met en doute déjà la justice amis aussi se demande quelle est la vraie définition du monde réel car si tout homme a une vision différente du monde, alors lequel est le véritable.
II - Évoquer un monde éloigné pour offrir au lecteur un autre regard sur le monde
a) fonction didactique de la littérature
Ici j'ai parlé de la fonction didactique de la littérature présente tout au long de l'Histoire. Tout d'abord au Moyen-Age avec Le Petit Jehan de Saintré de La Sale qui définit un idéal chevaleresque. Il s'agit d'instruire les jeunes hommes aux valeurs du chevalier (c'est un roman qui connut peu de succès car à cette époque l'idéal chevaleresque devenait un peu dépassé). Ensuite les Fables de La Fontaine : "Je me sers d'animaux pour instruire les hommes"
b) La poésie moderne et contemporaine comme déchiffrage des symboles du monde réel
Baudelaire avec ses correspondance laisse à ses lecteurs le soin de s'apercevoir qu'il existe un autre monde derrière le monde réel (ici j'ai confronté le monde sensible avec le monde conceptuel). Dans cette lignée, Genette décrit dans ses Mimologiques les efforts cratyliens (comme on dit par référence au Cratyle de Platon) qu'ont entrepris les poètes de la deuxième moitié du XX siècle pour associer le langages aux choses. Exemple : Francis Ponge et la crevette dans laquelle il voit un point d'interrogation (on pouvait citer le pain etc.). Aujourd'hui Jacques Garelli, dans Ce que peut la littérature d'Alain Finkelkraut, dit : "tout le langage est conceptuel" puisqu'il est issu de mot dont on trouve les définitions dans le dictionnaire. Le poète à la recherche du sensible doit "défonctionaliser le langage", c'est-à dire détruire les rapports entre les mots et le langage. Évidemment cela crée une impression étrange pour le lecteur et lui permet ainsi de jeter un regard nouveau sur le langage lui-même. (je vous invite à lire les réflexions de Jacques Garelli) J'ai d'ailleurs oublié d'illustrer cette idée avec L'ombilic des Limbes d'Antonin Artaud.
Voilà ! Personnellement je trouve que le sujet était assez ambigu sur les mots "éloigné" et "réalité qui l'entoure". Mais j'ai décidé de ne pas perdre de vue les réflexions du lecteur.
J'ai personnellement utilisé l'Avare de Molière pour montrer que la caricature, dans le monde coupé du nôtre qu'est le théâtre) nous touche malgré tout.
Peut-être HS, peut-être pas.
Mais c'était la "minute troisième paragraphe de partie" et je n'ai pas résisté. =)
londoner a écrit :J'ai personnellement utilisé l'Avare de Molière pour montrer que la caricature, dans le monde coupé du nôtre qu'est le théâtre) nous touche malgré tout.
Peut-être HS, peut-être pas.
Mais c'était la "minute troisième paragraphe de partie" et je n'ai pas résisté. =)
Et moi Antigone. Notamment pour la réutilisation des mythes et sa mise en scène par Anouilh pour le liens entre garde de Créon et gestapo
preciousdiary a écrit :DelHirious a écrit :preciousdiary a écrit :Etait-il nécessaire de faire énormément de références? Mon professeur a dit que la troisième partie n'était pas obligatoire et qu'il ne fallait pas partir dans des plans ambitieux si on était pas sûr d'être à la hauteur. Je regarde toutes vos références, toutes vos parties et sous-parties… Soit c'est moi qui suis minimaliste avec mes deux parties et mes deux-trois exemples du corpus, soit vous êtes des champions!
Quand même ! Perso j'ai 15/16 exemples. Mon prof dit "10 minimum"
Ah bon? J'en ai mis 4 par arguments mais bien précis et j'ai expliqué mon choix. Je trouve que ça fait perdre de l'encre pour rien. 10 exemples minimum de un mot? Je ne vois pas l'intérêt, sincèrement 😐
Bin si quand même ! Dans mes annales Hachette, c'est écrit que la dissert, c'est bien 80% d'exemple ! C'est justement ça la difficulté de la dissert. Il faut avoir de la matière et ne pas poser des idées sans les prouver