Lire est-il dangereux ?

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai besoin de votre aide pour une dissertation à faire sur la question suivante : lire est-il dangereux? Pour ma part, je suis parti du fait que lire veut dire donner du sens, interpréter, parvenir à percer le message que l'auteur a voulu faire passer. Voici le plan que j'ai trouvé:

thèse : il est dangereux de lire :
- l'auteur peut critiquer une tyrannie, un régime despotique (Diderot).
- il peut faire passer des messages belliqueux, racistes (Hitler)
- il peut aussi créer des polémiques concernant la religion notamment avec des livres scientifiques (Darwin), mais aussi avec des romans (versets sataniques de Rushdie)

antithèse : il n'est pas dangereux de lire :
- livres pour enfants (Blanche neige…)
- livres didactiques (recettes de cuisine…)
- textes parnassiens "l'art pour l'art" (Gautier)

synthèse : lire est dangereux selon le contexte géopolitique, le contexte historique, le lectorat sinon, on peut lire tout simplement pour le plaisir.
Certes le message que l'auteur a voulu dire est important, mais je ne pense pas que ça réponde directement au sujet. Quelle est l'influence de la lecture sur TA personne ?
bonjour… eh bien moi je pense surtout au problème d'identification que le lecteur ressent et qui peut se réveler dangereux…
Mais bien sur lire c'est se cultiver, s'évader, c'est un moment de détente privilégié… =)
J'ai l'impression que tu as plus réfléchi sur "Ecrire est-il dangereux" que sur "Lire est-il dangereux", comme le fait remarquer Freeze. Cela se voit surtout dans ta première partie.
Tu devrais peut-être t'inspirer de livre parlant de la lecture justement (il y a bien sûr Madame Bovary de Flaubert), je me rappelle avoir lu une nouvelle fantastique au sujet d'un personnage qui devenait totalement fou de ce qu'il lisait, mais j'avoue ne pas me rappeler du titre, si je le retrouve je te le dirais…
Bon travail !
Si l'on se demande pourquoi est-ce que lire peut-être dangereux, il faut aussi se demander "comment lire". Il "faut" donc dans ton développement parler non seulement de l'identification, mais également de (son opposé ?) la remise en question du texte, ce qui implique une distanciation (grâce à la "culture", "Connaissance", distance temporelle, etc.).
Dans ce cadre là, l'extrême de "Mein kampf" est un bon exemple.

Bien évidemment, n'oublie pas que ma suggestion n'est qu'une partie de ta dissertation.
Il me semble aussi que la notion de danger est relative : dangereux sans doute puisque certains livres sont interdits, mais dangereux pour qui ? 🙂
On peut aussi imaginer qu'un livre puisse être dangereux pour le lecteur lui-même, s'il parvient à blesser quelque chose qui participe de l'équilibre de l'individu : croyances, valeurs, repères, etc. Entrer dans un livre, c'est parfois prendre le risque d'en ressortir bouleversé ou déconcerté, ou encore déprimé… On a vu des gens pleurer parce qu'ils ne comprenaient rien à Rimbaud.
Complètement ! Livres dangereux pour l'ordre établi ou le lecteur (N'y a-t-il pas eu une vague de suicides suite à la parution d'un livre de Goethe ? Les souffrances du jeune Werther, non ?)
Oui, tout comme il y eut aussi une vague de crimes à la Raskolnikov après la parution de Crime et châtiment.
Il est intéressant de voir comment les frontières entre monde réel et monde imaginé finissent par se confondre et s'assimiler complètement. Proust a écrit là-dessus dans Sur la lecture. On peut aussi évoquer bien sûr l'inévitable Emma Bovary, le Don Quichotte ou la Javotte du Roman bourgeois. Moins connu, Jules Vallès dans L'Enfant parle aussi d'un Jacques Vingtras happé réellement par sa lecture de Robinson Crusoé au point de croire à la venue de Vendredi… alors que ce n'est que le pion ! Je peux retrouver l'extrait précis si ça intéresse quelqu'un. Bien sûr qu'il faut trouver des idées plus générales dans le cadre d'une dissertation, mais j'aime bien le fait qu'il y ait dans le livre même ces personnages, parfois névrotiques, happés par leurs lectures au même titre que nous lecteurs si nous ne lâchons pas trop vite le bouquin. La dangerosité première d'un livre (au-delà des ouvrages bellicistes) vient sans doute du fait qu'il opère une sorte de détachement du réel prosaïque, un moment de pause dans la vie mouvementée et, pour les lecteurs les plus attentifs, une distance réflexive.
Je trouve le sujet intéressant car il semble se positionner du côté du lecteur autonome et pas, comme trop souvent (du moins au lycée), du côté de l'auteur, de ses "intentions" et du texte perçu comme pure argumentation.
Bonsoir,

Il pourrait être intéressant de regarder le très ironique et parodique "de l'horrible danger de la lecture" de Voltaire.
C'est ici. J'ai oublié aussi de pointer vers Fahrenheit 451, c'est .
Suis je le seul a trouver Voltaire agaçant a la fin ? Suis je le seul a ne pas les supporter, lui et son ironie ?
Pour débloquer la réflexion et éviter qu'elle ne s'évapore en considérations spéculatives, il faut considérer les conséquences du jugement que l'on porte:
- ceux qui déclarent que lire peut être dangereux veulent parer à ce danger par : la censure, la mise à l'index, les livres brulés en public….
- ceux qui déclarent que lire n'est jamais dangereux peuvent en profiter pour : tromper, dévergonder, édifier, entrainer…

Et, au vu de ces conséquences, on peut considérer le problème de manière moins théorique et plus pratique. Ce n'est pas tout le sujet, mais c'est un aspect qu'il ne faut pas oublier.
salut je pense que tu peux parler du fait que pour les enfants ça peut être dangereux car à cette age la un enfant ne pense pas à ce que peut etre le danger il pense qu'a s'amuser
Mais pour dire cela, tu supposes tout de suite que la lecture est dangereuse, sans le prouver.
Alors que le sujet demande d'examiner dans quelle mesure la lecture peut être dangereuse ou non, en argumentant.