Elle me dit : « Je suis l’impassible théâtre
Que ne peut remuer le pied de ses acteurs ;
Mes marches d’émeraude et mes parvis d’albâtre,
Mes colonnes de marbre ont les dieux pour sculpteurs.
Je n’entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine
Je sens passer sur moi la comédie humaine
Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs.
« Je roule avec dédain, sans voir et sans entendre,
À côté des fourmis les populations ;
Je ne distingue pas leur terrier de leur cendre,
J’ignore en les portant les noms des nations.
On me dit une mère et je suis une tombe.
Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe,
Mon printemps ne sent pas vos adorations.
« Avant vous j’étais belle et toujours parfumée,
J’abandonnais au vent mes cheveux tout entiers,
Je suivais dans les cieux ma route accoutumée,
Sur l’axe harmonieux des divins balanciers.
Après vous, traversant l’espace où tout s’élance,
J’irai seule et sereine, en un chaste silence
Je fendrai l’air du front et de mes seins altiers. »
Ce texte m'a été donné comme commentaire littéraire et je ne parviens pas à en degager ni axes ni pojet de lecture, j’espère que vous pourrez m'aider.
merci.
Bonjour,
J'ai un commentaire composé à faire sur un extrait du texte de Vigny; La maison du Berger tiré du recueil "Les Destinées".
Le voici :
Elle me dit : Je suis l’impassible théâtre
Que ne peut remuer le pied de ses acteurs ;
Mes marches d’émeraude et mes parvis d’albâtre,
Mes colonnes de marbre ont les Dieux pour sculpteurs,
Je n’entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine
Je sens passer sur moi la comédie humaine
Qui cherche en vain au ciel de ses muets spectateurs,
Je songe avec dédain, sans voir et sans entendre,
A côté des fourmis les populations ;
Je ne distingue pas leur terrier de leur cendre,
J’ignore en les portant les noms des nations.
On me dit une mère et je suis une tombe.
Mon hiver prend nos morts comme son hécatombe,
Mon printemps ne sent pas vos adorations .
Avant vous j’étais belle et toujours parfumée,
J’abandonnais au vent mes cheveux tout entiers,
Je suivais dans les cieux ma route accoutumée,
Sur l’axe harmonieux des divins balanciers.
Après vous, traversant l’espace où tout s’élance,
J’irai seule et sereine, en un chaste silence
Je prendrai l’air du front et de mes seins altiers.
J'en ai tiré une problématique ; "Quelle est la relation entre la Nature et l'Homme dans ce texte". La trouvez-vous adaptée?
J'ai ensuite décidé de me concentrer sur trois axes d'études ;
-Une nature hostile et indifférente à l'homme.
-Une nature indépendante de l'homme.
-Une Nature divinisée par l'homme.
Voilà, qu'en pensez-vous?
Merci d'avance !! 🙂 S'il vous plaît, c'est un peu urgent… 😜
Merci ! J'aurais besoin d'une réponse… S'il vous plait !?
Merci pour ta réponse !
Néanmoins cette discussion parle d'une autre partie du poème (qui est relativement long!) Cela n'a donc pas grand chose à voir avec mon commentaire… 😜 Quelqu'un pourrait me dire si ma problématique et mes axes d'étude sont appropriés ?
Merci. 🙂
Si tu as ce seul extrait à analyser, la problématique est plutôt : "comment Vigny conçoit-il la nature ?".
Sur le fond le poète a peur d'affronter seul le monde non colonisé par l'homme, ces espaces en dehors de la grande cité.
Cette nature qui n'est pas non plus le monde rural, mais ces espaces vierges, est impassible, si bien que la médiation de la femme est nécessaire pour réintroduire la compassion.
Mais c'est aussi un lieu pur, un lieu où peut se déployer la noble méditation.
Il faut donc rendre compte de cette ambiguïté, entre peur et attirance.
Merci beaucoup pour ta réponse !
Je n'ai pas envie de parler seulement de l'image que le poète peut avoir de la Nature mais d'avantage de leur Relation. Tu penses qu'elle est ambiguë?
Bien sûr, c'est pourquoi Vigny supplie Eva de le rejoindre.
D'accord, merci !
Dans ce cas là tu penses que mes axes sont appropriés?
J'examinerais plutôt :
-Une nature impassible et indifférente à l'homme,
-mais une nature attirante.
-La nature, objet de méditation pour le poète.
Le fait de parler d'Eva me gène car elle n'est pas dans l'extrait… De plus je n'ai pas l'impression que leur relation soit ambiguë, la nature est indifférente à l'homme et l'homme n'est pas tellement attiré par elle…
Non?
Tu n'es pas obligé de parler d’Éva dans le commentaire lui-même.
Quant à l'attirance :
Elle me dit : « Je suis l’impassible théâtre
Que ne peut remuer le pied de ses acteurs ;
Mes marches d’émeraude et mes parvis d’albâtre,
Mes colonnes de marbre ont les dieux pour sculpteurs.
Je n’entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine
Je sens passer sur moi la comédie humaine
Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs.
« Je roule avec dédain, sans voir et sans entendre,
À côté des fourmis les populations ;
Je ne distingue pas leur terrier de leur cendre,
J’ignore en les portant les noms des nations.
On me dit une mère et je suis une tombe.
Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe,
Mon printemps ne sent pas vos adorations.
« Avant vous j’étais belle et toujours parfumée,
J’abandonnais au vent mes cheveux tout entiers,
Je suivais dans les cieux ma route accoutumée,
Sur l’axe harmonieux des divins balanciers.
Après vous, traversant l’espace où tout s’élance,
J’irai seule et sereine, en un chaste silence
Je fendrai l’air du front et de mes seins altiers. »
La nature est admirable par sa grandeur et sa permanence.
Oui, je vois. Mais je ne vois pas trop où est l’ambiguïté… Et ma problématique de départ ne m'a pas l'air très intéressante. Du moins il manque quelque chose…
Qu'en penses tu? 🙂
L'ambiguïté est dans l'attirance pour sa beauté et la répulsion qu'elle inspire pour son indifférence.
Ta problématique peut justement concerner cette ambiguïté.
Donc ma problématique serait "En quoi la relation entre l'homme et la nature est-elle ambiguë? "
OU "En quoi l'image que reflète la nature est-elle ambiguë?"
Oui, c'est bon, mais il ne faudrait pas écrire "relation entre l'homme et la nature". Vigny se situe en tant que poète chargé de rendre intelligible cette relation. Il vaudrait mieux rédiger "relation entre le poète et la nature".
ok, merci !! Pour le dernier axe, je ne vois pas quoi mettre…
Regarde les images utilisées pour rendre compte de sa beauté.
Place aussi la méditation sur la pérennité de la nature (qui survit à la mort) ainsi que les images utilisées (fin de la 2e strophe et 3e strophe).
Merci beaucoup pour ton aide !!! 🙂
Bonjour,
J'ai un commentaire de texte à faire sur ce poème, j'ai pris exemples sur vos commentaire mais je me demandais ce que vous dites par rapport à : Une nature impassible et indifférente à l'homme ? Quels sont les vers qui font référence à cette proposition
Merci de me répondre rapidement
C'est tout de même très clair et très facile à trouver !
Par exemple :
impassible théâtre
Je n'entends ni vos cris ni vos soupirs
sans voir et sans entendre
Mon printemps ne sent pas vos adorations
J'ignore…
Je ne distingue pas…